En Afrique subsaharienne, être initié signifie tout d'abord que l'on a suivi, sur une longue période et dans des conditions éprouvantes, un enseignement spécifique réservé à une catégorie d'individus. Ensuite, certaines règles de comportement propres au groupe dont on est issu sont partagées avec d'autres personnes, le plus souvent du même âge, du même sexe. Cet ouvrage, qui regroupe des textes d'historiens de l'art, d'ethnologues et d'anthropologues, révèle comment et pourquoi nombre de pratiques rituelles du bassin du Congo sont liées à une grande diversité d'objets : masques, statuettes, insignes, parures, instruments de musique ... Les oeuvres reproduites ici proviennent majoritairement du Musée royal de l'Afrique centrale de Tervuren ainsi que du musée Dapper, de collections publiques (Museum aan de Stroom d'Anvers, Wereldmuseum de Rotterdam) et privées. Les rites étudiés dans ce livre relèvent des deux types d'initiations les plus courants. Le premier est l'apprentissage qui prépare les adolescents à devenir adultes ; pour les garçons il s'accompagne fréquemment de la circoncision et pour les filles parfois de l'excision. Le second, généralement moins souvent évoqué, est la formation que reçoivent, au sein de sociétés secrètes ou de confréries, les devins, les thérapeutes et autres spécialistes des cultes, mais aussi les souverains et les chefs. Les connaissances permettant d'exercer le pouvoir, d'agir sur les autres s'acquièrent parfois durant toute une vie. Aujourd'hui, les rites initiatiques, lorsqu'ils n'ont pas disparu, voient leur sens et leur contenu évoluer en fonction du monde moderne. La démarche de l'artiste béninois Romuald Hazoumè est marquée par son vécu d'initié. Ses oeuvres, réalisées principalement à partir de bidons d'essence, jouent de la provocation et de la dérision. Elles constituent les outils d'une critique acerbe de l'Occident et interrogent le devenir des sociétés du continent africain.
L'Occident connaît de singuliers phénomènes de mode qui remettent en cause les stéréotypes concernant la beauté du corps. Curieux paradoxe. Et si les peintures corporelles, les scarifications, les déformations du crâne et les perforations des oreilles, du nez et de la bouche, pratiques perpétuées de génération en génération par de nombreux peuples africains, assuraient un corps idéal ? Car ces interventions, de même que les objets portés sur le corps, de façon visible ou cachée, bracelets, colliers, pendentifs et coiffes, transforment les hommes et les femmes, à chaque étape de leur vie, et constituent les signes de leur identité personnelle et sociale. Pour compléter l'analyse, cet ouvrage s'appuie sur les témoignages que nous apporte la sculpture traditionnelle : statuettes scarifiées ou portant des ornements et parures, qu'elles soient taillées dans le bois, l'ivoire ou bien réalisées en or ou en bronze. Toutes ces ?uvres contribuent à mettre en relief les désirs et les enjeux qui justifient les apparences.
Sur tous les continents, depuis la nuit des temps, dans les sociétés dites "traditionnelles", les individus inscrivent à même leur chair des marques, éphémères ou indélébiles, qui affirment une identité, jalonnent une initiation, précisent une hiérarchie, accompagnent une thérapie. Le corps n'atteint sa véritable plénitude, sa dimension sociale, spirituelle, "civilisée", que par cette ornementation peinte, gravée, sertie, par ces interventions et ces transformations artificielles. Tatouage, scarification, piercing, implants, branding, font aujourd'hui surface dans les sociétés dites "évoluées". Ces pratiques fondées le plus souvent sur une volonté de transgression et de dissidence sont dissociées de toute ritualité sociale ou religieuse. Et vite sollicitées par la mode. Se référant parfois à un primitivisme imaginaire, ces marques ont valeur d'affirmation personnelle. Cet ouvrage, qui regroupe des textes d'écrivains, de sociologues, d'anthropologues, d'historiens et de critiques d'art, remonte aux sources objectives et "magiques" de ces métamorphoses charnelles à travers des oeuvres majeures, sculptures et parures d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Expression d'une esthétique autre, de la nécessité d'affirmer une différence, les signes du corps permettent aux hommes et aux femmes d'user d'un langage particulier pour dire leur relation au monde.
