Mythe, raison ardente. Imagination et réalité selon C.S. Lewis
Fernandez Irène
AD SOLEM
29,15 €
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EAN :9782884820615
Faut-il se méfier de l'imagination? Et de la mythologie qui en est le fruit? Le christianisme n'a-t-il pas chassé les mythes, vidé les forêts sacrées des divinités qui les habitaient? on le dit souvent. La pensée occidentale moderne-la pensée des "Lumières" et du rationalisme - a certe des origines chrétiennes, mais le christianisme, s'il défend la raison (le Christ est le Logos-la Raison de Dieu), n'est pas étroitement rationaliste. Il n'a pas chassé les Muses. Il les a intégrées dans cet alliage où l'?uvre d'imagination de l'homme et la révélation divine dessinent ensemble, d'abord obscurément, puis pleinement, les traits du Sauveur. La découverte de ce "christianisme total" a conduit C. S. Lewis d'un rationalisme sans Dieu à la religion de Jésus-Christ. Et ce passage s'est fait par le biais d'une réflexion profonde sur le rapport du mythe et de la religion qui, grâce à Tolkien, a permis à C. S. Lewis de voir dans le christianisme "un mythe devenu fait"-devenu réalité dans le Verbe fait chair. Irène Fernandez explore dans ce livre le parcours intellectuel et spirituel de Lewis et montre combien son ?uvre - ses essais sur le mythe et la religion, mais aussi ses contes, notamment les Chroniques de Narnia- peut faire pressentir aujourd'hui cette "Joie au-delà des murs de ce monde" qui attend l'homme en marche vers l'Infini.
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Nombre de pages
518
Date de parution
01/12/2005
Poids
662g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782884820615
Titre
Mythe, raison ardente. Imagination et réalité selon C.S. Lewis
Auteur
Fernandez Irène
Editeur
AD SOLEM
Largeur
145
Poids
662
Date de parution
20051201
Nombre de pages
518,00 €
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Par le jeu d'une mise en scène originale, C S Lewis donne la parole à un vieux démon tentateur qui fait part de son expérience à une nouvelle recrue. Screwtape, le démon expérimenté propose à Wormwood, le jeune démon une véritable stratégie de sabordage afin de mettre en péril la foi d'un jeune chrétien. Ainsi, grâce aux multiples pièges qu'il lui tend, il tente d'entraîner sa victime sur la mauvaise pente. Et pour que la leçon soit complète, Screwtape lui fait part de sa parfaite connaissance des détours secrets de l'âme humaine: combien fragiles sont les bonnes résolutions! Que de défauts intimes se cachent derrière les apparentes qualités! Mais Screwtape doit bien avouer que tous les démons de l'enfer sont démunis face à l'amour inconditionnel de Dieu et à son inépuisable capacité à pardonner. Aussi sa tentative pour soustraire sa victime à la protection divine sera finalement mise en échec. L'approche humoristique de C S Lewis n'enlève rien à la finesse et à la pertinence de sa réflexion et nous nous reconnaissons sans peine dans le miroir qu'il nous tend. 1a lecture de ce chef d'oeuvre de C S Lewis nous révèle - derrière la façade qui la cache - notre véritable identité et - derrière les caricatures qui le masquent - le vrai visage du Malin. La définition de l'enfer comme incompréhension radicale de l'amour est une des idées majeures de lactique du diable, un livre qui n'a pas fini de nous donner à penser. Irène Fernandez.
Biographie de l'auteur Ancienne élève de l'École normale supérieure, Irène Fernandez est agrégée de philosophie et docteur ès lettres. Elle a été membre du comité de rédaction du Dictionnaire critique de théologie, PUF, 1998. Elle est l'auteur de : Et si on parlait du Seigneur des anneaux, Presses de la Renaissance, 2002, et Mythe, Raison ardente. Imagination et réalité selon C. S. Lewis, éditions Ad Solem, novembre 2005.
