SYMPHONIES LORRAINES. Compositeurs, exécutants, destinataires, actes du colloque de Lunéville (20 no
Ferraton Yves
KLINCKSIECK
45,00 €
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EAN :9782252032299
Comme tout recueil d'actes de colloque, celui-ci offre des articles très variés, dont la diversité dérive des compétences et curiosités de chaque auteur, mais aussi de l'étalement dans le temps des sujets traités, qui couvrent une période allant de la fin du XVe siècle jusqu'au XXe. Leur ressort géographique est apparemment moins étendu, puisqu'il est limité à deux provinces voisines et que la Lorraine y bénéficie de plus d'attention que la Champagne, mais ce sont l'une et l'autre des contrées où se croisèrent d'est en ouest les courants artistiques, religieux et culturels issus de France ou du Saint-Empire, et du nord au sud ceux émanés des Flandres, des Pays-Bas ou d'Italie. Toutes influences au jeu desquelles ont pu contribuer les métropoles ecclésiastiques dont relevaient les diocèses : Trèves pour Metz, Toul et Verdun, Lyon pour Langres et Reims pour le reste de la Champagne. Plusieurs centres d'intérêt se dégagent des études ici réunies. Les unes sont consacrées à des compositeurs et d'autres renseignent sur les exécutants et les destinataires de leurs ?uvres. Tous points de vue relevant par ailleurs de l'histoire de l'art sacré et de l'art tout court. Ce dernier lui-même souvent marqué par les traditions et les relations interdynastiques. Mais la musique n'était pas un art réservé aux clercs et aux grands : les cantiques en langue vernaculaire répondaient à la piété de l'humble fidèle, cependant que l'imagerie populaire célébrait joueurs et instruments. Quels que soient les sujets abordés par les articles ici rassemblés, ils offrent ensemble, outre l'intérêt propre à chacun d'eux, celui de reposer tous sur de persévérantes recherches de première main. Ils ont ainsi le mérite insigne de signaler aux musicologues les pistes variées dans lesquelles engager leurs investigations pour approfondir et rénover les connaissances sur l'histoire de la musique en Lorraine et en Champagne. M. A.
Nombre de pages
377
Date de parution
01/11/1998
Poids
610g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782252032299
Titre
SYMPHONIES LORRAINES. Compositeurs, exécutants, destinataires, actes du colloque de Lunéville (20 no
Auteur
Ferraton Yves
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
158
Poids
610
Date de parution
19981101
Nombre de pages
377,00 €
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Résumé : La Lorraine, jusqu' prsent, n'avait pas fait l'objet de travaux approfondis : grce Yves Ferraton et ses collaborateurs, voil donc cette lacune heureusement comble. Par rapport d'autres provinces franaises, celles de l'ouest notamment, la Lorraine a profit d'une situation gographique privilgie : terre de passage entre la France, l'Empire et les Flandres, l'ancien duch devenu province franaise en 1766, a su dvelopper sous la conduite de princes clairs notamment Lopold Ier au dbut du XVIIIe sicle une vie musicale brillante. On discerne mieux prsent certaines influences, tant subies qu'exerces, qui font de cette terre une sorte de plaque tournante entre diffrentes cultures. Les tudes rassembles dans ce recueil font ainsi surgir de l'ombre bien des aspects encore mal connus de la vie musicale d'une province franaise au cours des sicles passs. Jean Mongrdien
Vénus & Adonis, ou l'histoire d'un mythe antique revisité à l'époque baroque ; tous les arts, de la peinture à la poésie, de la sculpture au théâtre et à l'opéra s'en emparent. Cette fable n'est-elle pas le modèle idéal pour qui cherche à comprendre, à représenter la découverte inquiète des amours adolescentes, l'émoi craintif des premiers désirs, l'appel de la beauté, la fascination pour l'interdit amoureux qui mène, inéluctablement, vers le tragique ? Dans un monde où la peinture des passions humaines devient obsession, ce mythe permet à l'artiste de toucher des expressions rares et sublimes. Imitant les antiques (Ovide, Bion), inspirés qu'ils étaient par l'exploit poétique de Giambattista Marino, les modernes ont su trouver dans ce mythe une matière immensément riche. Louis XIV en fit la décoration de son Trianon, Fouquet se fit offrir l'idylle de La Fontaine, et Paris accueillit en 1697 l'opéra de Henry Desmarest et Jean-Baptiste Rousseau.
