À l'orée du XIX? siècle, un original de génie déclarait la guerre aux moralistes. Après un réquisitoire contre les moeurs qu'avait observées sa vue perçante, stigmatisant, à la manière de Juvénal, le mariage, le cocuage, la famille, l'oppression de la femme, les frustrations de la vieillesse, l'hypocrisie d'interdits partout violés en secret, Fourier ouvrait la voie à la révolution sexuelle. Le grand "utopiste" (mais était-ce de l'utopie ?) annonçait la venue d'une société heureuse où l'amour, sous toutes ses formes et à tous les âges, serait libre, où marcheraient de front plaisir et travail, où les passions, cessant d'être réprimées, ne tourneraient plus en névroses et contribueraient, chacune à sa manière, au bonheur de tous, où l'orgie ne serait plus débauche mais lien social.
Nombre de pages
288
Date de parution
26/10/1993
Poids
170g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782070328109
Titre
Vers la liberté en amour
Auteur
Fourier Charles
Editeur
FOLIO
Largeur
109
Poids
170
Date de parution
19931026
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans ce texte aussi bref que totalement loufoque, Charles Fourier explique pourquoi, à son sens et dans le cadre de son utopie des « Phalanges » et des « Séries », il faut impérativement développer chez les « chérubins » (les enfants de quatre ans et demi à six ans et demi) le sens du merveilleux et de la gourmandise.Adepte, en effet, de l'utilisation des faiblesses ou des défauts de chacun pour le plus grand bénéfice de tous, il estime que non seulement l'Opéra « fait partie intégrante de l'industrie, puisqu'il y intervient comme alternant nécessaire et aussi nécessaire que l'arrosage après la chaleur », mais encore que l'on y doit conduire - tout comme au théâtre - les jeunes enfants afin de leur inculquer le goût du chant et de la musique. Idem pour la cuisine, dont il faut confier la responsabilité de la confection aux plus gourmands et aux plus gloutons - donc aux enfants ! Au passage, le lecteur découvrira pas moins de quarante-deux manières d'accommoder les oeufs et quelques vingt-sept sortes de soupes - ce qui ne manque pas de saveur lorsqu'on connaît la frugalité, pour ne pas dire l'ascétisme de Fourier...
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys