Lorsque Lion Feuchtwanger publia LesEnfantsOppermannen 1933, il avait déjà quitté l'Allemagne et vivait à Sanary-sur-Mer. Il déclarait vouloir avec ce roman « informer le plus rapidement possible ses lecteurs du vrai visage et des dangers de la domination des nazis ». Écrit en temps réel pendant que les nazis consolidaient leur pouvoir, ce grand livre montre la chute de l'Allemagne de Weimar à travers les yeux d'une famille juive bourgeoise, d'abord incrédule en raison de son statut social et culturel, puis choquée et paralysée par une idéologie qui leur est incompréhensible. Ce roman, traduit en français à sa sortie mais indisponible et introuvable en France depuis la Seconde Guerre mondiale, est internationalement reconnu comme l'une des ?uvres les plus per- cutantes et lucides sur la montée du fascisme. Un grand classique de la littérature allemande sur un sujet qui reste aussi important et actuel qu'il l'était à l'époque. Un roman visionnaire dont le sens dramatique n'a pas diminué et dont la force ébranle le lecteur.« Extraordinaire? Aucun essai, aucun autre roman n'a réussi à raconter avec plus de justesse et de pertinence la manière insidieuse dont les nazis ont imprégné le tissu social de l'Allemagne que ce très grand roman de Lion Feuchtwanger.» The New York TimesLion FEUCHTWANGER est né en 1884 à Munich. Auteur reconnu dans les années 20, il s'installe en France en 1933 lorsque Hitler le prive de sa nationalité, confisque ses biens et interdit ses livres. Il édite avec Bertolt Brecht Das Wort, la plus importante publication antifasciste des écrivains émigrés allemands. Pendant la guerre, il est interné au camp des Milles dont il s'évade. Il se réfugie aux États-Unis où il poursuit sa carrière littéraire et meurt en 1958.
Nombre de pages
391
Date de parution
17/02/2023
Poids
419g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791022612432
Titre
Les enfants Oppermann
Auteur
Feuchtwanger Lion ; Petit Dominique
Editeur
METAILIE
Largeur
140
Poids
419
Date de parution
20230217
Nombre de pages
391,00 €
Disponibilité
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Dans l'Allemagne du XVIIIe siècle, Süss Oppenheimer, financier de génie, doté d'une intelligence et d'une habileté politique hors du commun, cherche un prince à la mesure de son ambition. Sa rencontre avec le futur duc de Würtemberg marque le point de départ d'une fulgurante ascension. À son service, il devient le plus fameux des « Juifs de cour », ces conseillers aussi indispensables aux puissants que détestés du peuple. Il finira pendu, victime expiatoire d'une société en mal de bouc émissaire. Chef-d??uvre de la littérature allemande, qui connut une renommée internationale dès sa parution en 1925, l??uvre de Lion Feuchtwanger a été l'objet d'un véritable détournement, lorsque la propagande nazie, sous la houlette de Goebbels, en fit un film ignoble qui devint le symbole même de l? antisémitisme. Un grand livre triste sur notre abaissement. Marc Riglet, Lire.
Feuchtwanger Lion ; Capèle Jean-Claude ; Adler Ale
Né en 1884 à Munich, dans une famille d'industriels juifs orthodoxes, Lion Feuchtwanger obtient le titre de docteur en philosophie en 1907. Dès les années 1920, ses grands romans historiques, tels que Le Juif Süss, lui assurent une place de premier plan sur la scène littéraire allemande. Déchu de sa nationalité par Hitler, il s'installe en France en 1933. Pendant la guerre, il est interné au camp des Milles et relate cette expérience dans Le Diable en France. Après avoir réussi à s'échapper, il se réfugie aux États-Unis, où il poursuit sa carrière littéraire et meurt en 1958.
Chef-d'oeuvre de la littérature allemande, best-seller international dès sa parution en 1925, Le Juif Siiss est le roman qui a fait connaître Lion Feuchtwanger. Une fresque foisonnante, portée par un formidable souffle baroque, un tableau chatoyant de l'Allemagne du XVIIIe siècle. L'odyssée d'un personnage historique fascinant, de la toute-puissance au martyre... Financier de génie, doté d'une intelligence et d'une habileté politique hors du commun, Süss Oppenheimer cherche un prince à la mesure de son ambition. Sa rencontre avec le futur duc de Wurtemberg marque le point de départ d'une fulgurante ascension. A son service, il devient le plus fameux des "Juifs de cour", ces conseillers aussi indispensables aux puissants que détestés du peuple. Mais cette même rencontre qui a fait sa fortune va causer sa perte, quand le duc s'éprend de la fille de Süss et la déshonore... Alors, avec la même passion et le même raffinement qu'il avait mis à assurer le pouvoir de son suzerain, Süss oeuvre en secret à sa chute, scellant du même coup son propre destin tragique... Bientôt seul et livré à la vindicte populaire, victime expiatoire d'une société en mal de boucs émissaires, Süss va être confronté au plus terrible des choix: renier ses origines ou payer de sa vie...
