Crises, ajustements, innovations. Portrait d'une économie mondiale en bouleversement
Fassal Omar ; Boussaïd Mohamed
LIBER CANADA
22,00 €
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EAN :9782895786221
Il y aura bientôt dix ans que la crise des subprimes éclatait, une crise financière et économique mondiale d'une rare violence dans l'histoire. Le fait que dix ans plus tard nous soyons encore en train de parler de crise et d'ajustement témoigne à mon sens des fortes retombées qu'a eues cet événement majeur. Il a accéléré des mouvements économiques qui étaient déjà à l'oeuvre pendant les années 2000 ; ils sont devenus réellement manifestes. Qui dit crise, dit aussi nécessité de mécanismes correcteurs et d'innovations. Ainsi, les piliers du système financier international mis en place après la seconde guerre mondiale, le FMI et la Banque mondiale, ont essayé de s'adapter à leur époque ; les voix des pays émergents, la Chine en tête, appellent de plus en plus fort à leur réforme ; la transition énergétique demande des ajustements majeurs, tant au niveau des consommateurs que des producteurs. Au cours des dernières années, toutes les régions du monde ont en somme dû affronter des difficultés sévères et concevoir des solutions inédites. C'est le portrait de chacune d'elles que brosse cet ouvrage, qui s'intéresse aussi bien aux causes de la crise qu'aux choix des autorités pour essayer de l'exorciser. Les textes qui composent cet ouvrage ont été écrits sur une période de cinq ans allant de 2013 à 2017. Certains ont été publiés sous forme de chroniques dans des magazines ou journaux. Puisque ces textes ont été écrits de façon continue pour commenter l'actualité du jour, leur réunion dans ce livre représente un véritable journal de bord sur les transformations qu'a vécues le monde ces cinq dernières années.
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Nombre de pages
234
Date de parution
12/03/2018
Poids
356g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782895786221
Titre
Crises, ajustements, innovations. Portrait d'une économie mondiale en bouleversement
Auteur
Fassal Omar ; Boussaïd Mohamed
Editeur
LIBER CANADA
Largeur
152
Poids
356
Date de parution
20180312
Nombre de pages
234,00 €
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Lorsque, de nos jours, on vous demande votre métier, est-ce pire de répondre financier ou serial killer ? Le dégoût que les excès financiers ont inspiré à toute une génération est profond et justifié. Hélas, si on a dénoncé les rémunérations affolantes, le pouvoir accaparé par le système financier et l'ampleur de la spéculation devenue mondiale, personne n'a jamais même fait allusion aux bienfaits de l'activité financière depuis des générations. Afin de réhabiliter l'image du financier, ou plutôt le peu qu'il en reste, nous devrons revenir d'abord sur les trois premières facettes constitutives du domaine que sont l'argent, le pouvoir et la spéculation. Et en parler franc et clair. Mais il faudra aussi rappeler les bienfaits du système financier en ce qui concerne notamment la gestion des risques. Passer d'une vision centrée sur la gestion des actifs à une vision axée sur la gestion des risques permet instantanément de saisir pourquoi et comment un système financier cohérent est indispensable à l'épanouissement de toute société. On comprendra alors que le système financier mondial construit au fil de nombreuses années est digne des plus grandes architectures humaines. A la fois ingénieux et imparfait, complexe et fragile, il a apporté de larges périodes de prospérité ponctuées par des crises douloureuses. Mais dans un monde convaincu que les gestionnaires de l'argent sont à l'origine de tous les maux, il importe de répondre sans détour aux accusations que l'on tient à l'endroit du système financier, afin d'expliquer pourquoi le bilan de sa sophistication demeure globalement positif". (O F).
Les trois piliers du système financier moderne sont la comptabilité, qui se met en place parallèlement au développement de l?agriculture au cours du huitième millénaire av. J-C ; la monétisation du papier qui mènera, à partir du XIIIe, à la dématérialisation progressive de la monnaie ; et l?appel public à l?épargne et au développement du marché des valeurs mobilières de placement qui se met en place à partir du XVIIe siècle. Chacune de ces phases s?est accompagnée de fraudes et de scandales financiers. C?est leur histoire que raconte ce livre. Aborder l?histoire de la finance à travers les scandales permet de comprendre tout le parcours de l?industrie financière, qui agit souvent a posteriori afin de corriger les abus. Cela permet également de comprendre le devenir des institutions, qui se dévorent les unes les autres à coups d?acquisitions et ne font qu?une bouchée des malades affaiblis par un scandale. Cela permet enfin de comprendre le développement des produits financiers, qui s?adaptent après chaque scandale pour faire face aux réticences des investisseurs qui ne veulent plus se faire avoir de la même façon. Mais pas de panique, l?escroc est innovateur, et les clients se feront avoir autrement. Le chat et la souris.
Cinquante ans après que le droit de vote a été obtenu par les femmes suisses, cet ouvrage se propose de faire le point sur l'égalité des sexes dans un secteur essentiel pour le fonctionnement démocratique de la société helvétique : l'éducation et la formation. Comment et sous quelles influences les jeunes des deux sexes orientent-ils leur cursus scolaire ? Qu'attendent les filles et les garçons de leur formation initiale ? L'égalité entre les sexes est-elle enfin en place à l'école et dans la formation ? Autant de questions abordées dans cet ouvrage, qui analyse les changements très importants que l'on a pu constater en ce qui concerne la place de l'éducation et de la formation pour les deux sexes. Regroupant des informations actuelles sur les différences entre les filles et les garçons aux différents paliers de l'édifice éducatif suisse, il fait aussi le point sur les défis que les politiques d'égalité ont encore à relever pour que l'école remplisse l'une de ses fonctions fondamentales : préparer à une citoyenneté active et paritaire.