Catholique depuis l'âge de seize ans, je suis toujours, plus de soixante ans plus tard, aussi heureuse et aussi étonnée de l'être. Rien ne m'y prédisposait en apparence..." Partant de son itinéraire spirituel qui, dès le moment de sa conversion, a placé le Christ et son enseignement au c?ur de sa vie, Irène Fernandez affirme un point de vue personnel sur ce qu'est le christianisme. Mêlant anecdotes et souvenirs - on y trouve de belles évocations de quelques grandes figures qui l'ont accompagnée, dont le père Chenu ou le cardinal Daniélou -, elle tente de décrire ce qui constitue l'épine dorsale intellectuelle de la religion chrétienne, quelles en sont les certitudes qui demeurent sous toutes les incertitudes. Elle fait aussi la critique des distorsions dont ces idées pâtissent aujourd'hui. Car, pour Irène Fernandez, reprenant à son compte l'injonction de saint Augustin: "Aime de tout c?ur l'intelligence", il convient de mettre l'accent sur le fait que le christianisme est lumière et qu'il est, dans son fond, culte de la Raison. En ces temps où l'on oscille entre une philosophie désenchantée de la modernité et un "retour du religieux" plutôt ambigu, elle rappelle, dans ce livre réjouissant pour l'esprit, les lignes de force de la foi chrétienne dont elle considère, avec Newman, qu'elle est un acte intellectuel dont l'objet est la vérité. La vérité de l'Amour. Biographie: Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, Irène Fernandez est agrégée de philosophie et docteur ès lettres. Elle a été membre du conseil de rédaction du Dictionnaire critique de théologie (sous la direction de Jean-Yves Lacoste) PUF 1998. Elle a publié plusieurs ouvrages, dont Dieu avec esprit, réponse à Michel Onfray (Philippe Rey, 2005).
Hors la théologie et la littérature fantastique, il ne fait guère de doute que les traits principaux de notre univers sont la pénurie de sens et l'absence de tout objectif discernable". Ce propos d'Alberto Manguel est probablement ironique, mais si on le prenait à la lettre et au sérieux? La littérature fantastique, qu'Irène Fernandez préfère appeler "féerique", est aujourd'hui dans une situation doublement paradoxale. D'abord elle est florissante, et elle l'est devenue, avec Tolkien, au moment même où les observateurs de la modernité littéraire annonçaient la mort du conte. Ensuite, le succès immense, mondial, de certains titres et la production abondante d'?uvres rencontrent le mépris ou l'ignorance de la part du public cultivé et de la critique littéraire, et suscitent la méfiance souvent virulente de la part de chrétiens de toutes confessions. Irène Fernandez veut montrer ici que ces réactions, ou cette absence de réaction, ne sont aucunement justifiées. Elle s'appuie principalement mais non exclusivement sur les quatre ?uvres les plus célèbres ou les plus classiques dans ce domaine - Le Seigneur des anneaux, Les Chroniques de Narnia, Harry Potter, et Twilight, et soutient que le genre littéraire dont elles relèvent n'est pas un genre secondaire, marginal et réservé à un jeune public, comme on peut s'en convaincre en allant de L'Odyssée à Faust (y compris son avatar moderne, le Dr Faustus). Les quatre sagas qui serviront de tissu aux analyses de ce livre sont des ?uvres littéraires à part entière, qu'il faut apprécier ou critiquer comme telles. Elles permettent de voir ce dont la littérature féerique est capable. En particulier, au-delà des qualités narratives qu'elle partage avec le roman, elle permet de traiter de thèmes majeurs où le roman est moins à l'aise, comme la responsabilité dans le choix du bien ou du mal, ou le sens (s'il y en a un) de la mort. De plus, en défamiliarisant le monde, elle invite à poser des questions sur la nature de la réalité "en une région plus centrale" [Lewis] que celle que nous propose la routine des jours. Enfin la "happy end" qui la caractérise traditionnellement, et qui est présente dans nos quatre sagas, n'est pas nécessairement de "l'escapism" - pour les croyants, ce peut même être une image du Jugement dernier. Une littérature féerique en recherche de sens, tout en donnant un immense plaisir de lecture!
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).