L'enquête inachevée. Introduction à l'économie politique d'Albert O. Hirschman
Ferraton Cyrille ; Frobert Ludovic
PUF
21,81 €
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EAN :9782130533290
L'?uvre singulière d'Albert Hirschman s'est imposée en peu de temps comme une contribution classique tant à l'économie qu'à la sociologie, à l'histoire ou à la science politique. Ce sont ses contributions tardives à l'histoire des idées économiques et sociales qui, en France, ont assuré une large diffusion de ses idées. Ses titres majeurs, Les Passions et les Intérêts (1977), Bonheur privé, action publique (1982) ou Deux Siècles de rhétorique réactionnaire (1991) sont désormais considérés comme de véritables références dans leur domaine. Ses travaux antérieurs sur le développement économique sont moins connus et souvent difficilement accessibles au public francophone. Ils comprennent en particulier une vaste trilogie - inaugurée par The Strategy of Economic Development (1958) - dans laquelle Hirschman avait l'espoir de " célébrer ", " chanter " l'épopée du développement, son défi, son drame, sa grandeur. Ces contributions sont capitales et permettent d'interpréter l'ensemble d'une trajectoire théorique et politique exceptionnelle, débutée dans l'Allemagne des années trente, poursuivie après 1945 en tant qu'expert dans le cadre du Plan Marshall, puis comme conseiller économique en Colombie et dans toute l'Amérique Latine, enfin, couronnée par une carrière académique de premier plan dont les principales étapes furent les Universités de Yale (1956-1958), Columbia (1958-1964), Harvard (1964-1974) et enfin Princeton (depuis 1974).
Nombre de pages
270
Date de parution
09/01/2003
Poids
375g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130533290
Titre
L'enquête inachevée. Introduction à l'économie politique d'Albert O. Hirschman
Auteur
Ferraton Cyrille ; Frobert Ludovic
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
375
Date de parution
20030109
Nombre de pages
270,00 €
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Extrait de l'introduction:ASSOCIATION ET COOPÉRATION:CONTINUITÉ AU XIXe SIÈCLE D'UNE THÉMATIQUE ASSOCIATIONNISTEL'association est à partir de 1830 en France un thème très discuté dans les milieux réformistes, notamment par les saint-simoniens et les fouriéristes, mais aussi par des auteurs proches du catholicisme naissant et des milieux libéraux (Rosanvallon, 2004, p. 164-165). Une double dimension caractérise alors l'association:- la première relève de l'«esprit d'association» que les auteurs opposent à l'individualisme. Dans cette perspective, l'association détermine une inclination du comportement marquée par des valeurs désintéressées;- la seconde dimension de l'association se rattache à l'organisation économique; elle pourra alors prendre des formes variées (association de production, de consommation et de crédit, sociétés de secours mutuels, etc.) et fonctionner suivant des règles différentes selon les auteurs qui la préconisent, soit qu'ils visent à modifier l'ordre économique et social existant basé sur la propriété privée du capital et la concurrence, soit qu'ils cherchent à apporter une solution au paupérisme, voyant dans l'association un moyen pour les ouvriers de se constituer un capital et d'acquérir des habitudes de prévoyance et d'épargne. La première perspective est partagée par de nombreux réformateurs sociaux alors que la seconde est davantage le fait d'auteurs libéraux.C'est sur ces premières idées et pratiques associationnistes en France au cours de la période 1830-1852 que repose en grande partie le développement de l'économie sociale. À partir des années 1860, cet associationnisme se prolonge par l'intermédiaire de l'idée de coopération. À la différence de l'association, elle se rattache essentiellement à l'organisation économique, mais elle est souvent invoquée afin de promouvoir la diffusion de valeurs désintéressées dans le champ économique. La coopération fédère ainsi un ensemble d'idées destinées soit à favoriser l'intégration économique et sociale des classes ouvrières car elle est considérée comme un moyen efficace de capitalisation des épargnes ouvrières, soit à modifier la répartition de la richesse en faveur du travail et au détriment du capital.
Albert Otto Hirschman (1915-2012) s'est distingué par ses recherches en sciences sociales au sens large, à la croisée de l'économie, de la sociologie, de la science politique, de l'histoire et de la philosophie. Ses livres sont presque tous devenus des classiques : Défection et prise de parole, Les Passions et les intérêts, Bonheur privé, action publique, Deux Siècles de rhétorique réactionnaire. Cette partie de son oeuvre, la plus reconnue, ne doit pas masquer son apport à l'économie du développement. Hirschman a choisi de mettre l'accent, en la valorisant, sur l'étonnante capacité d'adaptation des collectivités humaines. Son oeuvre le rattache à la tradition qui, dans les sciences sociales, se préoccupe moins de la rationalité ou de l'irrationalité des conduites humaines que de leur part de créativité. Ce livre est une invitation à découvrir ou à relire ce grand auteur, dont l'engagement personnel fut exemplaire. Une référence majeure pour quiconque croit en la fécondité des sciences sociales lorsqu'elles s'affranchissent des frontières disciplinaires.
Paru en 1907 et jamais réédité depuis, cet ouvrage séminal du professeur à la Faculté de droit de l'université de Dijon que fut Albert Schatz (1879-1940) demeure malencontreusement méconnu alors qu'il exerça une grande influence intellectuelle en son temps jusqu'à devenir une référence classique en économie aux Etats-Unis. Dans cet opus volumineux, Schatz est le tout premier historien des idées en date à avoir proposé un panorama généalogique quasi-exhaustif des grandes conceptions de la pensée économique libérale depuis ses origines. Mais l'originalité de son apport se tient aussi dans le fait qu'au terme "libéralisme" (trop ambigu à ses yeux), il préfère celui d'"individualisme", soigneusement distingué de l'égoïsme, pour rendre compte du développement de la liberté individuelle en économie : il lui confère un sens et une portée plus populaire, progressiste et pratique, susceptible d'après lui de mieux susciter l'adhésion du plus grand nombre.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.