Un promeneur attentif longeant le quai des Célestins s'interroge inévitablement sur l'origine et la vocation de cet imposant bâtiment dont on perçoit même difficilement les contours exacts. L'hôtel dit de Fieubet tel qu'on le connaît actuellement est en effet le fruit d'une longue histoire débutant au Moyen Age et dont les travaux récents de restauration ne sont qu'une nouvelle étape. C'est la rencontre entre cette demeure, représentative de l'évolution du quartier du Marais mais aussi de l'ambition d'un riche homme d'affaires du XIXe siècle, et l'école Massillon, fondée cinq ans avant son installation dans ces murs il y a cent quarante ans, que l'ouvrage retrace. A travers l'histoire de cet hôtel particulier et de ses occupants, le voile se lève progressivement sur les campagnes de travaux entrepris au cours des siècles, révélant au fil des pages les témoignages encore visibles des différentes époques. L'école Massillon, propriétaire fidèle des lieux depuis 1877, offre également une image de stabilité en perpétuelle évolution. Au départ simple externat de lycéens en marge de l'Oratoire de France, l'école va prendre son essor pour répondre aux attentes de son époque. Le récit de ses mutations à travers les décennies, faisant face aux guerres, à l'affirmation de l'état laïc, aux remous politiques et sociétaux, met en relief le caractère immuable de ses convictions pédagogiques, liant les écoliers et lycéens actuels à leurs lointains prédécesseurs.
Henri II (1519-1559), fils de l'illustre François 1er et de la reine Claude, règne sur la France de 1547 à 1559. Si son union avec Catherine de Médicis, son amour pour Diane de Poitiers ou encore sa fin tragique lors d'un tournoi en ont fait un personnage récurrent dans la littérature historique, ce souverain parait aujourd'hui injustement négligé, comme occulté par la renommée de son père et par la personnalité légendaire de sa femme. A l'occasion du 500e anniversaire de sa naissance, le musée d'Archéologie nationale ? Domaine national de Saint-Germain-en-Laye le met à l'honneur en organisant dans le château de Saint-Germain-en-Laye une exposition essentiellement sa présence dans ce grand domaine royal. Henri II, qui y est né en 1519, choisit en effet d'en faire durant son règne sa principale résidence.
L'ambitieuse décoration commandée à Nicolas Poussin en 1641 pour la voûte de la Grande Galerie du Louvre constitue l'un des plus retentissants échecs de l'art français : née dans la douleur, laissée inachevée pour être finalement entièrement détruite, elle a rejoint la cohorte des occasions manquées, donnant aux amateurs un profond regret, et aux historiens de nombreuses interrogations. Bien connue dans ses grandes lignes, cette histoire soulève en effet de multiples questions, touchant tout à la fois à la chronologie du chantier, à la logique de composition du décor, à la réalité de la composition même ou à la nature des dessins conservés... C'est le sujet de ce premier colloque du centre de recherche du musée du Grand Siècle : comprendre et remettre en perspective un décor majeur, qui devait offrir au Louvre de Louis XIII la plus belle galerie d'Europe.
Résumé : Principale ville de basse Normandie, Caen a connu à la Renaissance une intense activité sur le plan architectural. Des bâtiments civils et militaires aux édifices religieux, cet ouvrage parcourt l'ensemble de la création architecturale à Caen entre la fin du XVe siècle et le début du XVIIe, dévoilant ainsi un patrimoine méconnu en raison des dégâts qu'a subi la ville durant la Seconde Guerre mondiale. Quelles sont alors les conditions matérielles de la création architecturale ? Quels sont les rôles et statuts des maîtres d'ouvrage, maîtres d'oeuvre et ouvriers ? D'où viennent les matériaux ? Pour quels usages et quelles conditions de mise en oeuvre ? Y a-t-il un style propre à l'architecture caennaise ? Quelles en sont les influences ? à travers le recensement des chantiers, l'analyse archéologique ou les travaux d'érudits, ce sont les phases de construction qui sont mises en évidence et qui précisent ainsi l'histoire de la ville et son influence sur les chantiers urbains. En analysant les oeuvres d'un point de vue typologique et stylistique et en en soulignant le caractère original, ce livre replace les réalisations caennaises au sein des réseaux d'échange entre les provinces, les villes et leurs environs, explore des édifices remarquables et fait renaître un patrimoine aujourd'hui évanoui.
Faisant Etienne ; Gady Alexandre ; Siffredi George
Construit dans les années 1650 pour un notaire parisien, le Petit Château de Sceaux fut d'abord pensé comme une demeure d'agrément aux environs de la capitale. Son acquisition en 1682 par Colbert changea son destin et l'amena à recevoir de nouvelles fonctions plus éminentes. Il devint, au début du XVIIIe siècle, la résidence des fils du duc et de la duchesse du Maine et fut longuement habité par le comte d'Eu, petit-fils de Louis XIV. Ayant retrouvé après la Révolution sa vocation première, celle d'un lieu de séjour agréable utilisé par des particuliers, il est devenu en 1935 une propriété publique. Son intégration au domaine départemental de Sceaux a sauvé cet édifice étonnant, qui se signale à la fois par son histoire prestigieuse et comme un précieux témoin des pratiques de villégiature des Parisiens au Grand Siècle.
Il y a dans la démarche photographique d'AlexandreLamoureux quelque chose qui tient de la réalité effleurant lafiction. Ou l'inverse, c'est selon... En découvrant Paris par leprisme de ses objectifs, nous sommes invités à le suivre sur lespavés d'un Paris étrangement calme, flegmatique ou acontrario énergisant, pris entre la vitesse de la circulation etl'agitation des néons. En vis-à-vis de quelques photographies,des citations d'auteurs amoureux de Paris suggèrent des pistesde réflexions que toujours l'image dérobe.
Ce livre est la première étude complète consacrée à l'hôtel de Lauzun, demeure historique construite à Paris sur l'Ile Saint-Louis au début du règne de Louis XIV et propriété de la ville depuis 1928. N'ouvrant au public que sur réservation, cet hôtel reste mal connu malgré l'importance de son histoire et son ensemble unique de décors du XVIIe siècle qui en font une réduction de Vaux-le-Vicomte ou de Versailles en plein coeur de la capitale. Depuis 2013, Lauzun connaît un nouveau tournant en abritant l'Institut d'Etudes Avancées de Paris, dont le soutien a été déterminant pour la réalisation de l'ouvrage.