La sociologie n'est pas la science de la société conçue en tant que globalité, analysée de façon exhaustive et sans qu'il y ait de « résidus ». Elle n'est pas non plus la traduction, pour ainsi dire scientifique, d'un jugement politique. Les ambitions de son fondateur officiel, Auguste Comte, ne sont pas réalisables. La sociologie est essentiellement une science visant à étudier les conditionnements réciproques entre les différents aspects des instances sociales ; en même temps elle est la science des coûts sociaux et des répercussions psychologiques des réformes sociales. Enfin, la sociologie est une science démystificatrice, dans la mesure où elle peut analyser l'écart entre les normes écrites et les pratiques. Franco Ferrarotti, professeur émérite de sociologie, est aujourd'hui le plus connu des sociologues italiens à l'étranger. Auteur de nombreuses oeuvres, il a collaboré avec les plus grandes revues scientifiques américaines et européennes. Il s'est intéressé aux problèmes du monde du travail et de la société industrielle et postindustrielle, aux thèmes du pouvoir et de sa gestion, de la marginalité urbaine et sociale, des migrations. Il a été conseiller d'Adriano Olivetti, diplomate et député de la République italienne.
Nombre de pages
127
Date de parution
11/07/2023
Poids
178g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9788869763915
Titre
La sociologie, vision d’ensemble
Auteur
Ferrarotti Franco
Editeur
MIMESIS
Largeur
140
Poids
178
Date de parution
20230711
Nombre de pages
127,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Après le lancement pionnier des histoires de vie au début des années 1980 avec Histoire et Histoires de vie, Franco Ferrarotti réalise ce qu'il a théorisé. Il met en culture autobiographique sa riche existence, quoi qu'il en dise. Biographie de l'auteur Franco Ferrarotti est professeur émérite de Sociologie à l'Université de Rome La Sapienza. En 1960, il obtint la première chaire de Sociologie créée en Italie. A Genève, en 1949, il est parmi les fondateurs du Conseil des Communes d'Europe. En 1951, avec le philosophe Nicola Abbagnano, il fonde les Cahiers de sociologie et en 1957 La Critique sociologique. De 1956 à 1961, il est à Paris, directeur de la division Facteurs Sociaux à l'OCDE. Il a enseigné dans plusieurs universités de différents pays. En 2001, Franco Ferrarotti a reçu le Prix de la Carrière de l'Académie Nationale des Lincei.
Les femmes et les hommes qui ont choisi la science comme but de leur vie aiment se penser totalement libres d'obligations vis-à-vis de la société. Au point de vue moral, ils considèrent la science comme une valeur en elle-même et, de ce fait, neutre en ce qui concerne ses implications sociales et ses conséquences éthiques et politiques. Dans l'antiquité, on sait qu'Archimède a participé à la résistance de Syracuse, lors du siège des Romains, en concevant ses « miroirs de feu ». Mais après la capitulation, il a brûlé les notes où il avait consigné le mode de fabrication de son invention. En revanche Enrico Fermi, dès qu'il parvient à la scission contrôlée de l'atome, débarque à Chicago et télégraphe au Président des États-Unis : « Le navigateur italien est arrivé. Il attend instructions ». La neutralité morale et sociale de la science est évidemment impossible. Il se peut que, après Hiroshima et Nagasaki, les « Dissenting Colleges » se multiplient. À l'heure actuelle, l'humanité n'a pas d'assurance contre son anéantissement. Franco Ferrarotti (1926), professeur émérite de sociologie, est le doyen des sociologues italiens. Auteur de nombreuses oeuvres, il a collaboré avec les plus grandes revues scientifiques américaines et européennes. Il s'est intéressé aux problèmes du monde du travail et de la société industrielle et postindustrielle, aux thèmes du pouvoir et de sa gestion, de la marginalité urbaine et sociale, aux migrations. Il a été diplomate et député de la République italienne.
Ferrarotti Franco ; Balandier Georges ; Modak Mari
Précurseur lors de sa première publication, en traduction française, de 1983, cet ouvrage demeure une référence trente ans après. Et ce qu'écrivait Georges Balandier dans sa préface à l'édition originale est toujours aussi pertinent : " Le présent ouvrage (...) donne une assise théorique à une méthode - celle des biographies - qui se situe désormais dans un champ épistémologique en complet bouleversement. Il considère la relation de l'Histoire aux multiples histoires individuelles...".
La question « qui suis-je ? » occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.
Dans Le film qui m'est resté en mémoire, Victor Burgin s'intéresse aux souvenirs fragmentaires de films qui traversent fugacement nos pensées, se mélangeant par la suite aux souvenirs d'autres films ou d'événements réels. Constituées, pour l'essentiel, de perceptions et de souvenirs, de telles « images-séquences » n'ont pas été étudiées par la théorie du cinéma ou de la photographie. Nous conduisant des écrits de Roland Barthes à La Jetée de Chris Marker, et en s'appuyant sur les apports de la psychanalyse, l'auteur nous invite à réfléchir sur les enjeux et les usages de nos souvenirs fragmentaires de films.
Louis Althusser est l'initiateur d'une ambitieuse tentative de relecture de l'oeuvre de Marx et de redéfinition du matérialisme historique, afin de déterminer une stratégie révolutionnaire et d'orienter les organisations de lutte de classe. Loin de se limiter à étudier Althusser comme le témoin critique d'une histoire révolue - celle de la crise du mouvement communiste international - cet ouvrage présente des publications posthumes, des textes inédits et des écrits de collaborateurs - Etienne Balibar, Nicos Poulantzas, Jacques Rancière, Alain Badiou, Christian Baudelot et Roger Establet - qui reflètent l'effervescence intellectuelle d'une époque de grande créativité théorique de la pensée française. Car l'intérêt du travail althussérien réside avant tout dans sa tentative de formuler un véritable programme de recherches collectives. Un ouvrage pour redécouvrir un penseur qui pourrait influencer la pratique politique aujourd'hui encore.