Les visites apostoliques en Balagne entre le XVIe et le XVIIIe siècles. Un regard sur la société cor
Franzini Antoine ; Belgodere de Bagnaja Louis
ALAIN PIAZZOLA
20,00 €
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EAN :9782364791183
L'ensemble des quatre visites apostoliques menées dans l'île entre XVIe et XVIIIe siècles est spécialement précieux pour la recherche à de multiples niveaux. En ce qui concerne la Balagne, elles sont particulièrement riches. La première visite a été menée entre 1586 et 1590 par Nicolao Mascardi, évêque de Mariana et Accia. En 1616, c'était le tour de Girolamo Curlo, évêque de Vintimille. Giovanni Battista Spinola, évêque de Luni et Sarzana, offre en 1686 la seule visite à couvrir l'île entière, y compris Bonifacio. Enfin, Cesare Crescenzio De Angelis puis Tomaso Struzzieri ont mené entre 1760 et 1770 une visite dans le contexte éminemment politique des révolutions qui animaient la Corse depuis une trentaine d'années. Ces quatre visites apostoliques, les seules aux temps dits modernes n'ont jamais été publiées. Cette édition, limitée aux 36 communes actuelles du Pays de Balagne, permettra aux chercheurs de disposer d'un modèle de transcription pour les autres régions de l'île.
Nombre de pages
696
Date de parution
25/07/2020
Poids
1 129g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782364791183
Titre
Les visites apostoliques en Balagne entre le XVIe et le XVIIIe siècles. Un regard sur la société cor
Auteur
Franzini Antoine ; Belgodere de Bagnaja Louis
Editeur
ALAIN PIAZZOLA
Largeur
170
Poids
1129
Date de parution
20200725
Nombre de pages
696,00 €
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Dans le cœur du XVe siècle, la Corse est une île italienne, bien plus proche de Rome, de Pise, de Milan, de Gênes ou de Florence qu'on le pense souvent. Bien sûr, elle est une région insulaire, montagneuse et couverte de forêts, un conservatoire des pratiques anciennes. Mais elle est aussi partie prenante du laboratoire politique italien du Quattrocento. Les cinquante années qui courent de 1433 à 1483, complexes, chaotiques et tumultueuses, étaient particulièrement mal connues. Cette époque de mutation est mise ici en perspective avec le siècle qui la précède et la prépare, puis observée dans son détail afin de construire l'histoire d'une société, qui soit une histoire du politique. Pour remplir ce programme, l'auteur a choisi de croiser trois points de vue. Pour la domination de l'île, le modèle princier s'impose peu à peu aux dépens du modèle seigneurial et comtal, tandis que le modèle des républiques aristocratiques supplante le modèle communal. Pour le gouvernement des hommes, l'Office génois de Saint-Georges, mais aussi l'Église, adoptent de nouvelles pratiques. Enfin, une société s'invente, à la faveur du rassemblement de certaines communautés paysannes ou de la fondation d'une première ville, Bastia. Autour d'elle s'organisera bientôt cette société villageoise et paroissiale, dont la primauté s'étendra jusqu'à la moitié du XXe siècle, mais qui est encore en gésine dans le cœur du XVe siècle. La dispersion des sources manuscrites se rapportant à la Corse entre Gênes, Milan et bien d'autres fonds d'archives, a sans doute été longtemps un obstacle à une synthèse d'histoire médiévale de cette île. Ce livre en est une des premières tentatives.
Reprenant le thème des relations entre la Corse et la péninsule italienne, ce dossier s'inscrit dans cette tradition tout en proposant un vrai renouveau des études sur la Corse médiévale.
En janvier 1785, Stefano Monti écrit à Fabiano Bertola, son ancien élève, une très longue lettre emplie de verve et de fureur. Dans ce texte truculent, la présence insistante de la sexualité se mêle à des considérations économiques et sociales cruelles sur la famille du jeune homme. Une fois venu 1789, les deux hommes s'engagent en première ligne dans les partis opposés de la Révolution française. Cette lettre exceptionnelle et les événements révolutionnaires où Stefano et Fabiano sont emportés offrent à l'historien l'occasion d'observer au microscope la politisation de l'intime. Ces deux personnages, nés dans la Corse du XVIIIe siècle, incarnent la violente opposition entre une démarche vertueuse, sensible à la simplicité des moeurs, chère aux républicains, et le modèle du raffinement et de l'efféminement "aristocrate". Alors que, dans ces années, les frontières entre les hommes et les femmes s'affirmaient, renvoyant pour longtemps les femmes à la maison et à leur rôle de mère, la naissance d'un modèle d'homme raffiné, attaché à la proximité des femmes, allait se mêler à l'histoire du politique.
Vergé-Franceschi Michel ; Franzini Antoine ; Bousq
La mer et les océans n'ont cessé de rapprocher les hommes et les marchandises au cours des âges. Une équipe d'universitaires nous montre ici combien riches et fructueux ont été ces échanges. Antoine Franzini - auteur d'une thèse récente remarquée sur la Corse du XVe siècle - inaugure l'ouvrage en nous parlant du commerce bonifacien à la fin du moyen âge. Christine Bousquet (Université de Bordeaux) nous pose une question: La cartographie médiévale, acteur et témoin des échanges maritimes? François Moureau, professeur à la Sorbonne, nous retrace l'Histoire du commerce en Méditerranée à travers les philosophes des Lumières. Josette Pontet et Claire Laux (Université de Bordeaux) nous entraînent dans l'Atlantique et sur les rives du Pacifique. Xavier Labat-Saint-Vincent (Paris IV) et Michel Vergé-Franceschi nous ramènent en Méditerranée, à Marseille au XVIIIe siècle où le grand négoce maritime est alors dominé par le plus riche armateur du port: Georges Roux de Corse (1704-1792), originaire de Centuri (cap Corse).