Flaherty Robert ; Carpenter Edmund ; Antonnikov Ev
HEROS LIMITE
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EAN :9782940358403
L'HISTOIRE DE COMOCK L'ESQUIMAU, racontée à Robert Flaherty, éditée par Edmund Carpenter. En 1902, Comock conduisit sa famille affamée à travers la banquise, tentant d'atteindre une île giboyeuse. Munis uniquement d'un petit couteau et de quelques pierres leur servant d'outils, ces Inuits réussirent à survivre - et même à prospérer - sur l'île déserte et glaciale dont ils étaient les seuls habitants humains. Dix ans plus tard, Comock retourna sur la terre ferme en compagnie des siens à bord d'une embarcation faite de bois de flottage et d'os de haleine. Cornock raconta son histoire extraordinaire à Robert Flaherty en 1912. Bien des années plus tard, le réalisateur consigna par écrit ce récit qui s'avéra aussi puissant et intemporel que son célèbre film documentaire Nanouk l'Esquimau. Edmund Carpenter, un anthropologue et réalisateur qui, à son tour, a entrepris de nombreuses expéditions dans le Nord du Canada et y a fréquenté les Inuits, a exhumé les merveilleux dessins qui illustrent ce récit et a écrit un épilogue circonstancié à l'Histoire de Comock.
Nombre de pages
90
Date de parution
16/10/2009
Poids
344g
Largeur
228mm
Plus d'informations
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EAN
9782940358403
Titre
L'histoire de Comock l'Esquimau
Auteur
Flaherty Robert ; Carpenter Edmund ; Antonnikov Ev
Editeur
HEROS LIMITE
Largeur
228
Poids
344
Date de parution
20091016
Nombre de pages
90,00 €
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Voir l'Homme d'Aran (1936), c'est partir en voyage dans un lieu à la fois réel et figuré, animé par des îliens qui mêlent vérité et mensonge dans un grand jeu orchestré par Robert Flaherty. C'est aussi faire une expérience doublement fictive, celle qu'offre le cinéma et celle que constitue toute excursion en direction d'une île, quelque part entre perte et renaissance. Sur les traces du réalisateur de Nanook, Man of the North et de Louisiana Story, nous pénétrons dans un temps et un lieu hantés par les mythes: ceux des origines et de la fin des temps, celui d'une famille et d'une communauté sublimées, celui d'une lutte impitoyable entre des humains issus d'un monde adamique et un océan doté d'une existence et de pouvoirs tout puissants. Grâce aux plans sidérants de Flaherty filmant quelques marins partis à la pêche au requin ou perdus dans les flots déchainés, l'univers grandiose et dépouillé que constitue Inis Mór, une des trois îles de l'archipel situé à l'ouest de Galway (Irlande), se charge d'une intensité tragique conjuguant la force du réel à celle issue des contes et des légendes confrontant l'homme à la mer. Ce film unique et inclassable, entre documentaire et fiction, est le fruit de la rencontre d'un cinéaste inspiré, novateur et lyrique avec une communauté prête à prendre tous les risques pour quelques miettes d'éternité. Au cours de cet échange va s'inventer une méthode archaïque et moderne, enfantine et joueuse, permettant au génie de Flaherty d'atteindre des sommets. L'étude des conditions épiques du tournage, l'inscription du film dans l'oeuvre et dans l'histoire du cinéma documentaire, ainsi que l'analyse précise de ses partis pris esthétiques, nous permettent de mieux saisir la conjonction singulière qu'elles révèlent: celle qui se dessine entre mythe, île et cinéma.
Alors que tout le monde se prépare pour l'hiver qui approche deux filles s'éloignent de leur camp, suivant un chemin formé de pierres à la fois étranges et magnifiques. Mais ce qui s'annonçait comme un après-midi paisible au coeur de la toundra devient rapidement cauchemardesque : les filles se retrouvent piégées dans la grotte de Mangittatuarjuk - la croqueuse de pierre !
O'Flaherty Liam ; Reumaux Patrick ; Carteret Xavie
Pas vraiment nécessaire de présenter Liam O'Flaherty, né en 1896 sur les Iles d'Aran, aujourd'hui inhabitées - mort en 1984, mondialement connu par le film que John Ford a tiré en 1935 de son roman Le Mouchard (The Informer). Voilà un enragé d'Irlandais qui n'a de cesse de débarrasser l'Irlande des brumes mythologiques qui lui tissent un manteau de pacotille. Rien d'autre ici que la terre noire, la tourbe, la mer, les bêtes - à plumes ou à poils - héroïnes des nouvelles ici traduites, où l'on rencontre des poules jalouses, un cormoran blessé, un lapin noir presque surnaturel, un petit chien blanc, un papillon folâtre, un congre monstrueux et où l'on assiste à la mort d'une vache, à la naissance de trois agneaux, au martyr d'un bouvillon, à la destruction d'un nid et à la lutte à mort entre une chèvre sauvage et un chien affamé. La devise de Liam O'Flaherty est la rage. Bas les masques, ici et maintenant. Le style, à la mesure du propos, est celui d'un baroudeur ; la langue, taillée à la hache.
Pour son numéro 50, L'Ours Blanc propose à ses lectrices et lecteurs de découvrir l'écriture à deux mains de deux poètes français connus et reconnus, Anne Portugal et Vincent Broqua. Ils cosignent ici une suite de théorèmes littéraires dans lesquels se noue un dialogue complice et amusé autour des questions fondamentales qu'engage l'acte d'écriture et son rapport au monde.
L?écrivain et critique David Bosc tente dans ce court texte de penser le rapport singulier que les écrivains peuvent entretenir avec le langage. Son texte s?ouvre sur l?adage fameux de Nicolas Boileau, selon lequel « Ce que l?on conçoit bien s?énonce clairement ». Cette affirmation est d?emblée mise en regard d?autres citations qui constituent autant de témoignages d?écrivains sur leur expérience. David Bosc, en lecteur et en écrivain, entre en dialogue avec ces voix plurielles et s?interroge avec elles sur la place de l?intention et du rythme dans l?écriture, sur ce qui peut pousser à écrire, ou sur ce qu?on peut entendre ou désigner par auteur ou créateur. Il se fraie un chemin à travers des mots dont il fait entendre toute l?épaisseur de sens : celui d?instance, par exemple, qui serait peut-être plus juste que celui d?auteur pour penser la création. Il fait ainsi résonner, dans ce tissage de voix d?autres «praticiens» et penseurs, , et ce depuis leur singularité, une expérience commune de l?écriture, celle d?un non-savoir, et d?une aventure qui relève moins d?une intention maîtrisée que d?un perdre pied au sein du langage. Ce texte reprend une conférence prononcée au Banquet du livre d?automne de Lagrasse, le 29 octobre 2016.
Quitter les lieux communs, prendre ses distances avec tel ou tel discours à la mode et retrouver enfin "une parole dense, une culture fondée, un monde intimement et intensément vécu" . Voici, pour le poète, l'essentiel. Territoires chamaniquesest le fruit d'un long travail de récolte de chants et de poèmes oraux. Kenneth White nous introduit avec jubilation à une poésie première, qui n'a cessé de nourrir, à travers le monde, un sentiment de proximité avec les choses et les êtres. Une poésie qui dessine une géographie originale et originelle dont les contours délimitent les fondements mêmes de notre culture. Cet ouvrage a fait l'objet d'une première édition en 2007.