Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
Nombre de pages
286
Date de parution
15/11/2000
Poids
1 500g
Largeur
232mm
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EAN
9782909283517
Titre
Paris architecture 1900-2000
Auteur
Cohen Jean-Louis
Editeur
NORMA
Largeur
232
Poids
1500
Date de parution
20001115
Nombre de pages
286,00 €
Disponibilité
Epuisé
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The most comprehensive and far-ranging single-volume history of twentieth-century architecture. Written by a trusted authority in the fields of architecture and urbanism and a prominent writer, critic, curator and teacher. Exhaustively illustrated with buildings, projects, plans, drawings, and publications by well-known masters and rediscovered figures. Covers all parts of the globe better than any comparable history of the period. Destined to become the standard reference on this time period for every student of architecture.
Une histoire de l'architecture du XXe siècle en un volume d une portée inégalée. Écrite par Jean-Louis Cohen, éminent spécialiste de l'architecture et de l'urbanisme, également auteur, critique, commissaire d expositions et professeur reconnu. Couvre cette période essentielle des débuts de l'industrialisation à l'ère numérique en reliant les évolutions de l'architecture aux évolutions artistiques, technologiques, théoriques et urbaines. Richement illustré, l'ouvrage présente non seulement des constructions mais aussi des projets, plans, croquis et publications de maîtres célèbres et de personnalités à découvrir. Englobe toutes les régions du monde mieux que toute autre histoire comparable consacrée à la période. Un ouvrage de référence incontournable pour tout étudiant en architecture, en urbanisme et passionné des évolutions majeurs de la société contemporaine
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.
Baridon Laurent ; Garric Jean-Philippe ; Guédron M
Quel lien y a-t-il entre L'Origine du monde de Gustave Courbet et le "Palais idéal" du facteur Cheval ? Selon Annie Le Brun, "il y a Jean-Jacques Lequeu, qui, sans en être conscient, pressent que l'origine du rêve architectural a quelque chose à voir avec cette origine du monde". Fils d'un menuisier de Rouen, Lequeu (1757-1826), formé au siècle des Lumières, voit son destin bouleversé par la Révolution. Contraint un emploi de dessinateur pour l'administration, il croit toutefois à son talent et poursuit sans concession son ambition d'artiste. "Architecte de papier", Lequeu rêve de monuments somptueux, de fabriques fictives et de paysages imaginaires ; au-delà de l'architecture, sa galerie s'enrichit de multiples dessins, d'une suite troublante d'autoportraits, de portraits grimaçants, de tableaux érotiques et de détails anatomiques sans complaisance. Six mois avant de disparaître dans le dénuement et l'oubli, il lègue ce fascinant oeuvre graphique à la Bibliothèque royale. Cet ouvrage présente pour la première fois Lequeu dans sa singularité comme dans son époque, restituant enfin pour un large public toute sa richesse et sa complexité.