Les séries télévisées constituent depuis des années la forme privilégiée dans laquelle notre culture se projette, mais Black Mirror représente bien plus que cela : c'est un fait socioculturel emblématique du monde contemporain qui esquisse la société du futur en décrivant de manière paroxystique ce que nous vivons déjà. Voici un spectacle, un musée, une prison et un jeu vidéo où la technique, les algorithmes et les réseaux sociaux prévalent sur les individus en annihilant la rationalité sur laquelle nos sociétés se sont fondées. ? uvre totale ayant anticipé notre condition suite aux mesures adoptées pour contrer la pandémie de Covid-19, la création de Charlie Brooker explore la médiatisation de l'existence dont nous faisons l'expérience entre trolls, haters, sexting, surveillance, stories, cancel culture et analyse prédictive. S'y arrêter permet de voir notre époque comme une catastrophe et comprendre ce qui est en train de surgir des cendres de l'humanisme : l'aurore numérique.
Notre époque vivrait-elle la fin du débatâ? De "âA letter on justice and open debateâ" du Harper's Magazine en 2020 à "âl'appel à la vigilance face à la haine et à la violence dans les médiasâ" lancé par un collectif dans Le Devoir trois ans plus tard, le même constat s'impose partoutA : celui d'une dégradation des échanges publics, mêlant dérapages et attaques personnelles. La conversation démocratique semble aujourd'hui traversée par de nouvelles forces "âillibéralesâ" ou "âémotionnellesâ" dont l'expansion (âla "âviralitéâ" â) est pour partie imputable aux réseaux sociaux. A la forme agonistique voire éristique du débat se substituent désormais des effets de meutes. Autant de pratiques qui ont pour conséquence d'écarter les voix dissonantes ou contradictoires au coeur de la cité. Certains comme Donald Trump, de retour à la Maison-Blanche, n'hésitent plus à censurer l'usage de certains mots. Il y a aujourd'hui un malaise et même une crise de la conversation démocratique. Ce sont l'expression de cette crise et la guerre des mots qui s'y trouve à l'origine qui sont l'objet de ce livre. Car elles sont inséparables d'une nouvelle culture de l'interdit, de tactiques d'intimidation, de manoeuvres d'intolérance, une logique de la polarisation voire de la radicalisation, tout ce que notre époque range volontiers, et peut-être un peu vite, sous le terme de cancel culture, une notion passablement obscure et résistante. C'est aussi à la question de savoir comment en sortir que ce livre essaie en quelque sorte de répondre.
Est philosophe celui qui, se sachant en route, veut savoir où il va. Au cours de l'histoire, les réponses proposées à cette interrogation sont multiples. Elles sont en même temps traversées par des constantes et constituées en familles relativement cohérentes et durables. Or on constate, à l'examen des diverses doctrines sur les questions humaines fondamentales, des différences majeures entre celles transmises en Occident et celles entretenues en Orient. En quoi consistent ces divergences, mais aussi les points de rencontre ? Pourquoi dit-on " philosophies " occidentales mais " sagesses " orientales (hindouisme, taoïsme, bouddhisme, confucianisme) ? Cet essai a pour objectif d'approfondir cette distinction. A cette fin, il se laisse guider par dix notions de la pensée occidentale que l'on compare dès lors à l'usage qui en est fait dans l'autre tradition : la substance, la connaissance, l'essence, la raison, le dualisme, le moi, la liberté, le temps, le bonheur, le salut ; dix chantiers ouverts, dix chapitres d'une grammaire de base de civilisation. Philosophie ou sagesse ?
La liberté, cette valeur si précieuse, est de nos jours à ce point sacrée qu'elle ne semble supporter aucune limite. En son nom, nos représentants politiques, la population en général, mais aussi l'élite intellectuelle et, de façon prééminente, la magistrature vont parfois jusqu'à remettre en cause la laïcité de l'Etat en la jugeant incompatible avec la liberté de religion, sinon hostile à son endroit. Cet essai affirme que c'est là faire preuve d'une profonde méconnaissance du principe de laïcité. En s'appuyant sur la grande tradition de la pensée occidentale qui, d'Antigone aux constitutions modernes, a établi une nette séparation entre pouvoir politique et pouvoir religieux, l'auteur montre que la liberté religieuse (celle de la croyance) ne cautionne pas l'expansionnisme religieux qui cherche à étendre ses tentacules dans les divers secteurs de l'activité sociale et civile et que seule une conception abusive et absolutiste de la liberté a pu mener à ce qu'on nomme désormais le "gouvernement des juges" . Bien comprise, la liberté religieuse permet au contraire de réaffirmer la légitimité de la laïcité de l'Etat. Partant de la problématique propre à la société canadienne et québécoise, par son langage clair et son argumentation serrée, cet ouvrage est une contribution fondamentale et universelle aux débats qui agitent nos sociétés, y compris en France.