Résumé : L'?uvre singulière d'Albert Hirschman s'est imposée en peu de temps comme une contribution classique tant à l'économie qu'à la sociologie, à l'histoire ou à la science politique. Ce sont ses contributions tardives à l'histoire des idées économiques et sociales qui, en France, ont assuré une large diffusion de ses idées. Ses titres majeurs, Les Passions et les Intérêts (1977), Bonheur privé, action publique (1982) ou Deux Siècles de rhétorique réactionnaire (1991) sont désormais considérés comme de véritables références dans leur domaine. Ses travaux antérieurs sur le développement économique sont moins connus et souvent difficilement accessibles au public francophone. Ils comprennent en particulier une vaste trilogie - inaugurée par The Strategy of Economic Development (1958) - dans laquelle Hirschman avait l'espoir de " célébrer ", " chanter " l'épopée du développement, son défi, son drame, sa grandeur. Ces contributions sont capitales et permettent d'interpréter l'ensemble d'une trajectoire théorique et politique exceptionnelle, débutée dans l'Allemagne des années trente, poursuivie après 1945 en tant qu'expert dans le cadre du Plan Marshall, puis comme conseiller économique en Colombie et dans toute l'Amérique Latine, enfin, couronnée par une carrière académique de premier plan dont les principales étapes furent les Universités de Yale (1956-1958), Columbia (1958-1964), Harvard (1964-1974) et enfin Princeton (depuis 1974).
Cet ouvrage propose, de manière inédite, une découverte du processus de création et de réalisation des vitraux récemment posés dans l'abbatiale cistercienne de Sylvanès. Chaque étape est ainsi abordée pour illustrer comment le créateur, Jean-François Ferraton, est passé des intuitions premières aux dessins préparatoires, puis aux essais, puis à la réalisation en atelier et enfin à la pose sur site. Il a été accompagné dans son travail par Philippe Brissy, maître verrier. L'auteur a été inspiré, sur place, par une expérience prolongée de chant choral à partir du répertoire du dominicain André Gouzes, ce très grand créateur qui a renouvelé la musique liturgique à partir de Sylvanès. Les vitraux de Jean-François Ferraton traduisent ainsi en mode graphique la pulsation acoustique propre à l'abbatiale. A travers les commentaires, les nombreux dessins, les tracés régulateurs de l'église et plus de cent photos, on comprend comment l'unité lumineuse, ou radiante, spécifique à cet édifice s'est construite en accord profond avec son architecture et son acoustique. Les vitraux, volontairement incolores, répondent aux recommandations formulées en 1150 par les premiers abbés cisterciens, comme saint Bernard, qui voulaient que les vitraux soient blancs, sans croix ni figures. "Albae fiant et sine crucibus et picturis..." Ces moines bâtisseurs ont pensé cet édifice comme un instrument pour les voix et, simultanément, comme un vaisseau orienté pour le déroulement du temps liturgique, lequel se transcrit dans la lumière des vitraux. Cette création de vitraux fait écho à l'intention originelle, mais elle témoigne d'une lecture contemporaine du sacré. Elle s'insère aussi dans l'actualité de ce site culturel ouvert sur le monde avec son festival annuel de musique. L'ensemble des vitraux contemporains de l'abbatiale de Sylvanès résulte d'un concours lancé par la mairie de Sylvanès. Valorisée par son abbaye, cette commune labellisée "Grands Sites Occitanie" est située dans le sud du département de l'Aveyron. En tant que maître d'ouvrage, elle a été accompagnée par les Services des monuments historique et des arts plastiques de la DRAC Occitanie, le Conseil départemental de l'Aveyron, la Région Occitanie, la Fondation du patrimoine, l'Association des Amis de l'Abbaye de Sylvanès et la Commission diocésaine d'art sacré. L'inauguration a eu lieu le 18 mai 2018.
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Fenimore Cooper Susan ; Audubon Jean-Jacques ; Wil
Précédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".