Sur tous les continents, depuis la nuit des temps, dans les sociétés dites "traditionnelles", les individus inscrivent à même leur chair des marques, éphémères ou indélébiles, qui affirment une identité, jalonnent une initiation, précisent une hiérarchie, accompagnent une thérapie. Le corps n'atteint sa véritable plénitude, sa dimension sociale, spirituelle, "civilisée", que par cette ornementation peinte, gravée, sertie, par ces interventions et ces transformations artificielles. Tatouage, scarification, piercing, implants, branding, font aujourd'hui surface dans les sociétés dites "évoluées". Ces pratiques fondées le plus souvent sur une volonté de transgression et de dissidence sont dissociées de toute ritualité sociale ou religieuse. Et vite sollicitées par la mode. Se référant parfois à un primitivisme imaginaire, ces marques ont valeur d'affirmation personnelle. Cet ouvrage, qui regroupe des textes d'écrivains, de sociologues, d'anthropologues, d'historiens et de critiques d'art, remonte aux sources objectives et "magiques" de ces métamorphoses charnelles à travers des ?uvres majeures, sculptures et parures d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Expression d'une esthétique autre, de la nécessité d'affirmer une différence, les signes du corps permettent aux hommes et aux femmes d'user d'un langage particulier pour dire leur relation au monde.
Quitter Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, pour la banlieue parisienne... c'est bien une idée de parents et ce n'est pas facile pour Lindy, douze ans, et ses frère et soeur. Au collège, Lindy se lie d'amitié avec Carola, originaire de Corse, et Hamidou, un Sénégalais qui anime un groupe de rap. Mais pourquoi Oscar, le père de Lindy, est-il retourné si vite en Guadeloupe ? Comment Jeanine, mère-tendresse en Guadeloupe, s'est-elle transformée en Calamity Jane ? Pourquoi Carola ment-elle sans arrêt ? Pourquoi Andrew, le correspondant américain, n'écrit-il plus ?
Gisèle Pineau est une Guadeloupéenne née à Paris. Elle a grandi dans une famille nombreuse entre la France, l'Afrique et les Antilles. Confrontée très jeune au racisme et à l'intolérance, elle trouve le bonheur et l'évasion dans les romans. Elle écrit ses premières histoires à l'âge de dix ans alors qu'elle habite en banlieue parisienne. Cette passion ne l'a jamais quittée. Aujourd'hui, ces romans sont traduits dans plusieurs pays. Elle a reçu en 1994, le Grand Prix des lectrices d'Elle et le prix Carbet de la Caraïbe pour La Grande Drive des esprits En 1996, elle a reçu le prix RFO pour L'Espérance - Macadam. Elle est l'auteur de plusieurs romans pour la jeunesse, notamment: Un papillon dans la cité, (Sépia 1992) et Caraïbes sur Seine (Dapper 1999).
Aux portes de Jérusalem se pressent des milliers de cavaliers. A leur tête, montée sur un éléphant blanc somptueusement paré, une divine créature : la reine de Saba. D'où vient-elle ? Sur quelle contrée prospère règne-t-elle ? Le puissant roi Salomon, aidé de ses deux conseillers, l'insolente Huppe et le sombre Zadok, désire ardemment percer le secret de la souveraine. Mais, même si elle se laisse prendre au piège du miroir, la reine est habile... Puisé aux sources de l'histoire, ce récit plein d'humour est d'abord destiné aux jeunes lecteurs, mais par sa portée philosophique et son sens politique, il s'adresse également aux plus grands.
Dans l'ancien royaume du Bénin s'est développé un art de cour qui a donné naissance à un nombre considérable d'oeuvres : têtes commémoratives de souverains, défenses et insignes décorés de personnages de la suite royale, bas-reliefs représentant la vie et les rites de la cour et destinés à orner les palais. Ils ont été réalisés par des maîtres de la technique de la fonte à cire perdue.