Les Berges du crépuscule - La Mitteleuropa à travers la littérature
Fiatti Igor; Magris Claudio
HERMANN
40,75 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9791037003317
Ce livre pénètre dans le temps mythique et les espaces métaphysiques de la métamorphose mittel-européenne. Il décèle dans les œuvres littéraires les événements cachés et pourtant significatifs qui ont contribué à façonner l’histoire, la philosophie, les politiques et les cultures européennes. Sont ainsi analysés l’idéalisation de l’Empire austro-hongrois ; la question du « moderne » habsbourgeois, la crise du sujet, l’authenticité d’une expérience si complexe qu’elle a échappé aux temps contemporains de la simplification économico-culturelle de l’espace européen. Les auteurs abordés (Roth, Musil, Schnitzler, Hofmannsthal, Broch, Bernhard, Bachmann, Handke, Kafka, Rilke, Saba, Svevo, Krle za, Crnjanski, Ottlik, Márai, Esterházy, Kiš, Kundera, Mi losz, Ku sniewicz…) permettent de reconnaître les fractures entre le centre et les marges, entre les littératures « majeure » et « mineure ». Un territoire de la rencontre entre Occident et Orient est né des espaces métaphysiques de la nappe danubienne, donnant sa chance à l’un des plus grands phénomènes d’acculturation de l’histoire. La réflexion sur la Mitteleuropa et l’homo mitteleuropaeus permet de mieux comprendre ce que recèlent les interrogations en cours sur l’Europe et l’homo europaeus.
Nombre de pages
412
Date de parution
18/05/2020
Poids
609g
Largeur
152mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791037003317
Titre
Les berges du crépuscule. La Mitteleuropa à travers la littérature
Auteur
Fiatti Igor; Magris Claudio
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
609
Date de parution
20200518
Nombre de pages
412,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
À l’heure où nos armes nous donnent les moyens d’éradiquer notre propre espèce, où nos sociétés vacillent, où toutes les institutions (à commencer par l’institution familiale) implosent et apparaissent comme autant de champs de bataille, il est plus que jamais nécessaire de penser l’origine et la fonction de cette violence. Les explications qui renvoient à l’instinct ne sont absolument pas satisfaisantes. Pourtant, même dans les sociétés préagricoles, lorsqu’aucune logique de pillage n’est à l’œuvre, la guerre reste un horizon permanent. Guerre entre les tribus ou les clans, mais aussi guerre entre hommes et femmes. Cette dernière est présente dans un très grand nombre de mythes, comme si l’ordre du monde ne pouvait s’établir que sur la victoire d’un sexe et la reddition de l’autre. Cependant, notre espèce se caractérise aussi par son incroyable capacité à inventer des modes de vie différents, et il existe des sociétés plus pacifiques que d’autres, des champs sociaux plus apaisés. Il est donc difficile d’abandonner l’espoir d’un monde moins violent. L’effondrement que nous vivons donne de nouvelles clés pour approcher une énigme sur laquelle les sciences humaines ont jusqu’ici buté. Le conflit ne défend pas nos identités : il les fabrique, de manière étanche, péremptoire et figée. C’est le procédé le moins coûteux que nous ayons trouvé pour nous définir et coexister, aussi bien entre peuples qu'au sein d'un couple. Savoir comment construire autrement les sociétés comme les relations : voilà la vraie question.
Les anciens bastions de la démocratie ne sont plus à l’abri de nouvelles formes de « contagion néofasciste » : la prise d’assaut du Capitole, en janvier 2021, en témoigne. Mais qu’y a-t-il de nouveau dans ces figures autoritaires qui utilisent le registre de l’émotion collective des masses pour ensorceler foules physiques et publics virtuels ? En s’appuyant sur Nietzsche et sur une tradition française de pensée de la psychologie des foules (Le Bon, Tarde, Bataille, Girard, Nancy), Nidesh Lawtoo montre que le fascisme, ancien comme nouveau, repose toujours sur trois mécanismes : la contagion, la communauté et le mythe. À travers une lecture généalogique et l’exemple paradigmatique de Trump, ce livre éclaire la manière dont ces dynamiques affectives façonnent les comportements politiques contemporains et expliquent la persistance du « fantôme » fasciste au xxie siècle.
Et l’Homme créa la guerre retrace la genèse préhistorique du comportement belliqueux. L’ouvrage remonte jusqu’au Dernier Ancêtre Commun — que nous partageons avec nos plus proches cousins, les chimpanzés et les bonobos — pour éclairer les racines profondes de notre rapport au à la violence.À partir de ce point d’origine, il explore le chemin évolutif qui mène à notre espèce selon trois dynamiques fondamentales :• une évolution sociale : l’émergence de structures humaines fragmentée, hiérarchisées et propices aux tensions entre groupes ; • une évolution technologique, le développement des outils puis des armes, transformant la violence en pratique organisée et efficace ; • une évolution symbolique et linguistique, où le langage devient un instrument décisif dans la coordination, la justification et la transmission du conflit. Croisant les apports de la préhistoire, de l’anthropologie, de la primatologie et de l’archéologie, ce livre propose une approche transdisciplinaire qui dépasse l’opposition classique entre nature et culture.Il remet en cause une idée largement admise : celle d’une guerre née avec la révolution néolithique. À rebours de cette thèse, il défend que la guerre est une construction progressive, spécifique à la lignée humaine, enracinée bien avant les premières sociétés agricoles.
Dans les volumes de la Nouvelle géographie universelle qu'il consacre à la « Russie d'Europe » et à l'« Asie russe », Élisée Reclus, témoin de son temps et visionnaire, interroge l'idéologie qui a inspiré, inspire et, selon lui, inspirera encore une expansion conquérante : le panslavisme. D’après le célèbre géographe anarchiste, ce panslavisme revêt de multiples formes, qu’il n’hésite pas à qualifier de colonisation.De la millénaire expansion « moscovite » en Europe – et notamment en Biélorussie et en Ukraine – à la longue guerre du Caucase et à la prise de contrôle progressive des immenses étendues sibériennes et des confins de la Chine, un immense empire s'est constitué qui, à l'inverse des puissances coloniales européennes de leur temps, ne comprend aucun territoire d'outre-mer. C'est là, sans nul doute, un gage de durée.Dans cette étude qui allie grande géographie et longue histoire, Jean-Jacques Tatin-Gourier nous entraîne sur la piste du géant empire russe du XIXe siècle, menaçant et conquérant, à travers la plume d’Élisée Reclus, dont on peut lire, à travers les lignes, de difficiles échos de notre propre actualité.