Extrait LA CROIX DE LORRAINE En termes héraldiques, c'est une croix patriarcale, avec deux traverses généralement inégales, celle du haut étant réduite. Elle correspond à une croix latine traditionnelle, complétée par une petite traverse évoquant l'écriteau (titulus), avec les lettres initiales I N R I (Jésus Nazarenus Rex Judaeorum), que Pilate fit apposer par dérision sur la partie haute de la croix de la crucifixion. En fouillant sur le Golgotha, des restes de croix furent découverts en 327 par sainte Hélène, mère de Constantin ; leur assemblage reconstitua une «Vraie Croix» qui resta à Constantinople jusqu'au XIIIe siècle. Mais, au fur et à mesure des poussées musulmanes, des morceaux en furent dispersés en Europe. En Crète, un évêque nommé Thomas en possédait un fragment. Il l'offrit en 1241 à Jean d'Alluye, un chevalier angevin de retour de la Croisade des Poètes (durant laquelle périt le comte Henri de Bar). De retour en son Anjou natal, Jean d'Alluye vend sa précieuse relique à l'abbaye de la Boissière, pour une somme de 550 livres tournois, soit l'équivalent de 46 kg d'argent pur. Présentée dans un reliquaire en forme de croix à deux traverses, dans une Chapelle de la Vraye Croix au sein de l'abbaye, la relique attire la foule des pèlerins et notamment les ducs d'Anjou. En 1360, le duc Louis Ier d'Anjou crée un Ordre de la Croix d'Anjou, au blason de sinople à la croix à double traverse de sable, bordée d'or. Son petit-fils, René Ier d'Anjou, épouse Isabelle de Lorraine, fille du duc Charles II, et devient duc de Lorraine en 1431. C'est son petit-fils, René II de Lorraine, qui prendra comme signe de ralliement la croix d'Anjou, en opposition à la croix de Saint André arborée par les troupes bourguignonnes de Charles le Téméraire. Depuis la défaite du Téméraire devant Nancy en 1477, cette croix d'Anjou à double traverse est devenue «Croix de Lorraine», symbole fort de l'identité régionale. (...)
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Nombre de pages
1191
Date de parution
14/02/2012
Poids
748g
Largeur
194mm
Plus d'informations
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EAN
9782737357084
Titre
Armoiries des villes de Lorraine
ISBN
273735708X
Auteur
Froger Michel
Editeur
OUEST FRANCE
Largeur
194
Poids
748
Date de parution
20120214
Nombre de pages
1 191,00 €
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Résumé : Cet ouvrage est le premier recensement complet de tous les blasons des villes de Bretagne (Côtes-d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, Morbihan).
Neuf siècles d'héraldiqueHistoire et évolutionLes groupes humains, clans, tribus, cités se sont toujours regroupés autour d'un emblème collectif: les cités grecques frappaient monnaie portant leurs propres symboles; à Rome, chaque gens usait d'un emblème héréditaire et les légions n'avançaient que précédées de l'aigle impériale et de leur propre bannière.Les armées médiévales, quant à elles, se regroupaient autour de bannières d'étoffe, la plupart du temps monochromes, et les combattants se protégeaient au moyen d'un imposant bouclier. Il était tentant d'utiliser la surface de ce bouclier pour y peindre des figures géométriques vivement colorées ou des animaux plus ou moins féroces, pour impressionner l'ennemi.L'indescriptible mêlée des premières croisades incita les chefs des «nations» participantes à s'organiser. En 1188, pour rassembler plus facilement leurs combattants, Philippe Auguste, Henri II d'Angleterre et le comte de Flandre signèrent un pacte des couleurs: le Français prit le rouge, l'Anglais choisit le blanc et le Flamand opta pour le vert.Mais l'évolution de l'art de la guerre entraîne une importante modification de l'armement des chevaliers. Désormais revêtu d'une cotte de mailles avec capuchon - le haubert -, lui-même recouvert d'une chemise de toile, le chevalier est devenu difficilement identifiable... à moins d'utiliser cette chemise comme support pour des signes de reconnaissance qui deviendront avec le temps des emblèmes personnels pérennes. Peu à peu, toute la classe guerrière nobiliaire fait usage d'armoiries.Parallèlement, à une époque où l'écriture n'est guère répandue, seul l'usage de sceaux permet d'authentifier les documents écrits. Des emblèmes personnels font alors leur apparition sur les sceaux des particuliers ainsi que sur ceux des villes: la première cité à s'en doter fut Cambrai en 1185.Les innovations améliorant la protection du combattant renforcent aussi son anonymat. Le casque à nasal est remplacé par un heaume couvrant entièrement la tête, ne laissant pour la vue qu'une petite fente horizontale. À la fin du XIIIe siècle, le heaume se transforme en bassinet dont le ventail abaissé masque alors totalement le visage: les armoiries n'en deviennent que plus indispensables. D'où l'émergence de personnages connaissant parfaitement les armoiries et aptes à les reconnaître rapidement, que ce soit à la guerre ou lors des joutes chevaleresques: les hérauts d'armes, poursuivants d'armes ou rois d'armes.Sur les champs de bataille, les hérauts, dépourvus d'armement, vêtus d'une tunique brodée - le tabard - aux armes de leurs seigneurs respectifs, assurent des missions diplomatiques entre belligérants, rédigent des testaments... et dénombrent les victimes après la bataille.Entre deux guerres féodales, le tournoi est la principale activité du chevalier: excellent moyen de s'entraîner et opportunité de briller en société. Pour cela, il faut être vu et reconnu par les spectateurs, d'où la création d'invraisemblables échafaudages au sommet du heaume - les cimiers - reprenant les figures des écus ou, inversement, servant de thème aux écus.(...)
Résumé : Avec son langage particulier, ses conventions et ses règles, le vieil art héraldique, par son pouvoir d'identification, son caractère pérenne et sa merveilleuse diversité, n'a rien perdu de son attrait. Cet ouvrage présente, après un bref survol historique, la méthode, le vocabulaire et les règles d'usage qui conditionnent la réalisation d'un "blason" héraldiquement correct.
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