Annam-Tonkin (1885-1896). Lettrés et paysans vietnamiens face à la conquête coloniale
Fourniau Charles
L'HARMATTAN
32,00 €
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EAN :9782738401380
Le contact colonial en Indochine, particulièrement en Annam et au Tonkin, dans sa première phase, n'avait encore jamais été étudié sérieusement dans sa complexité et ses contradictions entre le fait colonial et le fait national. Les récits sur les Pavillons Noirs et autres bandes chinoises masquèrent le fait capital d'une résistance nationale vietnamienne aux aspects multiples, dont la forme armée, le Cân Vúóng (aider le Roi) dura dix ans, menée par les lettrés confucéens et soutenue par la majorité de la paysannerie. L'âpreté de la lutte est cependant attestée aussi bien par ce qu'elle a coûté au budget français (un demi-milliard de francs-or) que par une succession d'événements tragiques : le sac de Huê, des incendies de villages, des épidémies de choléra, le massacre de plusieurs dizaines de milliers de catholiques, etc... L'opinion métropolitaine connut très mal toute cette affaire et l'historiographie perpétua cette ignorance jusqu'à une date récente. Ces faits n'en constituent pas moins un aspect majeur aussi bien de l'histoire du peuple vietnamien que de l'expansion française. Pendant des années le Tonkin occupa une place importante, parfois décisive dans les débats de la République, au Parlement et dans la presse. En même temps se mettaient en place une administration, une société et une économie coloniale, sous la direction de quelques-uns des grands noms de la IIIe République (P. Bert, Constans, de Lanessan). L'établissement de cette France d'Asie est encore embryonnaire en 1895 quand, avec l'écrasement du Cân Vúóng s'achève cette première période de la résistance vietnamienne et de la domination française sur le nord et le centre du Vietnam. Mais la spécificité et l'importance de cet ensemble de faits en rendent l'étude indispensable pour la connaissance générale du colonialisme français, de son implantation et de son évolution en Indochine, comme des racines modernes du nationalisme vietnamien.
Nombre de pages
280
Date de parution
03/05/2000
Poids
484g
Largeur
155mm
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EAN
9782738401380
Titre
Annam-Tonkin (1885-1896). Lettrés et paysans vietnamiens face à la conquête coloniale
ISBN
2738401384
Auteur
Fourniau Charles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
484
Date de parution
20000503
Nombre de pages
280,00 €
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Le Vietnam occupe une place particulière dans ce qui fut l'empire colonial français, et insuffisante dans notre historiographie. De nombreux points demandent à être étudiés de plus près : Comment s'est faite la conquête des différentes parties du Vietnam par la France, et comment ont été mises en place les premières phases de l'exploitation, puis les tentatives de " coopération indochinoise " ? Pour répondre à ce questionnement, il fallait suivre chronologiquement et à partir de la multitude des sources, notamment d'archives, les spécificités complexes des 56 premières années de ce contact franco-vietnamien. Cet ouvrage s'efforce d'étudier conjointement les aspects essentiels de l'affrontement de la domination coloniale et du mouvement national vietnamien. L'étude approfondie de ces premières phases du contact franco-vietnamien intéresse donc : - L'histoire nationale, politique, économique et culturelle du Vietnam. - L'histoire générale du colonialisme français dont l'Indochine était un des fleurons. - L'histoire des évolutions politiques intérieures françaises (rôle de Napoléon III, chute de Jules Ferry, rôle des gambettistes, des radicaux...). - L'histoire des relations internationales en Asie (guerre franco-chinoise, chemin de fer du Yunnan...). Malgré les avancées importantes de l'historiographie récente, des aspects déterminants étaient encore à préciser, en en renouvelant, au moins partiellement, la périodisation et les problématiques. Il n'en reste pas moins que cette étude pose par elle même une multitude de questions, et signale d'immenses et multiples champs de recherche.
En quarante ans, le Vietnam a connu une histoire tragique et complexe, et a évolué avec une grande rapidité. 1960 : cinq ans après le départ des dernières troupes françaises, le Vietnam est coupé en deux, et le Nord, la République Démocratique du Vietnam (RDV), panse les plaies de la guerre " française ", et se lance dans une expérience de construction du socialisme. De 1965 à 1975, la RDV connaît la guerre, et pendant sept ans les terribles bombardements américains. En 1986, dix ans après la réunification, le Doi Moi lance le Vietnam dans une expérience originale qui retient l'attention de tout observateur du monde contemporain. En 2000, le Vietnam, membre de l'Asean, exportateur majeur de riz et de café, est une puissance stable, coopérant avec le monde entier, dont la France ; qui est son premier partenaire européen. C'est ce parcours qu'a suivi l'auteur de cet ouvrage, au cours de dix-sept séjours ou missions, moissonnant l'information aussi bien en visitant les villages qu'au cours d'entretiens avec les dirigeants du pays. Il livre ici un témoignage exceptionnel, qu'il reconnaît bien volontiers être partiel et subjectif, comme tout témoignage Mais il le livre comme une contribution à l'information de l'opinion publique.
Résumé : Le personnage de Hoàng Hoa Thâm, dit le Dê Thâm, est aujourd'hui à peu près totalement inconnu du public français. La figure s'est peu à peu dissipée dans la nuit des temps de celui qui, avec une poignée d'hommes, tint en échec le corps expéditionnaire français au Tonkin durant les quelque trente ans qui s'écoulèrent entre le début des années 1880 et le 10 février 1913. Paysan illettré, il se révéla dans l'action un authentique génie militaire, à la fois stratège et tacticien, qui sut mettre au point des techniques de combat et de camouflage qu'utilisèrent, quelques décennies plus tard, les combattants du Viêt Minh. Jamais vaincu, jamais capturé, sa mort fut le fruit de la trahison et des basses ?uvres de la police coloniale. Mais le Dê Thàm ne fut pas seulement un redoutable chef de guerre ; à la fois subtil et déterminé, porteur d'un idéal patriotique indéfectible, attaché aux valeurs traditionnelles de son pays, pénétré des croyances et des superstitions qu'il partageait avec la paysannerie tonkinoise dont il était issu, les divers aspects de la personnalité du " tigre du Yên Thê " font également de ce dernier un être profondément humain. Son origine populaire et sa passion sans borne pour l'indépendance de sa patrie firent de lui, trois décennies après son assassinat, un modèle auquel chaque combattant viêt minh s'identifia spontanément. C'est ainsi que le paysan-soldat qu'il fut de son vivant devint le héros national qu'il est aujourd'hui.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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