Feuchtwanger Lion ; Capèle Jean-Claude ; Adler Ale
Seul récit autobiographique de l'un des plus grands écrivains allemands de son époque, Le Diable en France de Lion Feuchtwanger retrace son internement au camp des Milles avec une force et une humanité rares. Édifiante, bouleversante, brûlante d'actualité, l'histoire d'un amour déçu pour une terre d'asile qui se révéla une prison de plus... Exilé dès l'arrivée des nazis au pouvoir, Lion Feuchtwanger vit pendant six ans "heureux comme Dieu en France", pour reprendre le dicton germanique. Mais, si Dieu vit bien en France, Le diable n'y vit pas mal non plus. Et, pour Feuchtwanger, l'enfer commence avec la débâcle française de 1940. jusque-là respecté et fêté, il est incarcéré avec d'autres artistes juifs allemands ou autrichiens en exil dans un camp installé en toute hâte au sein d'une tuilerie désaffectée près d'Aix-en-Provence. Petits et grands malheurs de ces intellectuels arrachés à leur univers, souffrances physiques et morales de tous ces êtres qu'on a voulu déshumaniser, mais aussi cruelle désillusion de ce fervent admirateur de la patrie des droits de l'homme vis-à-vis de la France, qui l'a trahi par lâcheté et je-m'en-foutisme. Une mise en garde aux puissantes résonances contemporaines contre ce "diable de la négligence, de l'inadvertance, du manque de générosité, du conformisme, de l'esprit de routine"...
Employé de classe internationale pour hôtel de classe internationale. C'est ainsi que l'hôtel Samarcanda entend recruter un nouveau groom. Máximo, dix-sept ans, trois poils de barbe, bien décidé à sortir de l'enfance, se porte candidat. Adolescent solitaire un brin obsessionnel, passionné par la lecture de revues scientifiques et fasciné par les mécanismes de sa pensée, qu'il observe pendant des heures, il est convaincu que cette expérience sera sa véritable entrée dans le monde des adultes. Comme souvent dans les romans d'apprentissage, rien n'est conforme à ce qui était prévu, et c'est tant mieux. Passé et futur se bousculent et forment un précipité subtil et drôle, où l'on résout à la fois le mystère de l'origine tout en sautant dans l'inconnu - l'amour peut-être ? Où l'on découvre aussi que personne n'est exactement celui qu'on croit : il faut être indulgent. Et même tendre. Ce court roman époustouflant de maîtrise, splendidement écrit, est une des plus belles choses qu'il nous ait été donné de lire sur l'art délicat de grandir.
Erasmo Aragón est un journaliste salvadorien exilé au Mexique. Au début des années 1990, le gouvernement du Salvador et la guérilla entament des négociations ; il songe à regagner son pays d'origine, ce qui lui permettrait également de planter là sa femme et sa fille, qui l'énervent prodigieusement (d'autant plus qu'Eva sa femme vient de lui révéler sa liaison avec un acteur de pacotille). Hanté par des souvenirs confus, de vieilles culpabilités et la peur de ce qui l'attend au Salvador - après tout, il a toujours soutenu la guérilla - il vit dans un état second, coincé entre les vapeurs de l'alcool et les bouffées d'angoisse. Terrorisé par une douleur lancinante au foie qui l'empêcherait presque de boire si elle ne le poussait pas à se précipiter un peu plus dans la vodka tonic, il consulte don Chente Alvarado, un vieux médecin placide qui lui prescrit des séances d'hypnose censées le soulager. Au réveil, il ne se rappelle de rien. Paranoïaque, égoïste, velléitaire, le narrateur nous entraîne dans un flot de phrases délirantes, au bord de la crise de nerfs, de soirées arrosées en lendemains de cuites, obsessionnel jusqu'à la déraison, organique, désagréable. Avec ce roman brillant, Castellanos Moya continue sa grande exploration de la violence, ici incrustée au plus profond de l'individu, comme si la guerre habitait les corps bien longtemps après la fin des hostilités.
Le 9 août 1971, à Medellín, un homme d'affaires, Diego Echevarría, est enlevé. Grand admirateur de la culture allemande il avait fait construire un pastiche du château de La Rochefoucauld. Il y vivait en écoutant Wagner avec sa femme et sa fille, Isolda, qu'il veut garder à l'abri du monde. L'atmosphère de la demeure est oppressante pour l'adolescente qui trouve dans le parc comment tromper sa solitude. Elle vit dans un monde de fées, de lucioles et d'esprits des bois. La police quadrille la ville à la recherche de Diego, la télévision montre son portrait, les négociations de la rançon piétinent. Mono, l'un des ravisseurs, est obsédé par Isolda depuis l'enfance, il lui raconte les longues heures passées à la guetter, perché dans les arbres, il dit " notre " Isolda. Des menaces invisibles venues du monde extérieur se glissent silencieusement entre les arbres du parc. Inspiré de faits et de personnages réels (l'un des complices du Mono se nommait Pablo Escobar), dans une Medellín qui ne va pas tarder à basculer dans la spirale de la corruption, de la violence et du trafic de drogue, l'auteur construit, avec un remarquable sens de la tension, un conte de fées ténébreux, qui devient la chronique d'un crime et l'histoire d'une obsession amoureuse, celle du kidnappeur pour la fille de son otage. Un roman fantastique entre les frères Grimm et les frères Cohen.
Tatouage, piercing, scarifications, cutting, burning, peeling... Les marques corporelles sont à la mode et se sont débarrassées des valeurs négatives qui leur étaient associées. Que signifient-elles aujourd'hui pour les jeunes générations? Le Breton inscrit ces pratiques dans la tendance contemporaine à considérer le corps comme inachevé, un brouillon ouvert à tous les embellissements, à toutes les modifications. De même relie-t-il sa réflexion à ses recherches sur les conduites à risque, largement développées dans Passions du risque en montrant l'importance des marques corporelles dans le processus de « remise au monde », de reconstruction de soi des jeunes en difficulté. Moins ambitieux que ses livres précédents, Signes d'identité en constitue ainsi une sorte de chapitre supplémentaire particulièrement documenté. --Michel Abescat-- -- Télérama