Claude Tresmontant, métaphysicien de l'inachevé (1925-1997)
Gagnon Philippe
L'HARMATTAN
18,50 €
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EAN :9782140256950
L'oeuvre de Claude Tresmontant (1925-1997) illustre parfaitement cette recherche de la métaphysique d'un monde en devenir, qui sait écouter et se modeler sur la transformation - la métamorphose - promise à une Création finalisée. Le trait commun aux exposés ici présentés a été cette recherche autour d'une pensée qui renouvelle de l'intérieur la métaphysique en réalisant le voeu de Bergson qu'elle devienne « auscultatrice », que l'énigme que pose l'homme face à son origine et sa destinée ne soit pas recouverte par une pensée qui se perdrait dans la description des choses ou dans l'esprit de système, mais qui non plus n'irait pas se recroqueviller sur elle-même, en narrant sa propre expérience subjective sous le mode de la déréliction. Claude Tresmontant a su penser l'être en genèse, et il a cherché à renouveler la question de l'existence de Dieu, en transformant la problématique en dialogue avec les sciences contemporaines. À ce goût de l'être dont les sciences ont renouvelé l'approche, il a également voulu infuser un « supplément d'âme », en repensant la réalité de la création et l'horizon de la cause finale, toujours à partir de la nature ultimement théologique de la réponse à la question « qu'est-ce que l'homme ? »
Nombre de pages
158
Date de parution
29/11/2022
Poids
259g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782140256950
Titre
Claude Tresmontant, métaphysicien de l'inachevé (1925-1997)
Auteur
Gagnon Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
259
Date de parution
20221129
Nombre de pages
158,00 €
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Partir à la conquête des terres inconnues de la vie spirituelle en approfondissant les grandes intuitions de Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955), voilà ce que propose Philippe Gagnon dans cet ouvrage qui nous entraîne bien au-delà des ornières dans lesquelles se sont trop souvent enlisées les études consacrées à l'?uvre du célèbre paléontologiste français. Dans l'éventail des spiritualités chrétiennes, celle de Teilhard occupe une place à part. La prière par excellence y devient l'abandon complet au creux des " grandes mains qui forment et qui créent ". Animé d'une passion sans bornes pour le monde et l'extraordinaire déploiement de toutes les merveilles qu'on y trouve, sans verser dans un optimisme béat, Teilhard de Chardin offre à notre temps une des plus belles expressions de l'espérance chrétienne.
Prenant pour point de départ de sa recherche l'enseignement reçu par les prophètes hébreux et transmis par le peuple d'Israël, Claude Tresmontant y discerne l'apport spécifique d'une pensée créatrice totalement nouvelle dans l'histoire de l'humanité. Formé par la philosophie des sciences à la discipline de la méthode expérimentale comme clef de la connaissance, Claude Tresmontant eut l'audace de rétablir les ponts, depuis longtemps détruits, entre science et philosophie, philosophie de la nature et métaphysique, métaphysique et théologie. Au terme d'un effort immense, il a ainsi retrouvé, exigeant et solitaire, un concept unificateur capable d'intégrer les expériences et les interrogations de l'homme d'aujourd'hui: "... La question centrale, c'est d'intégrer l'enseignement de la Création et l'enseignement de la Révélation dans l'unité d'une vision du monde intelligible, désirable et vérifiable..." ainsi qu'il le résumait lui-même dans la présentation de L'histoire de l'univers et le sens de la Création.
L'histoire des rapports de la théologie chrétienne et des sciences de la nature a été conditionnée par la volonté initiale des maîtres de la " première révolution scientifique " de décliner toute action nécessaire à penser l'organisation constitutive et l'encadrement des entités naturelles. Inattentifs au déploiement du contrôle hiérarchique, ils ont propagé une vision qui ne permettait plus à la théologie de la nature de poser aux sciences expérimentales certaines des questions qu'elle n'avait cessé de soulever lors de ses rencontres antérieures avec maints systèmes philosophiques. Retraçant l'histoire de certaines périodes charnières du développement des sciences occidentales, le présent ouvrage s'applique d'abord à exposer les bouleversements conceptuels qui, au XXe siècle, ont relié la conscience, les lois physiques et les niveaux d'organisation dans le but de montrer qu'une nouvelle chance s'est alors offerte à la théologie : celle-ci est invitée à réviser son langage pour l'ouvrir à la quête de sens que nous pouvons ressaisir en marge du projet des sciences expérimentales. La réflexion séculaire sur les probabilités avait préparé l'intervention du concept d'information, d'abord lié à un effort de maximisation du rendement des communications. Prenant la mesure des questions que pose cette théorie de l'information aux sciences biologiques, ce travail vise à dégager tout autant les points de recoupement en direction d'une théorie générale des systèmes que les insuffisances et les énigmes laissées en suspens. Relisant quelques-unes des preuves traditionnelles de l'existence de Dieu inférée à partir du monde, s'appuyant sur les intuitions pionnières de Ludwig von Bertalanffy et de Norbert Wiener, l'auteur s'emploie à les rapprocher du projet mobilisateur de la cybernétique et des éléments de nature " mythique " que, depuis sa naissance, il n'a pu tout à fait éliminer. Cet ouvrage se termine par la confrontation des grands facteurs de régulation de l'histoire de la pensée occidentale, mettant en rapport l'utopisme d'un contact poétique avec le monde et celui, concurrent, de la domination sur la matière et l'énergie exprimé par l'utopisme rationnel de la technique.
A partir de la question de savoir comment la science peut expliquer, ce texte pose la question à l'égard des formes d'enquêtes qui semblent inaptes à prédire. La question du modèle d'explication qui admettrait des données statistiques est ensuite confrontée aux idéaux rigoureusement prédictivistes et déterministes. En discutant du modèle confirmationniste, on tente ici de tirer les conséquences de l'absence de procédure qui puisse venir disconfirmer en contexte probabiliste. C'est l'occasion de s'interroger sur le mode de résolution des problèmes et défis dont fait montre la nature dans le but de reposer la question de la place de la téléologie eu égard à l'espace laissé ouvert par l'absence de procédures de validation. On est ainsi conduit à réinterroger la présence de schèmes d'économie d'énergie et d'optimalité qui rendent raison d'une anatomie transcendante, et puis finalement conduisent à s'interroger sur la place que tient la forme dans la vision que nous prenons de la nature.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...