Photographe française née en 1977, Marina Gadonnaix questionne les diverses représentations du réel et inscrit son travail entre fiction et réalité, matérialité et immatérialité. Ses différentes séries photographiques interrogent la fabrication de l'image et sa mise en scène à travers un objectif social et documentaire. Avec " La maison qui brûle tous les jours ", la photographe a suivi des pompiers en formation s'entraînant à éteindre des feux dans une maison construite dans ce dessein en matériaux indestructibles. Le concept de laboratoire guide ainsi tout son travail et l'amène, notamment avec sa série " Phénomènes ", à explorer les modèles scientifiques de réplique de phénomènes naturels. " Mon travail tente de rendre compte de la porosité entre le document et la fiction, la simulation et l'illusion. De fait, il interroge la fabrication de la représentation tout autant que la fabrique de l'imaginaire ", souligne la photographe. En s'attachant à ces reproductions artificielles, Marina Gadonneix questionne les possibilités de ces laboratoires comme théâtres du monde où même les évènements naturels les plus imprévisibles semblent pouvoir être manipulés et reproduits par l'homme. Publié à l'occasion d'une rétrospective consacrée à la photographe au Centre Pompidou, cet ouvrage, qui prend la forme d'un album, présente les différentes séries de Marina Gadonneix qui, au fil des années et de ses recherches, donne à voir des images singulières de notre société moderne.
Nombre de pages
103
Date de parution
27/04/2023
Poids
862g
Largeur
248mm
Plus d'informations
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EAN
9782365113632
Titre
Laboratoires/Observatoires
Auteur
Gadonneix Marina ; Ebner Florian ; Gross Béatrice
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
248
Poids
862
Date de parution
20230427
Nombre de pages
103,00 €
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Le projet de Marina Gadonneix s'inscrit, selon ses propres termes, dans "l'observation du monde quotidien dans sa construction et sa mise en scène, faire du onde familier dans lequel on vit le lieu de l'artifice, avec sa part d'inquiétude, d'étrangeté et de mélancolie". Une des qualités de ce projet, outre sa réussite plastique, est également à trouver dans le degré d'explicitation qu'il se donne, et que l'on vient d'énoncer plus haut. Marina Gadonneix s'intéresse au monde des médias de cette façon biaisée, en photographiant les plateaux de télévision vides, hors des heures d'émission. C'est une idée brillante. Encore fallait-il la mener à bien. Ce qui est largement fait ici. A l'artificialité construite du studio répond celle de l'image, qui en souligne les caractéristiques. Or ce monde superficiel du plateau de télévision est à l'image - si l'on peut dire - du monde intellectuel vide de la scène médiatique aliénante, souvent dénoncée par le sociologue Pierre Bourdieu. Derrière la séduction, le décor et sa surface, s'invite, hélas, le vide des contenus qu'ils encadrent. Ce travail est achevé, remarquable.
Dans sa Bretagne natale, Gabriel re?ve de devenir un grand re?alisateur de films et un e?crivain reconnu a? travers le monde. Malheureusement, sa maladie de coeur l'empe?che d'accomplir son destin. A chaque fois qu'il se retrouve sous l'emprise d'une e?motion intense, son corps disjoncte brutalement jusqu'a? l'arre?t cardiaque. Son de?fibrillateur le rame?ne a? la vie, mais chaque fois, c'est une partie de lui que la mort emporte avec elle. Un jour pourtant, sa cardiologue lui propose de rencontrer un e?minent professeur capable de le sortir d'affaire une bonne fois pour toutes. Lui qui a passe? ses dernie?res anne?es a? e?crire son premier film Le Bruit des Coquillages n'osait plus sortir de chez lui par peur de mourir, par peur de vivre un peu trop intense?ment. Il se surprend soudain a? croire au miracle. Et si la vie lui offrait contre toute attente une seconde chance ?
Quand une histoire d'amour touche à sa fin, que signifie se voir discrètement évincé, non seulement de la vie de quelqu'un, mais aussi des lieux mêmes qui nous semblaient autrefois sacrés ... Quand une histoire d'amour touche à sa fin, que signifie se voir discrètement évincé, non seulement de la vie de quelqu'un, mais aussi des lieux mêmes qui nous semblaient autrefois sacrés ... Replaced, de Diana Markosian, explore les séquelles de l'amour à travers des reconstitutions et une narration visuelle à plusieurs niveaux, utilisant la caméra comme un outil d'expression pour revisiter le passé tout en le façonnant activement dans le présent. Ce qui s'était autrefois déroulé hors de son contrôle est désormais mis en scène, cadré et rejoué, brouillant la frontière entre documentaire et fiction, tandis que Markosian prolonge encore un peu cette relation, oscillant entre l'envie de lâcher prise et le désir de s'accrocher. Dans la suite logique de ses précédents travaux qui questionnent à la fois l'intime et les sujets universels de la famille, notamment par l'utilisation de la mise en scène et d'une forme d'auto-fiction, la photographe s'interroge dans ce nouveau livre sur le deuil d'un relation amoureuse. La narration déploie toutes les étapes de la vie de couple à travers des images qui rejouent le passé de son point de vue, pour finalement se réapproprier des souvenirs qui ont pourtant disparus.
Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; Chareyre
Dans les années 1940, le Brésil est en pleine transformation :il se modernise, multiplie les échanges à l'international, attire de nombreux émigrants européens et fait rêver. Témoins de cette révolution, les artistes du courant moderniste et, parmi eux, les photographes dont les images racontent l'entrée du pays sur la scène artistique cosmopolite.Dans le sillon qui voit naître l'architecture d'Oscar Niemeyer, et sa vision de la cité moderne, le cinéma Novo ou encore la Bossa Nova, cinq figures favorisent l'éclosion d'une nouvelle photographie : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Se saisissant des potentiels politiques, sociaux et esthétiques de la photographie, ils vont donner à voir de nouveaux sujets : l'architecture moderniste et ses lignes souples, des motifs botaniques où contrastent ombres et lumières, des expérimentations inventives et des jeux de perspectives teintés d'un goût pour l'abstraction. Autre phénomène qui participe à l'émergence et au rayonnement d'une nouvelle photographie, les clubs amateurs de Foto Clubes Carioca de Rio de Janeiro et le Foto Clube Bandeirante de São Paulo, qui démocratisent l'usage du médium et nouent des contacts avec leurs homologues européens et américains. D'une incroyable diversité et originalité, tant formelle qu'esthétique, la photographie moderniste de ces pionniers stimule toute une génération et inscrit définitivement le Brésil sur la scène des avant-gardes.Largement méconnue, la photographie moderniste brésilienne est ici présentée à travers plus d'une vingtaine de personnalités, dont certaines œuvres sont conservées dans de prestigieuses institutions internationales, comme le MoMA à New York, la Tate Modern à Londres ou encore le Photo Elysée à Lausanne. Des textes d'historiens du médium replaceront cette production dans le contexte social et visuel de l'époque, et évoqueront les nombreux échanges entre institutions et photoclubs à travers le monde.
Histoires de nuages présente un récit inédit de l'histoire de la photographie des nuages depuis l'invention du médium, au début du XIXe siècle, à aujourd'hui. Phénomènes par nature éphémère, les masses nuageuses fascinent le monde de l'art depuis l'Antiquité : comment saisir ces nuées ? que signifient-elles ? qu'annoncent-elles ? leurs formes sont-elles identiques à travers le monde ? sont-elles le miroir de notre psyché ? peut-on les reproduire artificiellement ? Artistes et scientifiques se passionnent pour le ciel et ses manifestations depuis des siècles, aussi quand paraît le procédé de la photographie et ses possibles pour capturer le réel, inventeurs, chimistes, astronomes, météorologistes, ingénieurs et surtout pionniers de la photographie vont mettre en place des procédés techniques innovants, qui offrent désormais de nouvelles manières de voir et de comprendre le monde. Réalisé à partir de la prestigieuse collection Archive of Modern Conflict, conservée à Londres, le livre offre une immersion dans un corpus photographique rare, augmenté d'images extraites de fonds de renom, parmi lesquels ceux de la Bibliothèque nationale de France et la Société française de photographie. Organisé de manière thématique, Histoires de nuages se déploie comme un grand album photographique ponctué de portfolios et essais. Reconnue pour la mise en valeur de collections méconnues, Luce Lebart souligne ici les apports tant documentaires, qu'esthétiques et scientifiques de la photographie de nuages à l'histoire du médium. Cette photographie a ainsi participé à la mise en place d'une classification internationale des nuages et à l'établissement d'une nomenclature, car autrefois les nuages n'avaient pas de nom.
Cloud Stories presents a fresh account of the history of cloud photography, from the invention of the medium in the early 19th century to the present day. Naturally ephemeral phenomena, cloud formations have fascinated the art world since antiquity: how can these clouds be captured? What do they signify? What do they foretell? Are their shapes identical across the globe? Are they a mirror of our psyche? Can they be artificially reproduced? Artists and scientists have been fascinated by the sky and its manifestations for centuries, so when the process of photography emerged?;along with its potential to capture reality?;inventors, chemists, astronomers, meteorologists, engineers, and above all, pioneers of photography, set about developing innovative technical processes that now offer new ways of seeing and understanding the world. Drawing on the prestigious Archive of Modern Conflict collection, housed in London, the book offers an immersive exploration of a rare body of photographic work, enriched with images from renowned collections, including those of the Bibliothèque nationale de France and the Société française de photographie. Organized thematically, Cloud stories unfolds like a grand photographic album punctuated by portfolios and essays. Renowned for bringing lesser-known collections to light, Luce Lebart highlights here the documentary, aesthetic, and scientific contributions of cloud photography to the history of the medium. This photography thus played a role in the development of an international cloud classification system and the establishment of a nomenclature, as clouds once had no names.