La Corse du XVe siècle. Politique et société 1433-1483
Franzini Antoine
ALAIN PIAZZOLA
18,00 €
Épuisé
EAN :9782915410228
Dans le cœur du XVe siècle, la Corse est une île italienne, bien plus proche de Rome, de Pise, de Milan, de Gênes ou de Florence qu'on le pense souvent. Bien sûr, elle est une région insulaire, montagneuse et couverte de forêts, un conservatoire des pratiques anciennes. Mais elle est aussi partie prenante du laboratoire politique italien du Quattrocento. Les cinquante années qui courent de 1433 à 1483, complexes, chaotiques et tumultueuses, étaient particulièrement mal connues. Cette époque de mutation est mise ici en perspective avec le siècle qui la précède et la prépare, puis observée dans son détail afin de construire l'histoire d'une société, qui soit une histoire du politique. Pour remplir ce programme, l'auteur a choisi de croiser trois points de vue. Pour la domination de l'île, le modèle princier s'impose peu à peu aux dépens du modèle seigneurial et comtal, tandis que le modèle des républiques aristocratiques supplante le modèle communal. Pour le gouvernement des hommes, l'Office génois de Saint-Georges, mais aussi l'Église, adoptent de nouvelles pratiques. Enfin, une société s'invente, à la faveur du rassemblement de certaines communautés paysannes ou de la fondation d'une première ville, Bastia. Autour d'elle s'organisera bientôt cette société villageoise et paroissiale, dont la primauté s'étendra jusqu'à la moitié du XXe siècle, mais qui est encore en gésine dans le cœur du XVe siècle. La dispersion des sources manuscrites se rapportant à la Corse entre Gênes, Milan et bien d'autres fonds d'archives, a sans doute été longtemps un obstacle à une synthèse d'histoire médiévale de cette île. Ce livre en est une des premières tentatives.
Nombre de pages
742
Date de parution
13/10/2005
Poids
1 305g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782915410228
Titre
La Corse du XVe siècle. Politique et société 1433-1483
Auteur
Franzini Antoine
Editeur
ALAIN PIAZZOLA
Largeur
175
Poids
1305
Date de parution
20051013
Nombre de pages
742,00 €
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Reprenant le thème des relations entre la Corse et la péninsule italienne, ce dossier s'inscrit dans cette tradition tout en proposant un vrai renouveau des études sur la Corse médiévale.
En janvier 1785, Stefano Monti écrit à Fabiano Bertola, son ancien élève, une très longue lettre emplie de verve et de fureur. Dans ce texte truculent, la présence insistante de la sexualité se mêle à des considérations économiques et sociales cruelles sur la famille du jeune homme. Une fois venu 1789, les deux hommes s'engagent en première ligne dans les partis opposés de la Révolution française. Cette lettre exceptionnelle et les événements révolutionnaires où Stefano et Fabiano sont emportés offrent à l'historien l'occasion d'observer au microscope la politisation de l'intime. Ces deux personnages, nés dans la Corse du XVIIIe siècle, incarnent la violente opposition entre une démarche vertueuse, sensible à la simplicité des moeurs, chère aux républicains, et le modèle du raffinement et de l'efféminement "aristocrate". Alors que, dans ces années, les frontières entre les hommes et les femmes s'affirmaient, renvoyant pour longtemps les femmes à la maison et à leur rôle de mère, la naissance d'un modèle d'homme raffiné, attaché à la proximité des femmes, allait se mêler à l'histoire du politique.
L'ensemble des quatre visites apostoliques menées dans l'île entre XVIe et XVIIIe siècles est spécialement précieux pour la recherche à de multiples niveaux. En ce qui concerne la Balagne, elles sont particulièrement riches. La première visite a été menée entre 1586 et 1590 par Nicolao Mascardi, évêque de Mariana et Accia. En 1616, c'était le tour de Girolamo Curlo, évêque de Vintimille. Giovanni Battista Spinola, évêque de Luni et Sarzana, offre en 1686 la seule visite à couvrir l'île entière, y compris Bonifacio. Enfin, Cesare Crescenzio De Angelis puis Tomaso Struzzieri ont mené entre 1760 et 1770 une visite dans le contexte éminemment politique des révolutions qui animaient la Corse depuis une trentaine d'années. Ces quatre visites apostoliques, les seules aux temps dits modernes n'ont jamais été publiées. Cette édition, limitée aux 36 communes actuelles du Pays de Balagne, permettra aux chercheurs de disposer d'un modèle de transcription pour les autres régions de l'île.
