Les dimensions "villageoises" à Paris. Tome 2, Pratiques et perception de l'espace dans les anciens
Fayt Thierry
L'HARMATTAN
46,50 €
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EAN :9782296111493
Parallèlement à la montée en puissance des pouvoirs locaux, réémerge à Paris la notion de village. Si cette idée relève d'une vue de l'esprit et d'un désir de " labellisation " des citadins modernes en quête de patrimoine et d'identité, elle n'en demeure pas moins obscure par bien des aspects. Notamment lorsque l'historicité, la symbolique et les mythes se confondent pour rejoindre l'actualité parisienne en la transcendant à travers une appropriation spatiale, voire sociale, dans des concrétisations identitaires pas toujours bien définies et dans des mobilisations collectives parfois très ambiguës. Tandis que, sous couvert du " village dans la ville ", ces phénomènes se devinent dans certaines rues commerçantes des quartiers du centre de Paris, ils se concrétisent aussi et surtout dans des lieux qui furent de véritables villages avant d'être annexés en 1860. Situés dans les arrondissements périphériques, du 12e au 20e, ces espaces " en devenir " sont en effet au coeur des préoccupations citadines actuelles et soulèvent des interrogations majeures dans la ville actuelle. Ils méritent en ces termes qu'on s'y attarde. C'est par l'approche de ce qui fait le quotidien de quinze villages et écarts de village de la Petite Banlieue d'autrefois et à travers le ressenti, les représentations et l'identification que ces lieux font naître chez certains de leurs habitants que l'auteur tente de brosser le portrait vivant de ces espaces, mais aussi certaines des contractions urbaines qu'ils inspirent et ce qu'ils aspirent à être dans la ville de demain.
Nombre de pages
494
Date de parution
28/12/2009
Poids
675g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296111493
Titre
Les dimensions "villageoises" à Paris. Tome 2, Pratiques et perception de l'espace dans les anciens
Auteur
Fayt Thierry
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
675
Date de parution
20091228
Nombre de pages
494,00 €
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Que sont devenus les villages de la " Petite Banlieue " du XIXe siècle dans le Paris moderne ? Et, à travers la métaphore au " village " dont ils peuvent se parer, quelles réalités transfigurent-ils ? Même si cette idée de " village " relève, ici comme ailleurs, de la gageure dans une ville comme Paris, du pragmatisme lorsqu'elle sert des intérêts politiques et économiques ou quand elle se cristallise autour de l'appartenance sociale, la dimension ou plutôt les dimensions villageoises n'en sont pas moins concrètes en ces lieux. Mais s'agit-il pour autant d'un réel attachement à une collectivité restreinte, à un lieu de vie convivial et/ou fortement connoté ? Ou bien cette notion s'inspire-t-elle d'une manière de vivre et d'être dans la ville... ? Objets d'amour et de convoitises, ces espaces à forte valeur ajoutée suscitent à travers la référence au " village " des questionnements qui nous intéressent parce qu'ils renvoient indirectement à la " cité " et à son rôle porteur de démocratie et de citoyenneté. C'est par l'analyse morphologique de l'urbain et de l'humain, émaillée d'images passées et présentes oscillant entre permanence et transformation, de quinze villages et écarts de village ceinturant le Paris d'autrefois, que l'auteur tente de décrypter quelques-unes des multiples facettes se cachant derrière ce label " villageois ". Un label qui va bien au-delà de leur seule évolution socio-historique en s'ajoutant à celle de la " grande ville " les entourant.
Des anciens villages qui entouraient Paris au siècle dernier, il ne reste plus rien désormais, si ce n'est quelques petites maisons éparpillées parmi des résidences typiquement citadines et peut être des souvenirs du temps jadis. Vaugirard, Passy, La Chapelle, La Villette, Belleville, etc. ont proprement succombé au profit de la ville. Tandis que Montmartre, avec l'image touristique qu'il affiche à présent, n'existe plus vraiment en tant que tel, même si ses habitants n'ont guère oublié son passé. Alors cette idée de village dans Paris à quoi correspond telle réellement ? ... Si aujourd'hui cette notion est fortement valorisée à la fois par la société civile, les promoteurs, les commerçants, les aménageurs et les politiques, elle est bien trop souvent galvaudée. Cependant on la retrouve dans tous les lieux où le paysage urbain a une forte charge symbolique et émotionnelle, amplifiant de fait les relations humaines. Mais en dehors de cette représentation schématique et des échanges qu'elle amplifie inévitablement, qu'en est-il exactement ? ... C'est à travers Charonne : un ancien village de la petite banlieue du XIXe siècle, que l'auteur tente de répondre à cette question qui ne manque pas d'ambiguïté.
Depuis leur récente émigration vers les métropoles turques et l'Europe, les Alévis, appartenant à une communauté religieuse proche du chiisme duodécimain, se désenclavent. C'est à travers la communauté alévie implantée en France et en Allemagne, son évolution globale et ses objectifs actuels que l'auteur cherche à discerner certaines caractéristiques de cette identité en mouvement et de ses perspectives, tant en Turquie qu'en Europe.
Parallèlement à une montée des pouvoirs locaux, émerge ou réemerge actuellement à Paris la notion " de quartier à échelle humaine" : de "village dans la ville". Ou se situe cette dimension et quelles réalités transfigure-t-elle dans la ville de demain? L'ouvrage tente de cerner ce phénomène social par l'approche de quatre anciens et vrais villages de la "Petite banlieue" parisienne du XIXe : Belleville, Charonne, Auteuil et Passy. L'auteur nous brosse le portrait vivant de ces lieux.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...