Revue Voltaire N° 13/2013 : Voltaire et la musique
Ferret Olivier
SUP
29,00 €
Épuisé
EAN :9782840509080
Au-delà de l?impression diffuse d?un manque d?intérêt pour la musique, de la part d?un Voltaire qui n?est ni musicien, ni peut-être même véritablement mélomane, la première section, qui donne son titre au numéro, se propose de combler une lacune de la critique voltairiste : entreprendre d?examiner les relations problématiques de Voltaire avec l?art musical conduit à envisager la question à partir de ses propres écrits, et d?abord de ceux effectués en collaboration avec les musiciens de son temps, mais aussi à partir de l?examen du discours critique qu?il tient sur la musique, dans ses ouvrages et dans sa correspondance. La section suivante revient, à nouveaux frais, sur les rapports, d?attirance ou de répulsion, que Voltaire instaure avec le modèle anglais, dans les Lettres philosophiques et au-delà, qu?il s?agisse de la langue anglaise, qu?il écrit et parle couramment, de la philosophie anglaise, en particulier de la science newtonienne, enfin de l?histoire de l?Angleterre. On trouvera aussi, dans la section des Varia, outre des articles présentant des lettres inédites, des études portant sur le traitement, par Voltaire, de l?allégorie, sur sa pratique journalistique, sur la manière dont il considère, dans sa matérialité, l?objet livre, ainsi qu?une série d?articles abordant quelques aspects des relations entre Voltaire et l?Italie, à travers sa réception au théâtre ou par certains de ses lecteurs (Genovesi), et sous l?angle des rapports que son oeuvre entretient avec celle de Dante.
Nombre de pages
360
Date de parution
20/06/2013
Poids
646g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840509080
Titre
Revue Voltaire N° 13/2013 : Voltaire et la musique
Auteur
Ferret Olivier
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
646
Date de parution
20130620
Nombre de pages
360,00 €
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Les nombreuses études consacrées aux diverses formes de l'écriture biographique abordent rarement la période allant de l'Ancien Régime à la Restauration. Cette période voit pourtant l'apparition, sinon de la chose, du moins du mot biographie et les débuts d'une forte inscription politique du genre. La biographie n'est pas seulement l'élaboration d'une représentation du politique : elle peut aussi être considérée, en ce qu'elle dévoile de la vie privée de personnes publiques, comme un geste politique. Organisé en quatre parties, qui explorent successivement les modalités par lesquelles la biographie tente d'agir, d'édifier, de justifier et d'interpréter, l'ouvrage analyse les modes de représentation de personnalités comme les souverains et leur cour, de Louis XV à Louis XVIII en passant par Napoléon, les révolutionnaires (Robespierre, les feuillants, Sieyès), les savants (Franklin) ou les écrivains (Rousseau), et propose une réflexion sur l'évolution du regard qui constitue les "grands hommes". Il montre comment l'hybridation des genres conduit à une reconfiguration des modèles antérieurs et à une refondation du biographique, riches de prolongements dans les périodes suivantes.
Pamphlets, théâtre, discours de presse, essais, ils sont souvent anonymes, parfois signés de plumes célèbres, comme Louis-Sébastien Mercier ou Germaine de Staël. Quel rapport pragmatique ces textes entretiennent-ils avec leurs lecteurs et spectateurs ? Quelles sont les incidences de la fracture révolutionnaire, avec ce qu'elle engendre de bouleversements dans la définition de l'espace public et de la manière dont y circulent les textes, sur la reconfiguration éventuelle des discours, voire sur l'invention d'une langue inédite ? Au fil des épisodes successifs de la Révolution, notamment au cours de la période de Thermidor et du Directoire, quelles figures ou quels groupes cristallisent ces haines politiques ? Comment s'orchestre l'articulation entre la logique passionnelle de la haine et la rationalité supposée du politique ?
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.