Évitant le piège de la chronologie, l'exposition remet en cause, par son approche thématique, la notion de design. En deux siècles de création, l'émotion l'emporte sur l'érudition. . RESSENTIR plutôt que réfléchir. Laisser parler son coeur au lieu de s'accrocher à son savoir. Vider sa tête de tout a priori, de toute référence établie pour être surpris. Voici une exposition qui remue et bouscule nos habitudes, pour traiter d'un thème aussi complexe - et ô combien sujet à révision ! - que le design.. Mis en scène avec humour et poésie, les objets parlent au corps plutôt qu'à l'esprit. Du voluptueux fauteuil rouge La Mamma enchaîné par son boulet, tel un corps de femme où se lover (UP5-UP6, Gaetano Pesce, 1969-1984), au canapé capitonné noir éclaté sur le sol et les murs, telle une flaque d'eau où se plonger (Pools & Pouf, Robert Stadler, 2004), jusqu'à la chaise longue en métal riveté de Marc Newson (Lockheed Lounge, 1985-1986), version futuriste de la méridienne de Madame Récamier où s'allonger de tout son long.. Ceux qui ont une vision sectaire du design ressortiront vraisemblablement troublés du Grand Palais. « Design contre design », titre volontairement provocateur, est un condensé au nectar subtil de courts circuits, de confrontations, de rapprochements et de dialogues composés par le commissaire Jean-Louis Gaillemin « pour éviter de raconter une histoire trop exhaustive et trop dense ».
Nombre de pages
347
Date de parution
01/10/2007
Poids
1 727g
Largeur
234mm
Plus d'informations
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EAN
9782711853373
Titre
DESIGN CONTRE DESIGN - DEUX SIECLES DE CREATION
Auteur
Gaillemin Jean-Louis
Editeur
RMN
Largeur
234
Poids
1727
Date de parution
20071001
Nombre de pages
347,00 €
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Le marché de l'art a été récemment ébranlé par un certain nombre d'affaires de faux qui ont mis en cause l'autorité des experts, des marchands, et ont même atteint les plus honorables institutions comme le musée du Louvre ou le château de Versailles. La presse s'en est emparée, le public s'en est délecté. Des fausses chaises de Marie-Antoinette achetées par le château de Versailles aux toiles de l'avant-garde russe saisies en Allemagne, des fausses peintures anciennes, réalisées en Italie, aux toiles abstraites américaines exécutées à New York, aucun domaine de l'art n'a été épargné. Les différentes histoires évoquées ici cherchent à expliquer comment les faussaires s'y prennent pour trouver le point faible des collectionneurs et des spécialistes et leur concocter exactement le faux sur lequel ils vont se ruer pour leur plus grand bonheur. Les dupes, victimes volontaires ? On le croirait à entendre leurs cris de joie lorsqu'elles découvrent l'objet de leur désir. Joie partagée par les faussaires lorsqu'ils encaisseront les sommes faramineuses qui sont en jeu.
Schiele "peintre maudit"? Victime de la société de son temps, jeté en prison, auteur d'une oeuvre à forte dimension érotique, tout est là pour que naisse la légende... Mais Jean-Louis Gaillemin a préféré chercher ailleurs la vérité de l'artiste: pour Schiele, il s'agit de reconquérir la forme, de recomposer le monde contre les forces de la mort. Enfant terrible dans la Vienne des années 1910, très vite affranchi de la stylisation décorative des artistes de la Sécessiontels que Klimt ou Moser, Egon Schiele trouve d'abord en lui le modèle le plus docile pour décomposer le corps à sa guise. Puis il entraîne ses autres modèles dans une exploration systématique du corps qui passe par celle du sexe. Masturbations, couples de jeunes femmes ou de très jeunes filles, les représentations se multiplient... D'abord schématique et violent, l'art de Schiele acquiert vers 1916 une qualité plastique et graphique qui permet aux corps et à la nature de se reconstruire. Alors qu'il affirme son "retour à l'ordre" avec de grandstableaux à ambition sociale, la mort l'emporte à 28 ans - touche ultime du destin d'un "éternel enfant", forcé de tout dire en l'espace de dix ans.
Celui qui, à seize ans, confiait à son carnet -Je serai un génie et le monde m'admirera,, est salué par André Breton en 1929 comme le nouveau champion du Surréalisme avant d'être stigmatisé, dix ans plus tard, sous l'anagramme d'Avida Dollars. Entre ces deux dates, se situe l'excellence d'une ouvre révolutionnaire et visionnaire. Du purisme des années vingt aux grandes toiles mystiques des années cinquante, Jean Louis Gaillemin nous initie au parcours complexe de celui qui avait fait de la paranoïa un art de peindre et de la provocation un art de vivre. Anes pourris et montres molles, téléphones homards et images multiples, habitacles organiques et être-objets, Dali aura cherché toute sa vie à -systématiser la confusion- entre les genres et les oeuvres. Vision anarchiste qui en fait le précurseur de nombreux courants de la deuxième moitié du XXe siècle, dans les domaines de la peinture mais aussi du cinéma, de l'objet, de l'architecture et de l'installation.
Gaillemin Jean-Louis ; Grisoni Jean ; Harrison Jer
Résumé : Lorsque dans les années 1960, Phillipe Jullian et Maurice Rheims redécouvrent l'Art Nouveau et l'Art Déco, ces styles sont alors confondus sous la même appellation péjorative de "style rétro". Puis c'est la sortie du purgatoire, le temps des retrouvailles, du revival. Félix Marcilhac Passion Art Déco, se veut une contribution à l'histoire de cette redécouverte dont Félix Marcilhac a été un des artisans majeurs comme marchand, historien de l'art et expert à l'Hôtel Drouot. Toiles réalistes ou symbolistes, sculptures cubistes, verres, bronzes, céramiques, laques gagnent alors la galerie Marcilhac rue Bonaparte avant de faire l'objet de savantes monographies. Ayant décidé de mettre aux enchères les objets qu'il avait gardés pour lui dans sa maison de Boulogne, Féliex Marcilhac a trouvé le moment propice pour les présenter dans un ouvrage et évoquer à cette occasion son itinéraire.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".