Sécurités privées en Afrique de l'Ouest. Les intérimaires du risque
Fasquelle Enzo ; Hofnung Thomas
L'HARMATTAN
16,00 €
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EAN :9782343208596
Qui a déjà arpenté les rues de Dakar, Abidjan ou tout autre métropole d'Afrique de l'Ouest n'a pu que les remarquer : vigiles, gardiens ou "debout-payés" , les agents privés de surveillance n'ont jamais été aussi présents au mètre carré. Pourquoi sont-ils si nombreux ? Quels rapports entretiennent-ils avec l'Etat et la population ? Qu'est-ce que cela nous apprend sur la situation sécuritaire de la sous-région et plus généralement sur les évolutions de nos modèles de sécurité ? Déconstruisant les stéréotypes autour de la privatisation de la sécurité et le supposé déclassement des Etats, Enzo Fasquelle documente l'historicité des pratiques de sécurité en Afrique de l'Ouest, tout en décryptant les liens transnationaux entre sociétés de sécurité privée locales et internationales qui tissent un assemblage sécuritaire sans frontière.
Nombre de pages
126
Date de parution
28/10/2020
Poids
173g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343208596
Titre
Sécurités privées en Afrique de l'Ouest. Les intérimaires du risque
Auteur
Fasquelle Enzo ; Hofnung Thomas
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
173
Date de parution
20201028
Nombre de pages
126,00 €
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En France, la droite s'est fait confisquer l'idée de justice. Pire, elle s'est laissée culpabiliser et elle a laissé s'installer l'idée qu'elle portait en elle l'injustice parce qu'elle est censée soutenir le fort et être moins attentive aux faibles. La gauche, au contraire, a depuis longtemps récupéré à son profit l'idée de justice, qu'elle prétend être la seule à incarner. Au point que François Hollande s'est fait élire en 2012 sur l'idée du "redressement dans la justice". Dans les faits, pourtant, les politiques menées par le gouvernement de gauche conduisent aujourd'hui à l'effondrement du pays et à l'injustice. D'ailleurs, dans le même temps, le mot de justice a disparu des discours officiels. Daniel Fasquelle, dans cet ouvrage, démasque l'imposture et montre que la justice est une valeur historique de la droite. C'est elle, pense-t-il, qui porte les valeurs qui permettent à chacun de se réaliser pleinement et de recevoir en fonction de ses mérites. La droite a, d'ailleurs, gagné les élections quand elle a revendiqué la justice. Que l'on se souvienne, par exemple, de Valery Giscard d'Estaing rétorquant à François Mitterrand qu'il n'avait pas "le monopole du coeur". Ce livre a donc pour ambition d'inviter la droite à tenir un discours de justice pour 2017 et, surtout, de la convaincre de mettre en oeuvre au plus vite les réformes indispensables pour faire de notre pays une France juste.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...