Ce livre a reçu le Prix Joseph Saillet de l'Académie des Sciences morales et politiques 2010 Dans une société moderne, le juste prévaut sur le bien et se fonde sur le principe d'accord unanime entendu comme idéal régulateur. Cette fondation étant purement formelle, il reste impératif de recourir à un matériau empirique pour lui donner corps. La théorie empirique de la justice sociale proposée dans ce livre se présente ainsi comme le fruit d'un équilibre réfléchi entre d'un côté les jugements bien pesés que l'on repère empiriquement au sein du débat public et, de l'autre, les justifications théoriques, souvent traitées par des philosophes et qui découlent de ce fondement. De nombreux sondages représentatifs, effectués dans différents pays développés, sont analysés pour établir le bien-fondé de cette approche. Ils montrent que les enquêtés mobilisent des principes de justice compatibles avec l'horizon de l'accord unanime, les hiérarchisent selon certaines priorités, et composent entre différentes exigences, comme la reconnaissance des mérites individuels ou la réduction des inégalités économiques, pour juger de la justice ou de l'injustice de leur propre situation comme de celle de leur société. En cherchant à raisonner en se mettant à la place de tout autre, ils privilégient le raisonnable, c'est-à-dire le respect des raisons des autres même lorsqu'ils défendent des valeurs différentes.
Nombre de pages
347
Date de parution
04/03/2010
Poids
433g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782705669614
Titre
Une théorie empirique de la justice sociale
Auteur
Forsé Michel ; Parodi Maxime
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
433
Date de parution
20100304
Nombre de pages
347,00 €
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Sommaire de l'ouvrage Chap. 1 La division du travail Chap. 2 Les liens sociaux Chap. 3 La famille contemporaine Chap. 4 Les classes sociales Chap. 5 Action collective et conflits Chap. 6 La stratification sociale Chap. 7 La mobilité sociale Chap. 8 L'inégalité des chances Chap. 9 Egalité et démocratie Chap. 10 Valeurs et rationalisation
Résumé : L'analyse structurelle est une méthode de recherche qui a été utilisée dans des contextes variés. Elle consiste à modéliser sous une forme matricielle un ensemble de liaisons qualitatives entre phénomènes. L'appliquer ici à l'étude de relations causales entre tendances du changement macor-social sera l'occasion de poser des problèmes théoriques d'ensemble. Comment dégager la structure de ces liaisons ? Peut-on, malgré de nombreuses circularités, repérer et hiérarchiser les causes ou effets indirects, et de ce fait souvent inattendus, d'une évolution ? En fin de compte, comment progresser dans la réduction de la complexité. Répondre à ces questions suppose de délimiter le statut épistémologique de la causalité et de préciser les particularités de la méthode et des techniques d'analyse. Pour ce faire, la matrice liant les 60 tendances de transformation de la société française présentées par Louis Dirn (La société française en tendances, PUF, coll. " Sociologie d'aujourd'hui ", 1990) servira de cadre de référence. Plusieurs diagnostics structuraux sur le changement social pourront ainsi être formulés.
L'étude du bien-être relève d'une longue tradition en philosophie depuis Aristote et les psychologues ont été les premiers à mesurer scientifiquement le bien-être et le bonheur des individus. Bien développée chez les sociologues en Allemagne, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, l'étude du bien-être l'est beaucoup moins en France et au sein de la sociologie de langue française. L'Année sociologique est la première revue française de sociologie à publier un numéro thématique sur le bien-être, sous la direction de Michel Forsé et Simon Langlois (numéro 2, 2014). En plus d'un article sur l'état de l'art des travaux ayant porté sur ce thème, le numéro comprend une comparaison européenne sur les mesures de bien-être, une étude sur l'évolution du bien-être en France, l'analyse de deux enquêtes (française et québécoise) sur le bien-être et le sentiment de justice, et enfin deux articles portant l'un sur le bien-être à l'école et l'autre, sur le bien-être et le vieillissement.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.