Séropositif ". Quand le diagnostic tombe, c'est tout le rapport à soi, et au corps, qui est ébranlé. Alors, à tous les niveaux, les questions fusent, des tensions sont mises en jeu. Et notamment pour ce qui concerne des activités physiques et des pratiques sportives. Tensions existentielles, d'abord : " Vais-je pouvoir continuer à bouger et à vivre ? Vais-je pouvoir continuer à exercer mon sport ? ". Tensions relationnelles, aussi : " Mon nouveau statut sérologique va-t-il être accepté par les autres ? Puis-je en parler à mes partenaires de pratique ? " La vision de l'activité physique sous le seul prisme de ses " bienfaits " est très largement partagée par les acteurs du monde du VIH. Cherchant à se défaire de cette vision uniquement positive, l'enquête nationale ici présentée tente d'analyser ces tensions. Animés de la volonté de comprendre en quoi cette construction sociale de l'objet de recherche rendait a priori l'enquête sociologique si difficile, les chercheurs ont obtenu des résultats qui peuvent surprendre. Ils n'auraient pu voir le jour si ces chercheurs n'avaient pas, au prix de difficultés multiples, réussi à tenir cette posture. Refusant de se cantonner à une définition toute faite de l'activité physique et sportive, l'analyse a porté sur les enjeux de cette définition, ainsi que son influence sur les pratiques effectives. Une manière de respecter le regard des acteurs et de mieux appréhender les processus d'élaboration du sens de leurs activités, et des aspects susceptibles de les orienter ou de les influencer. L'enquête conduit finalement à la mise au jour de tensions qui traversent l'expérience des personnes vivant avec le VIH, et à une remise en question des " communautés " classiquement manipulées par l'épidémiologie.
Nombre de pages
152
Date de parution
27/02/2012
Poids
195g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782360850372
Titre
Sport et VIH. Un corps sous contrainte médicale
Auteur
Ferez Sylvain ; Thomas Julie
Editeur
TERAEDRE
Largeur
140
Poids
195
Date de parution
20120227
Nombre de pages
152,00 €
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Chez les personnages de Claude Pujade-Renaud, la défiance à l'égard du langage et de ses ratés relaie une grande lucidité sur l'ordre social, qui correspond à une certaine antipathie à l'égard des codes et rituels sociaux, perçus selon la logique du pouvoir qu'ils perpétuent. Cette lucidité n'est pas fortuite. Elle est le produit d'un décalage par rapport aux situations qui confine au dédoublement et à l'expérience renouvelée d'un désajustement au monde. Les choses ne vont jamais d'elles-mêmes. Parfois, le décalage est généré par un incident extérieur, un accident. Un petit grain de sable suscite un vacillement identitaire. La place du personnage n'est plus assurée. Mais plus fréquemment, les personnages de l'écrivain semblent, comme celle qui les a engendrés, en proie à une difficulté de positionnement social. Comment s'en sortir ...
Dans le monde de l'éducation physique, le nom de Claude Pujade-Renaud est associé à l'expression corporelle et à la critique du sport, elles-mêmes reliées à un contexte historique et idéologique marqué par Mai 68. Le réduire à cela serait omettre une trajectoire de vie qui, si elle gagne en visibilité à cette période particulière dans cet univers professionnel, ne s'y limite pas. Pire, un tel rétrécissement de la focale interdirait de voir le sens que prend l'ample mouvement d'un parcours significatif. Car les recherches en sciences de l'éducation menées par Claude Pujade-Renbaud tout comme son œuvre littéraire éclairent ce qui s'exprimait déjà en éducation physique : non pas un chant léger à la libération sexuelle, au postmodernisme, mythe d'un retour aux origines du corps, mais une réflexion chargée, parfois torturée, sur la façon dont le sens et l'intersubjectivité s'élaborent dans l'articulation entre les corps et les mots.
Introduction au dossier : comprendre les destins contrastés des savoirs de sociologie du sport ; Concilier recherche académique et expertise : retour sur une expérience d'enquête auprès du pôle France d'escrime ; La production de résultats, enjeu de négociations sur le terrain ; Comment peut-on être anti-sportif ? La théorie critique du sport au prisme de son principal entrepreneur de cause ; Coulisses d'une recherche ethnographique sur les enfants en situation de handicap et le jeu ; Caricature sportive et imaginaire collectif : l'exemple des soeurs Goitschel dans les années 1960 ; Ascension et déclin d'un notable sportif investi dans l'arène de la voile brestoise. De la fin des années 1950 au début des années 1970.
