Quel âge post-séculier ? Religions, démocraties, sciences
Stavo-Debauge Joan ; Gonzalez Philippe ; Frega Rob
EHESS
20,00 €
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EAN :9782713224836
Que signifient les discours actuels en faveur du "post-séculier" ? Et pourquoi faudrait-il en finir avec l'âge séculier ? Qui l'exige ou le demande ? Quels sont les événements qui le requièrent ? Ces dernières années, un débat sur la place de la religion dans les démocraties libérales s'est engagé dans le monde intellectuel. Si certains ont parlé d'un âge séculier et d'autres d'une "société post-séculière", c'est parfois la dynamique même de sécularisation de l'espace public qui semble avoir été remise en cause. Plus profondément, ce sont les rapports entre religions, sciences et démocraties qui ont été questionnés. En faisant délibérément usage de ces termes au pluriel - pour indiquer qu'il existe différentes formes de religion, plusieurs genres de sciences et plusieurs conceptions de la démocratie - les contributions rassemblées dans ce volume entendent sonder ces rapports et cette pluralité. Le lecteur y trouvera la traduction française de plusieurs interventions de John Dewey sur l'antinaturalisme et la religion, des contributions de pragmatistes contemporains et des enquêtes sur le rôle public de la foi ou sur la mise en cause de l'autorité épistémique des sciences, aussi bien aux Etats-Unis, qu'en Europe et en Afrique du Nord.
Nombre de pages
407
Date de parution
05/03/2015
Poids
650g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782713224836
Titre
Quel âge post-séculier ? Religions, démocraties, sciences
Auteur
Stavo-Debauge Joan ; Gonzalez Philippe ; Frega Rob
Editeur
EHESS
Largeur
150
Poids
650
Date de parution
20150305
Nombre de pages
407,00 €
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L'hospitalité est une qualité qui concerne la totalité des domaines de notre existence, privée comme publique, et se dit aussi bien de nos rapports aux personnes que de nos rapports aux choses, aux événements, aux environnements et aux situations : hospitalité que l'on attend d'espaces publics urbains accessibles ; hospitalité de la communauté politique, que l'on juge sévèrement lorsqu'elle se raidit ; hospitalité du marché du travail que les discriminations mettent à mal... Cet ouvrage s'attache aux mouvements de l'étranger qui vient à la communauté, mettant en question l'hospitalité de cette dernière et interrogeant la façon dont l'appartenance s'y éprouve. L'étranger ne sera pas ici figuré de la manière usuelle, sous les traits de "l'immigré" ou du "migrant". Ce mouvement ne concerne pas uniquement l'immigré, loin s'en faut. En faisant dialoguer philosophie et sciences sociales, " Qu'est-ce que l'hospitalité ? " voudrait contribuer à l'élaboration d'une sociologie réaliste de l'étranger, afin de mieux penser les tensions de l'hospitalité et de l'appartenance, dont la composition concerne toute communauté, à quelque échelle que ce soit.
Le loup entre dans la bergerie et nous nous effaçons avec élégance pour le laisser passer. Tel est le diagnostic posé par Joan Stavo-Debauge sur la pénétration pernicieuse du fondamentalisme protestant dans les espaces publics et académiques, aux USA tout particulièrement. Capables d'imposer à la société un agenda de discussion réactionnaire sur des domaines comme l'écologie, la contraception, le droit du travail ou l'homosexualité, ses leaders et intellectuels instrumentalisent la tolérance garantie à l'expression publique de la diversité des opinions pour occuper le terrain, sans autres compétences que celles prescrites par une lecture littérale de la Bible. Dans cette enquête, l'auteur explique avec moult détails les stratégies adoptées par les milieux fondamentalistes et évangéliques pour vicier la liberté d'opinion au profit de l'avènement d'un nouveau genre de théocratie. Cette présentation fait froid dans le dos, d'autant qu'une alliance contre nature s'amorce avec les partisans d'un post-sécularisme, emmenés par le philosophe Jürgen Habermas, dont Stavo-Debauge montre ici l'imprudence et déconstruit les arguments.
Résumé : Le premiers ouvrage en français considérant l'ensemble des interventions de John Dewey sur les religions pour montrer l'actualité de sa pensée comme antidote face aux fondamentalismes religieux Deux constats sont à l'origine de ce livre. D'une part, le débat qui agite depuis plusieurs années le monde académique autour du lien entre religions, sciences et espace public semble s'être fixé sur l'idée de "post-sécularité" . Or, sous couvert de rendre les sociétés plus hospitalières aux religions, cette idée profite essentiellement à des courants politico-religieux absolutistes et fondamentalistes. D'autre part, la solide expertise francophone qui s'est développée depuis les années 2000 sur le philosophe américain John Dewey (1859-1952) néglige trop souvent ses nombreux écrits consacrés à la critique des religions. Joan Stavo-Debauge retrace donc la généalogie de l'idée de "post-sécularité" et détaille les méfaits qu'elle peut masquer, comme les mobilisations contre l'avortement, les droits des personnes LGBT, l'expertise scientifique ou encore les politiques écologiques. Il s'appuie ensuite sur les écrits de John Dewey pour remettre au jour la pleine puissance de sa critique des religions fondée sur une pensée naturaliste et pragmatiste et la présenter comme un antidote efficace aux fondamentalismes religieux. Joan Stavo-Debauge est docteur habilité à diriger des recherches en sociologie, chercheur à la Haute Ecole de Santé Vaud (Suisse) et membre associé du Centre d'étude des mouvements sociaux de l'EHESS, du laboratoire Théorie sociale, enquête critique, médiations, action publique de l'Université de Lausanne et du Centre de recherches interdisciplinaires Démocratie, Institutions, Subjectivité de l'Université catholique de Louvain (Belgique). Ses travaux portent principalement sur l'hospitalité et la sociologie des problèmes publics et de l'espace public.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Au Ve siècle av. J.-C., les Athéniens pouvaient exiler pour dix ans un citoyen soupçonné d'aspirer à la tyrannie, sans autre forme de procès. Le nom de la victime était inscrit sur des tessons d'argile : les ostraka. Conservés par milliers, ces fragments de poterie livrent aujourd'hui une parole populaire d'une rare intensité : aux noms s'ajoutent parfois des dessins moqueurs et des injures cinglantes adressées aux figures honnies de la cité. Souvent conçue comme un instrument d'oppression populaire, la procédure d'ostracisme était en réalité fort régulée : arbitraire dans son principe, elle était encadrée dans son déroulement et limitée dans ses effets. C'est ce qui explique qu'elle fut globalement acceptée, y compris par ceux qui en furent la cible. Elle permit de domestiquer les citoyens les plus puissants sans provoquer leur défection ni leur révolte. S'appuyant sur une documentation iconographique exceptionnelle, Vincent Azoulay enquête sur l'une des institutions les plus déroutantes de la démocratie athénienne. Il en met au jour le moteur caché - l'honneur et l'infamie - et en explore les résurgences de la Florence de la Renaissance à la Révolution française, jusqu'aux usages contemporains du "dégagisme".
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.