Le développement des Technologies de l'information et de la communication (TIC) s'accompagne de véritables bouleversements économiques. A preuve les débats sur l'émergence selon les cas d'une " nouvelle économie ", d'une " économie numérique ", d'une " économie de l'information et de la communication ", voire d'une " économie de la connaissance ". La " communication " est-elle un secteur économique parmi d'autres ? Conduit-elle à l'émergence de nouveaux modèles de croissance ? Les nouvelles formes de communication transforment la vie économique dans les entreprises et imposent de repenser les modes de régulation publique. La publicité, le marketing, l'intelligence économique sont autant de formes renouvelées d'ajustement entre l'offre et la demande. Par ailleurs, l'activité économique ne peut plus se faire sans s'expliquer, sans s'accompagner d'interventions dans les médias qui la déforment, la transforment, ou finalement la " font exister ". Paradoxalement, face à ces réalités nouvelles, où l'univers de la communication et celui de l'économie s'interpénètrent de plus en plus, le dialogue entre sciences économiques et sciences de l'information et de la communication (SIC) est limité. La communication, étudiée comme secteur d'activité n'est pas encore l'objet d'un corpus théorique reconnu pour les économistes. Les SIC, quant à elles, s'inspirent d'une longue tradition d'étude de l'économie politique de la communication, mais les liens avec les travaux économiques récents sont encore faibles. Pourtant l'information et la communication sont des facteurs essentiels de la connaissance. Pointer le paradoxe, c'est déjà contribuer à favoriser un dialogue interdisciplinaire. La question d'Internet, la place de la propriété intellectuelle ou encore le poids des réseaux dans les économies immatérielles sont parmi les thèmes d'actualité pour lesquels ce type de dialogue est particulièrement fécond. C'est l'objet de ce numéro. Joëlle Farchy et Pascal Froissart
Nombre de pages
247
Date de parution
07/09/2006
Poids
512g
Largeur
222mm
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EAN
9782271064400
Titre
Hermès N° 44 : Economie et communication
Auteur
Farchy Joëlle ; Froissart Pascal
Editeur
CNRS EDITIONS
Largeur
222
Poids
512
Date de parution
20060907
Nombre de pages
247,00 €
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En 1937, André Malraux conclut son Esquisse d'une psychologie du cinéma par cette formule: "Par ailleurs, le cinéma est une industrie". Contrairement à la plupart des autres arts, le cinéma est fondé sur ce lien inextricable entre création et argent. S'il produit parfois des chefs-d'oeuvre, il s'est développé dès l'origine dans une logique de compétition acharnée entre quelques groupes industriels et en faisant appel à des techniques onéreuses. Aujourd'hui, cette industrie culturelle, soumise à la pression de l'internationalisation et de la concentration économique, doit préserver la diversité inhérente à toute création artistique. En analysant les tensions entre les phases de création d'un prototype, les processus industriels de fabrication et de diffusion, cet ouvrage met en relief les nombreux paradoxes de l'industrie du "septième art". Biographie de l'auteur Joëlle Farchy est maître de conférences à l'Université Paris II et membre du centre de recherche Matisse (CNRS-Paris II).
Résumé : 2001 : les majors du disque ont eu raison du site gratuit d'échange de fichiers musicaux Napster. Pour n'avoir pas respecté les règles du copyright, celui-ci doit s'incliner devant la justice américaine, laissant des millions d'internautes orphelins. Mais les successeurs de Napster, plus astucieux, plus performants encore, symbolisent toujours le rêve, grâce à Internet, d'une autre forme d'accès au savoir et à la culture. Face à la gratuité et à la liberté d'utilisation revendiquées, la propriété intellectuelle fait figure d'obstacle emblématique. Comment en effet favoriser l'accès universel au savoir et à la culture, dans un monde où les informations circulent de plus en plus vite, tout en garantissant la pérennité et la diversité des créations et productions futures ? La question n'est pas purement juridique ou commerciale, mais aussi éthique et politique ; il s'agit de savoir qui doit profiter de la société de l'information et pour quoi faire Dans le contexte actuel, la propriété intellectuelle ne mérite ni surplus d'honneur ni indignité et ceux qui pensent qu'il suffirait de la renforcer pour limiter le copiage ou de l'abolir pour favoriser le libre accès se trompent lourdement de combat. Le véritable combat est d'apprendre à gérer la gratuité en trouvant des formes de financement diversifiées et de préserver la liberté d'accès en limitant les excès de la concentration économique. Car il ne semble pas que l'abandon pur et simple de la culture à la logique marchande puisse aboutir à un nouvel équilibre. Dans une configuration radicalement nouvelle, les formes de régulation se doivent d'évoluer mais seules des instances politiques fortes pourront faire coexister pluralisme et culture pour tous.