Quel est le moteur du changement ? Corps social et corps personnel relèvent-ils d'une dynamique de transformation comparable ? Plusieurs modèles théoriques (psychologie clinique, psychanalyse, sociologie) sont soumis à l'épreuve du réel d'un corps souffrant, le corps d'un sportif, d'un malade, corps porteur de handicap, traversant une crise, un changement, un rapport à la norme du corps hétérosexuel porteur d'un autre référentiel symbolique.
La prédication par Muhammad d'une nouvelle religion, les conquêtes arabes et la formation d'un puissant Empire islamique sont des faits bien connus et exposés dans de nombreux ouvrages. Mais cette histoire, qui paraît solidement établie, reflète la vision idéalisée d'auteurs musulmans écrivant deux siècles plus tard, soucieux avant tout de légitimer les califes abbassides et l'islam sunnite. Est-il possible d'écrire une histoire scientifique des débuts de l'Islam ? Et selon quelles voies ?
Pour des courants influents de la postmodernité, la personne consiste dans la somme d'informations qui règne sur un archipel d'os et d'organes régit par des fonctions biologiques, elle est le « fantôme dans la machine » (Ryle). Dans le dualisme cartésien dont nous sommes les héritiers, le corps est une sorte de véhicule de la personne, l'enclos matériel de son intériorité. Dans ce contexte où domine l'information, le rendement, l'efficacité, l'utilitarisme, etc. Une vaste littérature technophile, émerveillée par les technologies contemporaines, voit un avenir radieux se dessiner devant nous, fait de prothèses, de puces électroniques. Le corps est aujourd'hui perçu à l'image de la relique indigne d'une humanité dont on prétend qu'elle est dépassée. La maladie, la mort, rançon de la condition corporelle de l'humain sont désormais perçues comme prochainement vaincues par l'avancée des connaissances scientifiques. L'immortalité serait pour demain, la maladie n'aura plus la moindre virulence. La science est aujourd'hui érigée par certains scientifiques en substitut de Dieu, ils promettent le paradis dans les décennies à venir sans bien, par ailleurs, réfléchir au contexte sociologique d'aujourd'hui où règne une inégalité sociale terrifiante entre les individus et les sociétés à travers le monde. Il ne s'agit nullement ici de dénigrer les avancées scientifiques. Le cyborg est déjà dans nos murs, il n'est pas le surhomme de demain, mais il prend la figure d'hommes ou de femmes malades ou handicapées dont l'appareillage technique sauve les vies ou leur octroie une autonomie dont on aurait même pas rêvé il y a trente ans. Mais bien entendu des prothèses à visée thérapeutique, restaurant un organe ou une fonction ne soulèvent guère d'objections, elles s'intègrent dans un long processus de réparation et d'ingéniosité de la médecine. Les visées « mélioristes » (enhancement) sont nettement plus problématiques visant à « améliorer » l'homme, à maximiser ses performances. L' « améliorer » au nom de quelle valeur ? Pourquoi ... La technique devient une religiosité, un techno-prophétisme, une voie de salut pour délivrer l'homme de ses anciennes limites posées désormais comme des pesanteurs. Exigence d'une liberté que plus rien ne borne sinon le désir, et surtout pas la responsabilité. « Augmenter » l'humain prend différente forme, sans relation souvent les unes avec les autres, sinon dans l'imaginaire d'un monde sans maladie, avec une mort repoussée à l'infini, une volonté de maitrise radicale de tous les processus corporels. L'analyse doit se tenir hors des deux tentations, celle de la nostalgie d'un corps ancien, perçu comme une sorte d'ontologie de l'humain, un lieu naturel et irréductible, et celle de la fascination pour une technologie remaniant en profondeur un corps perçu comme obsolète. Tel est l'objet de ce volume qui mêle des chercheurs ayant écrit et réfléchit sur les technologies, et sur le corps. Dans ce contexte où des techno-prophètes énoncent le
La culture Koongo s'organise autour de la palabre : contes, proverbes... Cet ouvrage inaugure une collection, Les enfants écrivains de la brousse, qui entend recueillir les traditions orales pour les enfants et par les enfants. Ce livre est le résultat d'un travail d'équipe - enfants et adultes, néophytes et spécialistes, Congolais et Français - en amitié. Il s'adresse principalement aux collégiens congolais, de la 6e à la 3e, et à leurs maîtres, mais intéressera sous toutes les latitudes.