Les origines du Paragone - ou Parallèle des arts - remontent aux conceptions et théories médiévales qui, subordonnant l'art à la théologie, le maintenaient dans la dépendance de l'Église. Dès le XIVe siècle et surtout au XVe siècle, apparaît une prise de conscience nouvelle qui récuse l'antique classification des arts en Arts libéraux d'une part et Arts mécaniques de l'autre. Désormais, peinture et sculpture deviennent les moyens de représentation du monde extérieur en fonction de principes rationnels et scientifiques. Leon Battista Alberti et Léonard de Vinci, plus que tout autre (Pétrarque, Cennini, Boccace ou Ghiberti), collaborèrent avec leurs moyens propres à ce combat dont l'enjeu était aussi le statut de l'artiste dans la société. L'un et l'autre s'appuient sur les mathématiques et sur une conception rationnelle et scientifique du monde où l'artiste peut imiter la Nature, mais aussi l'amender, au nom d'un concept impératif : celui de la Beauté. C'est l'histoire de ce combat pour une reconnaissance des Beaux-Arts qui rend à l'artiste et à son oeuvre noblesse et dignité que retracent les textes choisis et traduits ici.
Nombre de pages
240
Date de parution
05/11/2009
Poids
314g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782252037379
Titre
Le Paragone. Le parallèle des arts
Auteur
Fallay d'Este Lauriane ; Bauer Nathalie
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
314
Date de parution
20091105
Nombre de pages
240,00 €
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Résumé : Important traité paru en 1649, L'Art de la peinture est un jalon de tout premier plan dans l'histoire des théories esthétiques de l'Europe pré-baroque. Il prend place dans la tradition, à la suite des grands traités italiens du maniérisme. Il offre une réflexion personnelle sur la peinture de ce temps, ses thèmes, sa problématique, au moment où le naturalisme des Carrache et celui - si différent - de Caravage présentent une nouvelle vision de l'art, en rupture justement avec le maniérisme. L'Art de la peinture est une chronique de la vie artistique à Séville, ponctuée d'humour, dans laquelle commentaires et anecdotes sur les contemporains espagnols et italiens - et surtout sur Vélasquez, le gendre de Pacheco - abondent.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.
Scott James C. ; Ruchet Olivier ; Jacquet Christop
Notes Biographiques : James C. Scott est anthropologue, professeur émérite de science politique et d'anthropologie à l'Université de Yale. Ses travaux d'ethnographie conduits en Malaisie lui ont permis d'approfondir le concept de résistance infra-politique. Il s'est fait connaître du grand public en France grâce à la traduction de Zomia ou l'art de ne pas être gouverné (Seuil, 2013). Ont récemment été traduits aux éditions Lux un Petit éloge de l'anarchisme (2013) et aux éditions La Découverte Homo domesticus (2019) et L??il de l?État (2021).