Qu'est-ce que le cinéma ? Un lieu, la salle, dans lequel des spectateurs assistent, dans le noir et en silence, à un spectacle collectif sur grand écran ? Ou plutôt un film, objet artistique né de l'imaginaire des auteurs, que le spectateur apprécie quel que soit l'écran choisi ? La question divise alors que se multiplient les oeuvres réalisées par des metteurs en scène renommés, qui ne sortent plus en salle, mais sont directement diffusées sur Netflix ou Amazon Prime Vidéo. L'ouvrage éclaire d'un regard nouveau les mutations d'une filière industrielle. Il montre la dislocation progressive de l'économie commune qui liait la salle et le film au profit d'économies multiples. Les frontières entre le film et les autres productions deviennent poreuses. La salle s'intègre dans une large économie mondialisée des écrans. La régulation de l'audiovisuel, passion française, est sommée de s'adapter au monde numérique. L'industrie hollywoodienne, longtemps dominante, est soumise à rude épreuve, tantôt absorbée par les géants du numérique, tantôt confrontée à des pays qui, comme la Corée ou la Chine, veulent, à leur tour, faire de l'audiovisuel un outil de soft power.
Les livres, les films, les œuvres musicales ne sont pas des marchandises comme les autres qui peuvent être livrées aux lois du marché. Tel est du moins le présupposé qui fait l'objet d'un large consensus en France depuis l'invention du terme " exception culturelle ". A partir du milieu des années 80, et surtout lors des renégociations du GATT en 1993, la France a tenté d'exporter à l'ensemble des pays de l'Union européenne sa conception, devenue symbole de résistance. Constamment remise en cause depuis, l'exception culturelle est-elle finalement un leurre, un combat d'arrière-garde dans lequel la France est condamnée à rester isolée ? A travers un regard d'économiste, cet ouvrage tente d'éclairer plus précisément les transformations et les enjeux de ces secteurs artistiques. L'irruption du numérique, notamment, bouleverse les étapes traditionnelles de la production et crée une nouvelle filière, celle du multimédia. L'interdépendance accrue entre les phases purement industrielles et celles de la création artistique impose une logique qui va à l'encontre de l'idée d'exception culturelle. Mais de manière éminemment plus politique, cette volonté hexagonale laisse entendre que la culture française - et plus largement européenne - a une dimension symbolique dépassant largement son poids dans le PIB et qu'elle doit être préservée de la culture américaine dominante. C'est le défi qui est lancé dans le cadre de la construction d'une Europe culturelle et politique.
L’effet Papillon ou ‘’ La théorie du chaos’’ est l’un des rares concepts mathématiques à être connu du grand public. Toutefois, si vous vous questionnez sur les circonstances de sa découverte ; sur ses applications au quotidien ; sur le concepts d’ « attracteur étrange » ; ou sur la manière de prévoir l’imprévisible, alors ce livre est là pour vous donner des réponses rapides et accessibles.
Brès Anne ; Marc Claire ; Arnaud Nicolas ; Moullet
. La Terre est une planète exceptionnelle. Elle possède une atmosphère, des océans, des montagnes, des volcans mais également un champ magnétique, une tectonique, des climats variés... qui tous concourent à la rendre habitable. Ainsi, peu à peu, la vie y a émergé et a pu se maintenir malgré une histoire jalonnée de bouleversements majeurs depuis sa formation jusqu'à la crise climatique actuelle. Se maintiendra-t-elle encore longtemps ? Acteur majeur de la recherche en France, le CNRS a mobilisé chercheurs et chercheuses pour répondre à une vingtaine de questions essentielles. Ce livre nous plonge ainsi dans les entrailles de la Planète, et parfois dans son passé très lointain, mettant en lumière tant son caractère exceptionnel que sa fragilité. Sous l'apparente légèreté du graphisme, cet ouvrage couvre des enjeux fondamentaux et rend compte de ce que l'on sait vraiment, ainsi que de la façon dont ce savoir est construit.
La première révolution quantique qui naît notamment sous l'impulsion d'Einstein au début du XXe siècle, bouleverse notre vision du monde, fait émerger des concepts surprenants comme la dualité onde-particule, et conduit à des inventions majeures : le transistor, le laser, les circuits intégrés des ordinateurs. Moins connu est le développement d'une deuxième révolution quantique initiée en 1935 par le débat entre Albert Einstein et Niels Bohr, et rendue possible à partir de la fin des années 1960 par l'expérimentation sur des particules individuelles. Cette révolution, qui se déroule encore sous nos yeux, repose sur la notion étrange de particules intriquées qui se comportent de manière extraordinairement similaire même lorsqu'elles sont éloignées. Cette notion a été vérifiée en particulier dans les expériences d'Alain Aspect au début des années 1980 et connaît déjà des applications concrètes, notamment en matière de cryptographie. Elle pourrait déboucher à terme sur des technologies nouvelles comme l'informatique quantique. Tourné vers une physique d'avenir, cet ouvrage raconte une magnifi que histoire de science, dans laquelle l'expérimentation a permis de trancher des débats philosophiques.