Frantz Fanon. De la Martinique à l'Algérie et à l'Afrique
Fanon Joby ; Suvélor Roland
L'HARMATTAN
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EAN :9782747558921
De Peau noire, Masques blancs (1952) à Pour une Révolution africaine (1964). en passant par L'An V de la révolution algérienne (1959) et Les damnés de la terre (1961). l'oeuvre du psychiatre martiniquais Frantz Fanon a profondément marqué l'immense courant de pensée qui. après la seconde guerre mondiale, a fortement contribué à la libération des peuples colonisés. D'illustres auteurs dont Jean-Paul Sartre ne s'y sont pas trompés qui en ont tenté l'exégèse. Efforts accumulés dans bien des sens d'où a émergé limage éclatée. tumultueuse, contradictoire d'un auteur aux connotations multiples : un Fanon apôtre de la violence nue et anti-Français. cohabitant avec un humaniste admirateur de la France des Droits de l'Homme et engagé volontaire contre le nazisme, qui s'était intellectuellement accompli comme psychiatre en renouvelant l'étude et la thérapeutique qui devaient prendre en compte. à travers leurs différences. les peuples colonisés. Face aux malentendus, aux contresens, il manquait une étude qui. reprenant les choses par leur commencement. retracerait le parcours d'un homme parmi les hommes.
Nombre de pages
233
Date de parution
01/02/2004
Poids
364g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747558921
Titre
Frantz Fanon. De la Martinique à l'Algérie et à l'Afrique
ISBN
2747558924
Auteur
Fanon Joby ; Suvélor Roland
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
364
Date de parution
20040201
Nombre de pages
233,00 €
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« Rome n'est plus dans Rome » écrit Pierre Corneille dans Sertorius. Vous pouvez appeler cette déclaration une figure, mais l'important n'est pas que, dans l'absolu, on puisse y appliquer des termes et des concepts qui diraient ce que c'est. L'important est ce que ça fait. Le livre que vous avez entre les mains aborde en décalage la pensée, la vérité et la fabrication des discours. On s'aperçoit que cette dernière passe concrètement, moins par les réalités et les choses qui « parleraient d'elles-mêmes » que par des transpositions, des schèmes et le principe d'inférence sémantique. Et ceux-ci savent vite prendre une sacrée puissance d'explication... Ancien professeur de français, Éric Fanon a exercé en Tunisie, au Maroc, en Algérie, en région parisienne, à Mayotte et en Guyane. D'abord attiré par la philosophie, il se convertit aux lettres modernes, tant la parole et la pensée lui paraissent aller de pair. Il passe par les facultés de Vincennes et de la Sorbonne. Aujourd'hui à la retraite près de Tunis, il couche sur le papier les idées qui, d'année en année, lui sont venues à l'esprit et lui sont restées sur le coeur.
Depuis le centième anniversaire de sa naissance, Frantz Fanon continue d'être largement discuté dans le monde universitaire. Son oeuvre constitue désormais une référence incontournable dans les études postcoloniales, africaines, afro-américaines ainsi que dans les théories critiques de la race, tant aux Etats-Unis qu'en Europe. Longtemps marginalisé en France, il connaît depuis les années 2000 un regain d'intérêt, comme en témoigne la multiplication des numéros thématiques qui lui sont consacrés. Parce qu'elle reflète la diversité des lieux et des engagements qui ont marqué son parcours, la pensée de Fanon doit être abordée de manière transversale. De son passage en France et de son expérience du racisme hexagonal à son travail à l'hôpital de Blida-Joinville, où il analyse les effets psychologiques de la colonisation avant de prendre fait et cause pour l'indépendance algérienne, jusqu'à son rôle de figure centrale des luttes d'émancipation africaines, une constante se dégage avec force : celle du colonialisme. Au-delà d'un simple commentaire des écrits de Fanon, ce numéro vise à mettre en lumière la pertinence contemporaine de sa réflexion sur le phénomène colonial. Cette problématique permet en effet de souligner l'actualité des engagements algérien et africain de Fanon, ainsi que son souci plus général du devenir des damnés de la terre. Elle offre une ligne directrice précieuse pour appréhender l'ensemble de son oeuvre et constitue une clé conceptuelle essentielle pour mobiliser son analyse face aux enjeux du présent. Sommaire : Sonya Ben Yahmed : " Tunisie : boxe, violence, " appareils d'Etat " et libération. Lecture fanonienne " Oscar A. Berg et Simon Dabin : " Peau rouge, masques rouges. Dialogue fanonien et pensées décoloniales autochtones au Canada " Mohamed Amine Brahimi : " Sécularité, Etat et colonialisme. Analyse des interprétations fanoniennes de l'islam " Pascal Devette : " Du regard blanc à la décréation. Penser la décolonisation des privilégiés avec Frantz Fanon et Simone Weil " Ulrich Metende : " (Re)lire Fanon pour désinvestir le corps de la couleur. Une perspective décoloniale " Dimitri M'bama : " D'une mystique néocoloniale à une pratique de combat. Repenser la Négritude avec Frantz Fanon " Lawrence Olivier et Mariam Msadek : " Fanon. La question des femmes dans la théorie révolutionnaire " Lissell Quiroz : " Fanon et la pensée décoloniale d'Amérique latine/Abya Yala " Beata Stawarska : " Fanon and the realization of femininity. Towards a sociogeny of gender, race, and sexuality " Thibault Tranchant : " La différence coloniale. Homi Bhabha, lecteur de Frantz Fanon " Marc Maesschalck : " Pour une contre-psychiatrie de l'interculturalité. Fanon devant le défi de la clinique coloniale " Zahi Zalloua : " Frantz Fanon et la question palestinienne. Le visage du colonialisme "
La décolonisation faite, cet essai de compréhension du rapport Noir-Blanc a gardé toute sa valeur prophétique : car le racisme, malgré les horreurs dont il a affligé le monde, reste un problème d'avenir. Il est ici abordé et combattu de front, avec toutes les ressources des sciences de l'homme et avec la passion de celui qui allait devenir un maître à penser pour beaucoup d'intellectuels du tiers monde.
Maurice Fanon est né à Auneau (Eure et Loir) en 1930. Il décède le 30 avril 1991 à Paris. Produit dans des cabarets comme L'Ecluse ou L'Ecole Buissonnière, Fanon sera chanté par les plus grands, notamment Pia Colombo, Juliette Greco ou Hervé Vilard. Au crépuscule de sa vie, il écrit 100 poèmes pour Françoise Wilcz, sa dernière compagne. Cent poèmes d'amours, lucides, intemporels... Les voici enfin réunis. Fanon est mort, nous sommes orphelins de lui. Nous le ressuscitons aujourd'hui !
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...