La culture judiciaire. Discours, représentations et usages de la justice du Moyen Age à nos jours
Faggion Lucien ; Regina Christophe ; Ribémont Bern
EUD
32,00 €
Épuisé
EAN :9782364411005
L?objectif de cet ouvrage est de comprendre comment les individus utilisent la machine judiciaire, d?appréhender les pratiques mises en oeuvre par les justiciables dans l?intention d?obtenir réparation, de voir leur honneur rétabli et de gagner face à leurs adversaires, du Moyen Age à nos jours, en France, en Italie, au Pérou, en Castille. Les procédés utilisés, fondés sur le respect des lois et des institutions, mettent en lumière la culture judiciaire de ceux qui sont appelés, tôt ou tard, à faire appel à la justice ou à répondre aux sollicitations des juges. C?est ainsi que, loin d?être des victimes passives devant l?appareil répressif, les justiciables, qu?ils soient victimes, déposants ou prévenus, parviennent à se justifier, à accuser, à sensibiliser, voire à imposer leurs vues aux acteurs de la justice. Ces derniers savent également, à leur tour, jouer de leur savoir et de l?autorité conférée par la maîtrise du droit et de la loi pour décider de l?issue d?une affaire. Reposant sur la transdisciplinarité, cet ouvrage privilégie trois axes de lectures : le genre en justice ; les discours et les critiques formulées à l?encontre de la justice ; enfin, le lien existant entre pouvoir, justice et stratégies.
Nombre de pages
534
Date de parution
04/09/2014
Poids
758g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782364411005
Titre
La culture judiciaire. Discours, représentations et usages de la justice du Moyen Age à nos jours
Auteur
Faggion Lucien ; Regina Christophe ; Ribémont Bern
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
758
Date de parution
20140904
Nombre de pages
534,00 €
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Faggion Lucien ; Mailloux Anne ; Verdon Laure ; Hi
Qui est le notaire ? Quelle est sa formation, sa pratique quotidienne du métier ? Quels sont les liens que cet acteur de la justice civile a su tisser avec la société, le milieu de la judicature, les institutions, les pouvoirs, l'Etat du haut Moyen Age à la fin de l'époque moderne ? telles sont les questions auxquelles tente de répondre cet ouvrage qui prête une attention particulière à l'Europe occidentale (France, Italie, Portugal, Espagne et les " Indes ", Suisse et Catalogne). Privilégiant une lecture plurielle, renouvelée et différenciée, selon les temps et les espace, du notaire, de l'activité notariale et des actes, les études réunies ici permettent de saisir à la fois les techniques et le savoir-faire mis en ?uvre par ce professionnel du droit, dont le rôle de médiateur assumé au sein de la Cité et des sociétés rurales anciennes est fondamental. Les analyses ainsi conduites mettent en lumière aussi bien l'existence de conflits politiques, sociaux et institutionnels dont le notaire est le centre, qu'elles révèlent les contours de l'identité professionnelle conférée par cette activité essentielle dans les sociétés d'ancien régime. Praticien du droit, au service des pouvoirs citadins et des familles, du VIIIe au XVIIIe siècle, le notaire figure au c?ur des mécanismes de régulation liés à l'infrajudiciaire tout comme à la pacification des dissensions, en favorisant le recours à la justice institutionnelle et le maintien de l'ordre.
Donner, recevoir, rendre ", tel est le triptyque fondamental sur lequel s'ordonnent les rapports sociaux et se constituent les hiérarchies de pouvoir selon l'analyse formulée dès les années 1920 par l'anthropologue Marcel Mauss. Cette dynamique sociale, sans être totalement remise en cause, est aujourd'hui largement interrogée tant par les anthropologues eux-mêmes que par d'autres sciences humaines qui se sont, à leur tour, emparées de cet outil de décryptage du lien social. Et si le don n'était qu'un moteur, parmi un ensemble complexe de dynamiques sociales, dont l'universalité resterait encore à démontrer ? Les réflexions menées dans cet ouvrage font de la sorte ressortir la nécessité d'aller au-delà du stade de la définition de ce que peut être le don dans les sociétés anciennes pour finalement dépasser, en l'adaptant, le concept anthropologique de l'échange réciproque.
Le rite, par la transcendance qu'il manifeste et la pérennité apparente de son déroulement, semble particulièrement adapté à l'analyse des sociétés occidentales d'Ancien Régime dont les normes et les coutumes judiciaires, en particulier, reposaient sur un ensemble de gestes et de paroles codifés, mêlant les domaines sacré et profane. Les études réunies dans ce volume, fruit de la collaboration d'historiens médiévistes et modernistes pour la plupart spécialistes de l'Italie pré-moderne, invitent le lecteur à porter la réflexion sur le terrain plus politique de l'affirmation de la souveraineté ; en allant au-delà des idées reçues sur le caractère terrifiant des rituels judiciaires, en tissant des comparaisons avec le royaume de France, du bas Moyen Age jusqu'à la Révolution, elles montrent comment, à partir de la fin de l'époque médiévale, rituel et discours politique s'épaulent l'un l'autre pour devenir des instruments efficaces de gouvernement.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.