Les petites structures pénitentiaires en France. Un modèle pour les prisons de demain ?
Froment Jean-Charles ; Théoleyre Marie-Odile
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782336430492
Cet ouvrage, né d'un projet collectif mené par les étudiants du séminaire de recherche "La peine dans tous ses Etats. Analyse comparée de l'exécution des peines" proposé en troisième année de Sciences Po Grenoble, analyse les avantages et inconvénients des petites structures pénitentiaires en référence au programme européen Rescaled. Ils ont à ce titre étudié le fonctionnement de plusieurs types de structures hébergeant des détenus en France (CSL, EPM, SAS ou encore établissements de moins de 100 places). L'intérêt de ces travaux est aussi d'attirer l'attention sur le fait qu'il n'y a pas de fatalité pénitentiaire à la gestion de masse. Dans un contexte de croissance record des effectifs carcéraux, s'intéresser à de petits établissements organisés autour de la prise en charge spécialisée d'effectifs réduits présente ce mérite de nous détourner d'approches purement quantitatives de la gestion carcérale. Cet ouvrage s'arrête ainsi sur les conditions d'une amélioration qualitative de la prise en charge des détenus, seule de nature à répondre aux objectifs de prévention de la récidive et de réinsertion.
Nombre de pages
274
Date de parution
02/05/2024
Poids
417g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336430492
Titre
Les petites structures pénitentiaires en France. Un modèle pour les prisons de demain ?
Auteur
Froment Jean-Charles ; Théoleyre Marie-Odile
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
417
Date de parution
20240502
Nombre de pages
274,00 €
Disponibilité
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Toujours méconnus et trop souvent méprisés, les personnels de surveillance constituent pourtant un rouage essentiel du fonctionnement du service public pénitentiaire. Avec la volonté de se départir des préjugés qui accompagnent l'histoire de ces agents, cet ouvrage se propose de faire le point des connaissances sur les profils sociaux, les conditions de recrutement et de formation ainsi que les réflexions engagées sur les conditions d'une professionnalisation renforcée de ces agents. Cette analyse est complétée par une lecture de l'évolution de la place et du rôle des syndicats de surveillants de prison dont l'étude constitue une clé fondamentale pour la compréhension des mutations connues par l'Administration pénitentiaire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Les Camerounais, dans leurs cultures traditionnelles, estimaient que la transaction efface l'infraction plutôt que le châtiment. Malheureusement, le système de sanction colonial hérité par les Camerounais privilégie plutôt la rétribution, imposant la rupture avec la conception traditionnelle de répression et de la peine. Il est donc primordial de déplacer la problématique de la réforme du système pénitentiaire camerounais sur un terrain autre que celui de la simple amélioration des conditions de détention.
Le vent de la démocratisation, qui a soufflé au début des années 90 dans la plupart des Etats africains, a entraîné des changements considérables sur les plans politique, social et administratif. Parmi les préoccupations inscrites à l'agenda politique du moment figuraient les réformes institutionnelles, notamment celles de l'Etat et de ses démembrements. Cela s'expliquait par la nature profondément dégradée qui caractérisait et caractérise encore les rapports entre l'Etat et la société. Cette situation résulte directement, le plus souvent, de la faiblesse des appareils étatiques et des carences d'organisation et d'encadrement qui s'ensuivent. En d'autres termes, la faiblesse de l'Etat en Afrique pose inévitablement la question de la crise de son appareil administratif, plus précisément l'encadrement administratif supérieur. Comment construire en effet les conditions nécessaires, au sein de l'Etat, d'un véritable leadership administratif qui soit à la fois distinct du leadership politique tout en pouvant s'adosser à une légitimité non seulement technique, mais aussi sociale ? Voilà la question centrale que pose cet ouvrage. En apportant un triple regard historique (précolonial, colonial et post-colonial) sur les mutations de la haute fonction publique malienne, cet ouvrage analyse les dysfonctionnements contemporains de celle-ci avant de poser quelques pistes de réflexion quant à sa modernisation.
S'appuyant sur plusieurs séjours de recherche au Niger entre 2018 et 2023, cet ouvrage explore l'exercice de l'autorité dans les prisons nigériennes, du quotidien carcéral jusqu'à l'appareil d'État. À travers une approche interdisciplinaire ? croisant science administrative, sociologie, anthropologie, science politique et droit ? il montre comment les acteurs de la Garde nationale du Niger gouvernent les prisons en s'appuyant sur certaines personnes détenues, érigées en relais d'autorité. Loin de traduire une faiblesse de l'État, cette délégation révèle une véritable stratégie de contrôle : division, surveillance et instrumentalisation du pouvoir pour maintenir l'ordre. En replaçant l'État au c'ur de l'analyse des prisons africaines, Carole Berrih met en lumière le rôle central des acteurs et les logiques de domination qui traversent l'administration carcérale. Première étude consacrée au système pénitentiaire nigérien, cet ouvrage s'inscrit dans la dynamique des études carcérales africaines et propose une réflexion originale sur les formes contemporaines d'autorité et de gouvernement dans ces prisons.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...