Africa on my mind. Histoire sociale de l'afrocentrisme aux Etats-Unis
Fila-Bakabadio Sarah
INDES SAVANTES
35,00 €
Epuisé
EAN :9782846543583
Africa on MyMind propose une plongée en afrocentrisme. Le terme afrocentrisme désigne une idée, des pratiques et des courants de pensée destinés à observer le monde d'un point de vue dit "africain". Aux Etats-Unis, il s'est diffusé dans les années 1990 avec l'apparition d'afrocentrismes universitaires menés par trois historiens : Molefi Asante, Maulana Karenga et Leonard Jeffries. Il a alors généré des concepts et des usages sociaux et culturels dont beaucoup ignorent aujourd'hui les origines. Des enseignements sur l'histoire, de l'Egypte antique à Kwanzaa, le "Noël noir", à la vente de poupées Barbie ghanéennes, en passant par les rites de passage, l'afrocentrisme s'est progressivement transformé en afrocentrismes et a pénétré le quotidien des Africains-Américains pour y incarner leur héritage africain. Par cette étude pluridisciplinaire, Sarah Fila-Bakabadio effectue une exploration inédite de milieux traditionnellement difficile d'accès. Elle en propose une généalogie et souligne les liens étroits entre les histoires africaine et afro-américaine qui, des nationalismes afro-américains aux indépendances africaines, interagissent dans des espaces désormais nommés Atlantique noir ou diaspora africaine. Cette étude offre une vision originale d'un phénomène finalement mal connu au-delà des débats parfois polémiques qu'il suscite. Elle est un parcours qui, des églises de Washington aux ghettos de New York, interroge les constructions identitaires, les mémoires, les imaginaires d'Afrique.
Nombre de pages
416
Date de parution
14/01/2016
Poids
650g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782846543583
Titre
Africa on my mind. Histoire sociale de l'afrocentrisme aux Etats-Unis
Auteur
Fila-Bakabadio Sarah
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
160
Poids
650
Date de parution
20160114
Nombre de pages
416,00 €
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Epuisé
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« Madame, comment faites-vous en tant que femme noire ? » Cette question est celle de Maëlys, l'une de mes étudiantes. Elle est le point de départ et la raison d'être de cette enquête sur la condition des femmes noires en France. Ce livre mêle ma voix d'universitaire, femme noire métisse, à celles de quatre autres femmes noires, Ayana, Marie-Anne et Pélagie en plus de Maëlys. Chacune m'a raconté son quotidien : le poids du patriarcat, le racisme, mais aussi la diversité des mondes afro, la beauté du corps, la sororité et l'émancipation. Les femmes noires sont souvent invisibles, et leur parole est empêchée. Pourtant, elles incarnent une double modernité, au croisement du genre et de la race, dans une intersectionnalité qu'elles vivent concrètement. Garantes d'une expérience cruciale, elles sont aujourd'hui au c'ur des débats et des contradictions de notre société. S. F.-B. Sarah Fila-Bakabadio est maîtresse de conférences à CY Cergy Paris Université. Historienne de l'Atlantique noir, elle travaille sur les circulations intellectuelles, culturelles et politiques des Africains-Américains et des Afro-descendants aux XXe et XXIe siècles.
En 1965, trois hauts fonctionnaires du Congo sont enlevés à leur domicile et assassinés. Parmi eux figure le Procureur de la République, Matsocota Lazare, époux de Marceline Fila. Quarante ans après ces douloureux événements, elle nous livre ici son cri de douleur qu'elle ne pouvait contenir plus longtemps. Elle répond ainsi au devoir de mémoire, car le peuple a le droit de savoir..
Dans une école primaire, une professeure stricte et exigeante éprouve un plaisir sadique à réprimander et à punir ses élèves. Cette attitude est due au fait que l'institutrice, en dehors de la salle de classe où elle fait sa loi, n'est qu'une femme seule, triste et névrosée qui apaise ses angoisses en adoptant une position de supériorité envers les plus faibles. Jusqu'à un après-midi pluvieux, où elle surprend un de ses élèves en train de vandaliser sa propriété et, aveuglée par la rage, elle accomplit un geste irréversible qui transformera sa vie en cauchemar.
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l'Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif ) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly."
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.