Qu'est-ce que la rationalité pratique ? Et quel rôle joue-t-elle dans les pratiques normatives qui structurent notre vie sociale et politique ? Roberto Frega propose dans cet ouvrage une réflexion pragmatique sur les différentes manières de penser le rapport entre rationalité et vie sociale et politique. Il le fait à partir d'une conception de la rationalité comme institution sociale, dont il retrace la généalogie au sein de la philosophie politique angloaméricaine contemporaine. Cette réflexion autour des sources communes de la rationalité et de la normativité ré-ouvre le débat sur le rapport complexe entre formes de rationalité et formes politiques. Refusant l'opposition stérile entre conceptions critiques et justificatives de la rationalité politique, le livre suggère une possibilité nouvelle, celle d'une conception expressive et pragmatique de notre rapport à la raison, dont l'oeuvre de Charles Taylor, Stanley Cavell ou Alasdair MacIntyre nous indique la voie.
Date de parution
14/01/2014
Poids
260g
Largeur
180mm
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EAN
9782711625086
Titre
LES SOURCES SOCIALES DE LA NORMATIVITE
ISBN
2711625087
Auteur
FREGA
Editeur
VRIN
Largeur
180
Poids
260
Date de parution
20140114
Nombre de pages
0,00 €
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Comprendre la nature de la pensée, redéfinir notre compréhension de la connaissance et de sa place dans la vie des individus et des sociétés, tel est le projet de John Dewey. Il le poursuit à travers une investigation des structures logiques de la pensée et de la connaissance. C'est au coeur de ce projet que se trouve la théorie du jugement. Voici une contribution à la redécouverte d'un auteur trop longtemps méconnu en Europe.
Le primat de la pratique en philosophie est au coeur de la théorie de la connaissance de John Dewey, philosophe éminent du mouvement pragmatiste américain. A travers la reconstruction historique des processus de sécularisation de la connaissance, c'est toute une conception de la philosophie qui s'étale le plan original ouvert par la notion de pratique. Dewey aurait ainsi contribué au renouveau des études sur les sciences, dépassant enfin le dualisme qui opposait épistémologues et sociologues vers une nouvelle épistémologie des pratiques de connaissance.
Cet ouvrage présente, pour la première fois au lecteur français, une série de textes clefs de la philosophie sociale et politique dans la tradition pragmatiste. Ces textes permettent de parcourir l'ensemble du XXe siècle pour ainsi montrer la continuité des enjeux abordés par le pragmatisme ainsi que sa capacité à se renouveler à travers la confrontation avec les défis majeurs du contemporain. La première partie présente des textes classiques, tous écrits entre 1912 et 1938, qui appartiennent à "l'âge d'or" du pragmatisme. Elle inclut des contributions célèbres de John Dewey mais également d'autres moins connues d'auteurs comme Jane Addams, George H. Mead et Sidney Hook. La deuxième partie comprend des textes qui font désormais partie des interprétations classiques de la pensée sociale et politique pragmatiste et qui s'inscrivent dans le mouvement de renouveau et de redécouverte de cette tradition aux Etats Unis dans les années 1980 et 1990. La troisième et dernière partie rassemble enfin des contributions plus récentes, qui invitent à élargir le champ d'analyse à des thématiques nouvelles telles que l'intersectionnalité et l'expérimentalisme démocratique.
Stavo-Debauge Joan ; Gonzalez Philippe ; Frega Rob
Que signifient les discours actuels en faveur du "post-séculier" ? Et pourquoi faudrait-il en finir avec l'âge séculier ? Qui l'exige ou le demande ? Quels sont les événements qui le requièrent ? Ces dernières années, un débat sur la place de la religion dans les démocraties libérales s'est engagé dans le monde intellectuel. Si certains ont parlé d'un âge séculier et d'autres d'une "société post-séculière", c'est parfois la dynamique même de sécularisation de l'espace public qui semble avoir été remise en cause. Plus profondément, ce sont les rapports entre religions, sciences et démocraties qui ont été questionnés. En faisant délibérément usage de ces termes au pluriel - pour indiquer qu'il existe différentes formes de religion, plusieurs genres de sciences et plusieurs conceptions de la démocratie - les contributions rassemblées dans ce volume entendent sonder ces rapports et cette pluralité. Le lecteur y trouvera la traduction française de plusieurs interventions de John Dewey sur l'antinaturalisme et la religion, des contributions de pragmatistes contemporains et des enquêtes sur le rôle public de la foi ou sur la mise en cause de l'autorité épistémique des sciences, aussi bien aux Etats-Unis, qu'en Europe et en Afrique du Nord.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.