Vergé-Franceschi Michel ; Franzini Antoine ; Bousq
La mer et les océans n'ont cessé de rapprocher les hommes et les marchandises au cours des âges. Une équipe d'universitaires nous montre ici combien riches et fructueux ont été ces échanges. Antoine Franzini - auteur d'une thèse récente remarquée sur la Corse du XVe siècle - inaugure l'ouvrage en nous parlant du commerce bonifacien à la fin du moyen âge. Christine Bousquet (Université de Bordeaux) nous pose une question: La cartographie médiévale, acteur et témoin des échanges maritimes? François Moureau, professeur à la Sorbonne, nous retrace l'Histoire du commerce en Méditerranée à travers les philosophes des Lumières. Josette Pontet et Claire Laux (Université de Bordeaux) nous entraînent dans l'Atlantique et sur les rives du Pacifique. Xavier Labat-Saint-Vincent (Paris IV) et Michel Vergé-Franceschi nous ramènent en Méditerranée, à Marseille au XVIIIe siècle où le grand négoce maritime est alors dominé par le plus riche armateur du port: Georges Roux de Corse (1704-1792), originaire de Centuri (cap Corse).
Tomas Heuer photographie l'invisible. Il a trouvé le procédé apparemment le plus simple, mais finalement le plus ingénieux : laisser l'invisible se photographier lui-même. Comme il le dit, " Il faut d'abord se faire inviter par l'Arbre ". Puis, dans le silence et l'obscurité propices de la nuit, il lui propose le miroir où son reflet se fixera, un appareil photographique en pause, sensible au subtil, au presque à la luminescence plus qu'à la lumière... Avec pour seule compagnie le renard et la chouette, le photographe et son appareil devenus comme eux nyctalopes, regardent... L'?il magnifié capte la ronde concentrique des planètes, le sillage des astres, la grande pulsation du ciel, tel un organisme géant. L'Arbre cosmique se révèle, il émet cette mystérieuse bio-luminescence du vivant et se découvre tel qu'il est, le médiateur par excellence de la communication entre le ciel et la terre. Devant ces visions infiniment poétiques et parfaitement concrètes, l'observateur attentif sait qu'il fait lui même partie du spectacle. Le culte que rendaient à l'Arbre les civilisations antiques de tous les pays, de tous les continents, nous semble proche et familier. Voilà ce que met sous nos yeux Tomas Heuer dont l'objectif est une fenêtre ouverte sur l'unicité du monde tel qu'il est. " Jacques Brosse
Né vers 1520 à Vescovato, Marc Antonio Ceccaldi achève son Historia di Corsica un an avant sa mort en 1560 et n'aura donc pas le temps de publier son livre, pourtant manifestement prêt pour l'impression. C'est donc son successeur, Anton Pietro Filippini, qui après avoir ajouté une dernière partie de sa main, fera paraître l'ensemble sous son nom, en 1594, grâce à l'appui financier du maréchal Alphonse d'Omano, fils du colonel Sampiero Corso. La grande idée de Ceccaldi est toute résumée par le titre qu'il a choisi, Historia di Corsica. Un titre que Filippini utilisera quelque part sans le comprendre. Car, bien que reprenant la forme chronologique du récit de ses prédécesseurs, et en réécrivant et en développant la partie de Montegiani (1464 -1520), le texte de Ceccaldi lui-même (1520 -1560) a une tout autre ampleur qu'une simple chronique des faits survenus en Corse: le Vescovatais s'intéresse au reste du conflit en cours, aux affaires de Toscane, aux guerres initiées par la papauté ou au conflit dans le Nord-Est de la France. Contrairement à Filippini, auteur d'une Guerre de Sampiero vue de Vescovato, où le détail concurrence l'essentiel, Ceccaldi a une vue d'ensemble du conflit en Corse et de son imbrication dans un conflit plus vaste qui oppose Habsbourgs et Valois dont il n'est qu'une des manifestations. Par sa largeur de vue, par sa capacité à hiérarchiser les informations, par son style, Ceccaldi tranche avec ses prédécesseurs comme avec son successeur. On peut dire sans se tromper qu'il est bel et bien le premier historien de l'île. Cette nouvelle édition bilingue met constamment en perspective le texte du chroniqueur, nouvellement établi, avec les documents d'archives et mémoires du temps.