1870 : la France est défaite par l'Allemagne. Alors que les rêves impériaux de Napoléon III se fissurent, la bataille idéologique fait rage. De part et d'autre du Rhin, universitaires, journalistes et écrivains se déchirent. Theodor Mommsen, éminent historien allemand, exalté par la récente unification allemande, plaide, dans une série d'articles, pour le rattachement de l'Alsace à l'Allemagne. Par sa langue et son histoire, l'Alsace serait allemande. Fustel de Coulanges, l'un des historiens le plus respecté de son temps, lui répond dans cet article paru à la fin de l'année 1870. Son éloquence et la puissance de son argumentation témoignent de deux visions irréconciliables de la Nation, préfigurant ainsi la célèbre conférence d'Ernest Renan intitulée "Quest-ce qu'une Nation ? " (1882). Dans un entretien, Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, met en perspective l'article de Fustel de Coulanges. A la lumière de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2021, son érudition historique et la clarté de son analyse géopolitique donnent à la question alsacienne une portée universelle.
Nombre de pages
68
Date de parution
11/01/2023
Poids
79g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782844463654
Titre
L'Alsace est-elle allemande ou française?
Auteur
Fustel de Coulanges Numa ; Bourlanges Jean-Louis
Editeur
DESCARTES ET CI
Largeur
120
Poids
79
Date de parution
20230111
Nombre de pages
68,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Dans "La Cité Antique", Fustel de Coulanges explore les fondements religieux et sociaux des sociétés grecque et romaine, en mettant l'accent sur l'importance des croyances anciennes pour comprendre leurs institutions. L'auteur souligne que les sociétés grecques et romaines, bien qu'appartenant à des branches distinctes, partageaient des institutions et des principes de gouvernement similaires, influencés par des croyances religieuses communes. L'ouvrage met en lumière la différence fondamentale entre les sociétés anciennes et modernes, en insistant sur le fait que les institutions antiques étaient profondément enracinées dans des croyances religieuses spécifiques, comme le culte des morts et le feu sacré. Ces croyances, qui ont façonné les structures familiales et sociales, étaient basées sur l'idée que les âmes des ancêtres continuaient à vivre et à influencer le monde des vivants. Le culte des ancêtres, par exemple, était une pratique religieuse centrale, où les morts étaient vénérés comme des divinités protectrices. De même, le feu sacré, entretenu dans chaque foyer, symbolisait la présence divine et la continuité de la famille. Fustel de Coulanges démontre que ces croyances ont non seulement influencé les pratiques religieuses, mais ont également déterminé les lois et les structures sociales, soulignant ainsi l'interdépendance entre religion et organisation sociale dans l'Antiquité.
Fustel de Coulanges Numa ; Hartog François ; Karse
Lorsque paraît La Cité antique, en 1864, son auteur, jeune professeur d'histoire à l'université de Strasbourg, est encore inconnu. Mais très vite, rééditions et traductions se succèdent, tandis que l'approche de l'auteur, audacieuse, suscite la controverse. La récente découverte du fait indo-européen permet à Fustel de Coulanges de dépasser le décalage chronologique pour considérer ensemble la Grèce et Rome et poser la question de la cité. Mais ce n'est pas tant une nouvelle histoire de l'Antiquité qu'il propose que l'histoire d'une croyance et de la façon dont celle-ci façonne une société. L'approche comparatiste l'amène également à mettre en regard passé et présent, Anciens et Modernes. Comme l'écrit François Hartog, " le livre pourrait porter comme sous-titre "Pour en finir avec l'imitation des Anciens". Entre eux et nous, les Modernes, la distance est infranchissable et se méprendre sur eux n'a pas été sans conséquence sur nous. Fustel vise ici la Révolution et son usage de l'Antiquité. Les Jésuites, Plutarque, Rousseau sont les principaux responsables de ces illusions qui ne sont pas tout à fait sans importance, puisqu'elles ont finalement conduit à la Terreur ".
Tozo-Waldmann Ella ; Schreck Max ; Tran Frédéric ;
Pourquoi la nuit est-elle noire ? Réponses de Jean-Pierre Luminet. Alain Fleischer et les nouvelles technologies au service des ambiances nocturnes. et la nuit, matière première dans son art de modeler l'espace en lumière. Bertrand Gerboud habille de lumière les espaces publics. Baldine Saint Girons philosophe des marges de la nuit. La nuit, part sombre du poète dramaturge Jean Audureau. Les origines diurnes puis nocturnes du théâtre selon Olivier Py. Samuel Stolarz explore la nuit de la nature et ses rencontres féeriques... Bruce Nauman filme son atelier une heure par nuit pendant quatre mois. Peter Greenaway prépare un film sur le tableau de Rembrandt, La ronde de nuit. La nuit créatrice et ses multiples facettes avec : Frédéric Tran et ses photographies d'un théâtre d'ombres tiré du Dracula de Murnau ; Malvina Silberman et la nuit sépulture des disparus de la Shoah ; Télémaque et la nuit de ses origines tahitiennes ; Milshtein et sa nuit cosmogonique ébouriffée ; Benoît Tranchant et sa nuit des seuils urbains et les jeux entre obscurité et lumière ; Saskia Olde Wolbers et sa forêt des songes ; Clémentine Crochet et ses compositions photographiques nocturnes ; Aki Kuroda et ses ténèbres ; Milan Cais et les yeux de la nuit praguoise ; Frédéric Arditi grave la violence du monde ; Thyra Hilden et la nuit de l'enfance et ses châteaux de sables lunaires ; Richard Laillier et les rituels de la nuit érotique ; Bertrand Henry et les couleurs de l'encre de Chine ; Gabriela Morawetz et ses explorations nocturnes ; Ellis et les traces de la nuit dans le jour ; Alain Nahum ou quand, de nuit, l'infime devient ?uvre...