L'emprise du faux. Désinformation : le temps d'un combat
Fries Fabrice
L'OBSERVATOIRE
18,00 €
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EAN :9791032919378
La désinformation, devenue notre quotidien, pénètre partout et exerce une emprise croissante sur les esprits. Pourtant, la combattre est possible. Pour mener la lutte, il faut d'abord connaître l'ennemi, comprendre le fonctionnement de la fabrique du mensonge, les mécanismes de la montée aux extrêmes, les mutations du paysage de l'information sur lesquelles prospère le faux. La riposte, elle, a plusieurs visages : responsabilisation des plateformes sur les contenus qu'elles diffusent, démonétisation de la désinformation, correction des effets pervers des algorithmes, intensification du fact-checking, travail d'investigation sur les réseaux et les stratégies de désinformation, défense et promotion d'une information de qualité accessible à tous, renforcement des moyens de lutte contre la haine en ligne. Fabrice Fries apporte ici le regard du praticien. Il dirige en effet l'Agence France-Presse, aujourd'hui reconnue comme le média qui dans le monde est le plus engagé dans la lutte contre la désinformation. Observateur privilégié de ce mal du siècle, il ne s'arrête pas au constat mais propose une stratégie de combat.
Nombre de pages
208
Date de parution
14/04/2021
Poids
266g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9791032919378
Titre
L'emprise du faux. Désinformation : le temps d'un combat
Auteur
Fries Fabrice
Editeur
L'OBSERVATOIRE
Largeur
137
Poids
266
Date de parution
20210414
Nombre de pages
208,00 €
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Des politiques européennes, dont on entend dire pourtant si souvent qu'elles occupent une place désormais décisive dans la vie des Français, on ne sait finalement pas grand-chose. Il existe, certes, nombre d'essais polémistes, souvent brillants, pour ou contre l' "Europe de Maastricht ". Mais ces prises de parti n'aident pas toujours à comprendre quels sont les termes concrets des débats de Bruxelles et de Strasbourg. Quelles institutions pour l'Europe de demain ? Comment expliquer les difficiles débuts de la politique étrangère et de sécurité commune ? Quels sont pour l'Europe les grands défis commerciaux de l'après-Uruguay Round ? Une véritable politique industrielle européenne est-elle envisageable ? Une nouvelle réforme de la politique agricole commune est-elle inéluctable ? L'Union économique et monétaire est-elle une perspective crédible ? Verra-t-on naître une Europe des polices et de la justice ? Comment préparer l'adhésion des pays d'Europe centrale et orientale ? Ce sont là quelques-uns des grands débats abordés dans cet ouvrage, à la fois manuel et essai puisque, pour chacun d 'eux, l'auteur expose les données exactes du problème, les pratiques en vigueur, les points de vue qui s'affrontent et, finalement, ses propres suggestions. Ainsi la discussion des politiques européennes peut-elle, grâce à ce livre, s'appuyer sur la connaissance de leur réalité.
L'ouvrage s'intéresse aux frontières disciplinaires internes et externes du droit public. Les premières distinguent les différentes disciplines du droit public ; les secondes distinguent le droit public des autres sciences, à la fois les sciences sociales et les sciences naturelles. En réunissant des perspectives critiques sur les frontières internes et externes du droit public, l'ouvrage crée un espace de réflexions sur la portée et la pertinence des frontières disciplinaires du droit public. Il s'agit à la fois d'actualiser des questionnements anciens, et de s'intéresser aux problématiques que posent des enjeux nouveaux et complexes (environnement, numérique, santé...) pour les disciplines du droit public. A travers l'examen des frontières disciplinaires, l'ouvrage sonde la discipline du droit public elle-même. En permettant à de jeunes chercheurs et à des professeurs de droit de dialoguer ensemble, l'ouvrage est une invitation à remettre en question les certitudes établies et à envisager de nouvelles manières de penser la discipline du droit public.
Imaginons que l'oeuvre critique de Maurice Blanchot vienne un jour à disparaître, s'effaçant comme une mer se retire. Imaginons qu'un lecteur curieux cherche, à la lumière des innombrables commentaires dont elle a fait l'objet, à reconstituer ce que pouvait être cette oeuvre. Ce lecteur serait, à coup sûr, dans l'embarras. Il lui faudrait concilier les louanges les plus démesurées et les reproches les plus graves, les accusations d'obscurantisme et de terrorisme intellectuel, et les protestations d'admiration à l'endroit de l'oeuvre considérée comme la plus clairvoyante. Cette situation pourrait n'être pas exceptionnelle. Mais le désaccord des critiques ne relève pas d'une simple divergence de jugements, les critiques ne s'entendent pas même sur la nature de l'objet qu'ils commentent. Pour les uns, l'oeuvre "théorique" de Blanchot développe une réflexion philosophique, ou une pensée éthique ; pour d'autres, elle expose plutôt une réflexion politique ; pour d'autres encore, il s'agit d'une théorie de la littérature... L'oeuvre dite "critique" de Maurice Blanchot peut se lire comme une oeuvre littéraire, comme un jeu scriptural dont l'ambition ne serait pas d'ajuster une forme déterminée à une exigence de sens, mais de conduire le plus loin possible le double souci d'une absence de forme (le fragmentaire) et d'une absence de sens (le neutre). L'écriture de Blanchot, à l'extrême, se replie sur soi en un récit et une théorie de ce qu'elle "réalise", en la description et la narration de cet étrange acte d'écrire qui consiste à ne rien faire et qui expose celui qui s'y livre, à son image, à n'être rien. Cependant, parce qu'il n'est rien de plus étranger au monde que l'écriture qui ne produit rien quand le monde n'a de regard que pour ce qui contribue à le produire, l'écriture est essentielle au monde...
De Camus, Hannah Arendt disait en 1952 qu'il était "sans aucun doute pour le moment le meilleur homme en France" parmi ses pairs qu'elle trouvait "tout juste supportables" . Comment expliquer un jugement aussi tranché à l'encontre d'un milieu intellectuel où l'écrivain algérois côtoyait pourtant Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty ou encore Georges Bataille ? C'est que l'auteur de L'Homme révolté a su incarner, à une époque d'extrême polarisation du débat d'idées, le difficile équilibre de la nuance. Sa lucidité, dont son ami Char disait qu'elle est la blessure la plus rapprochée du soleil, face à la réalité de l'idéologie totalitaire et son refus obstiné de céder aux sirènes du manichéisme ont fait de lui un penseur souvent caricaturé et incompris. Les Justes, Lettres à un ami allemand, Le Mythe de Sisyphe, La Chute... A l'heure de l'immédiateté numérique et de la polémique permanente, il importe plus que jamais d'entendre cette pensée exigeante, tendue comme un fil d'Ariane entre des extrêmes mortifères.