Gafsou Matthieu ; Ducrozet Pierre ; Mühlig Victori
ATELIER EXB
45,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782365113694
Matthieu Gafsou s'intéresse à la place de l'homme dans le vivant, mais également à la dégradation du monde qui nous entoure. Milieu crépusculaire, monde contaminé, enfermement, révolte, colère, mort et amour sont les jalons thématiques qui construisent la dramaturgie de cette narration. A travers un travail de séquençage rigoureux, confrontant des typologies d'images a priori presque dissonantes, la trame narrative est laissée volontairement ouverte. L'immersion dans ce corpus visuel est par ailleurs favorisée grâce à la musique créée spécifiquement pour le livre par Ripperton (écoutable par l'intermédiaire d'un QRcode) : tous les sens du lecteur sont ainsi stimulés dans ce projet conçu comme un ensemble pluridisciplinaire. Composé de plus de 70 images, cet ouvrage, qui se présente dans un grand format, est enrichi par la présence de deux textes qui viennent prolonger le récit visuel. Le premier est un essai écrit par Victoria Mühlig, historienne de l'art, qui présente les différents thèmes et approches formelles du travail de Matthieu Gafsou, en apportant un éclairage à la fois critique, social et esthétique. Un second texte, du romancier Pierre Ducrozet, aborde sous un angle littéraire la série dans une fiction inédite de l'auteur. Conçu tel un compagnon de voyage, ce texte résonne avec le projet et l'enrichit d'une nouvelle voix, à l'instar de la musique de Ripperton.
Nombre de pages
159
Date de parution
12/10/2023
Poids
972g
Largeur
247mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782365113694
Titre
Vivants
Auteur
Gafsou Matthieu ; Ducrozet Pierre ; Mühlig Victori
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
247
Poids
972
Date de parution
20231012
Nombre de pages
159,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'Enquête 2012, réalisée par Matthieu Gafsou, présente l'Église catholique dans une démarche documentaire subjective et d'une grande rigueur formelle. Matthieu Gafsou a réalisé les images de cette enquête photographique fribourgeoise entre septembre 2011 et novembre 2012, uniquement sur le territoire cantonal. Fribourg est un canton suisse dont la place au sein de l'Eglise catholique romaine est centrale : formation des prêtres, conférence des évêques suisses, diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. Pour son travail, Gafsou a usé de deux stratégies distinctes pour réaliser ses images. D'un côté, des images "planifiées" qu'il est allé glaner lors d'événements importants de la communauté catholique romaine (ordination épiscopale, période de Noël,...) ou dans des lieux qui lui semblaient importants (musée d'art et d'histoire, chapelle de la Madeleine...). Il a sciemment évité certaines évidences, dont l'iconographie est déjà abondante et qui lui semblaient moins intéressantes que des lieux peu connus. D'un autre côté, Gafsou a silloné le canton suisse en voiture, au hasard, de long en large, de village en village, d'église en église, véritablement à la façon d'un enquêteur mais qui n'aurait pas le souci de l'exhaustivité, encore moins celui de la vérité. Toutes les parties du canton sont représentées, certaines plus que d'autres mais sans aucun a priori. Il s'agissait pour le photographe de construire son histoire du catholicisme à Fribourg.
H+ est le signe de ralliement des adeptes et thuriféraires du transhumanisme. Courant de pensée, école philosophique et mouvement international de grande audience, le transhumanisme, né dans la mouvance de la contre-culture américaine des années 1960 et théorisé de manière approfondie dans les universités californiennes à l'aube des années 1990, connaît aujourd'hui un engouement considérable. Matthieu Gafsou nous fait pénétrer au coeur des laboratoires où se développent exosquelette, neurostimulation, transfert de l'esprit humain sur ordinateur, cryogénie, transgenèse, cyborg, anthropotechnie, toutes disciplines ou réalisations qui déclinent à foison les promesses ou les peurs potentielles engendrées par le fameux sigle NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives).
Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; Chareyre
Dans les années 1940, le Brésil est en pleine transformation : il se modernise, multiplie les échanges à l'international, attire de nombreux émigrants européens et fait rêver. Témoins de cette révolution, les artistes du courant moderniste et, parmi eux, les photographes dont les images racontent l'entrée du pays sur la scène artistique cosmopolite. Dans le sillon qui voit naître l'architecture d'Oscar Niemeyer, et sa vision de la cité moderne, le cinéma Novo ou encore la Bossa Nova, cinq figures favorisent l'éclosion d'une nouvelle photographie : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Se saisissant des potentiels politiques, sociaux et esthétiques de la photographie, ils vont donner à voir de nouveaux sujets : l'architecture moderniste et ses lignes souples, des motifs botaniques où contrastent ombres et lumières, des expérimentations inventives et des jeux de perspectives teintés d'un goût pour l'abstraction. Autre phénomène qui participe à l'émergence et au rayonnement d'une nouvelle photographie, les clubs amateurs de Foto Clubes Carioca de Rio de Janeiro et le Foto Clube Bandeirante de São Paulo, qui démocratisent l'usage du médium et nouent des contacts avec leurs homologues européens et américains. D'une incroyable diversité et originalité, tant formelle qu'esthétique, la photographie moderniste de ces pionniers stimule toute une génération et inscrit définitivement le Brésil sur la scène des avant-gardes. Largement méconnue, la photographie moderniste brésilienne est ici présentée à travers plus d'une vingtaine de personnalités, dont certaines ?uvres sont conservées dans de prestigieuses institutions internationales, comme le MoMA à New York, la Tate Modern à Londres ou encore le Photo Elysée à Lausanne. Des textes d'historiens du médium replaceront cette production dans le contexte social et visuel de l'époque, et évoqueront les nombreux échanges entre institutions et photoclubs à travers le monde.
En 2024, Alain Willaume passe six mois en résidence à la villa Kujoyama, à Kyoto. La découverte d'un boro d'enfant ? petite veste rapiécée par les mères d'une génération à l'autre ?, sur un marché aux puces suscite interrogation et fascination : la beauté de l'usure du vêtement témoigne à la fois de l'affection maternelle et de l'esthétique japonaise du wabi sabi, notamment du goût pour la patine du temps. Willaume entame alors un voyage exploratoire, traversant les régions de Kyūshū, de Noto, du Kansai et de Chūgoku. Photographe fasciné par l'errance, il saisit des paysages énigmatiques peuplés d'apparitions fantomatiques. La puissance trouble et l'extrême fragilité suscitées par sa rencontre avec le boro transparaissent au fil des pages. Le fort grain noir et blanc des images, ponctué de rares images aux couleurs sourdes, immerge le lecteur dans les faibles lumières de l'hiver japonais. Le sensible se fait texture : atmosphères humides de profondes forêts, dunes immenses où se détachent de fragiles silhouettes humaines, rues battues par les vents, vestiges de maisons ravagées par le tsunami, Alain Willaume tisse un univers qui oscille entre rêve et réalité. La nature est soumise à des forces telluriques, tout semble vacillersous nos yeux. Dans cet album relié à la suisse ? pour une ouverture optimale ?, chaque photographie est reproduite en double page, offrant une déambulation filmique, rythmée de quelques images présentées en diptyque où filtrent alors quelques blancs. Alain Willaume montre l'état éphémère des choses, mais aussi leur puissance d'émerveillement. Ses images se déploient tel un récit imaginaire scandé de secousses et de failles, elles révèlent un Japon d'une inquiétante étrangeté, mais d'une profonde poésie. Un Japon sans soleil et où les contours du réel s'estompent. Pour accompagner cette déambulation, l'écrivaine Ryoko Sekiguchi posera son propre regard sur ce corpus avec un texte inédit abordant les thèmes qui lui sont chers, à savoir l'impermanence des choses et les présences fantomatiques.