Les Etrangers dans les villes-ports atlantiques. Expériences françaises et allemandes XVe-XIXe siècl
Even Pascal ; Augeron Mickaël
INDES SAVANTES
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EAN :9782846542630
C'est à partir de la fin du Moyen Âge que commencent à se préciser la figure et le statut de l'étranger. Il fait alors l'objet d'une attention renouvelée, tant au niveau des pouvoirs centraux qu'à l'échelle locale. Omniprésent sur les littoraux atlantiques, il contribue à l'ouverture maritime de biens des villes européennes ou américaines, après avoir longtemps - et avant tout - incarné un " danger venu de la mer " (razzias, piraterie). Tour à tour condamné, dénoncé ou protégé, l'étranger peut être doté, sur le long terme, de toutes les vertus par les populations d'accueil ou être, au contraire, affublé des plus grands maux. Il fait peur et attire à la fois : vu comme une menace pour certains, il constitue pour d'autres un gage de prospérité et de progrès. Il peut bousculer les traditions, provocant adhésion ou rejet. De bouc-émissaire en période de crise ou de tension, il peut se transformer en un formidable acteur du développement économique, social et culturel. Lieux de transit ou d'installation définitive, les villes-ports constituent des observatoires privilégiés pour l'étude de ces étrangers, qui y occupent une place singulière, parfois centrale. Fruit d'une collaboration franco-allemande, les différentes contributions, réunies ici dans une optique comparative, entendent confronter expériences individuelles ou collectives, en s'attachant notamment aux réseaux relationnels et aux conditions d'existence : sont non seulement évoqués les étrangers ayant foulé de leurs pieds la France et les pays germaniques, mais aussi ces très nombreux allemands ou français qui ont décidé de quitter leur pays d'origine pour s'installer en territoire étranger. Avec des motivations et des parcours individuels qui relèvent certes parfois du domaine de l'aventure, mais qui permettent surtout de s'interroger sur les phénomènes d'intégration, d'exclusion ou de transferts culturels qui ont marqué, sur le long terme, nos sociétés contemporaines.
Nombre de pages
434
Date de parution
10/03/2011
Poids
835g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782846542630
Titre
Les Etrangers dans les villes-ports atlantiques. Expériences françaises et allemandes XVe-XIXe siècl
Auteur
Even Pascal ; Augeron Mickaël
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
170
Poids
835
Date de parution
20110310
Nombre de pages
434,00 €
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La Rochelle bâtit sa fortune à l'époque médiévale sur le commerce du sel et du vin et devient rapidement l'une des places économiques les lus dynamiques du royaume. Avec l'adhésion de ses habitants à la Réforme, la ville se transforme en bastion du protestantisme. La soumission de la cité, à l'issue dramatique du Grand Siège de 1627-1628, marque la ruine du parti protestant dans le pays. Mais les Rochelais relèvent leurs ruines et font du port, dans la second moitié du XVIIème siècle, l'un des plus actifs du royaume. La prospérité de La Rochelle repose désormais sur le commerce avec la Nouvelle-France et surtout les Antilles. Cette prospérité est détruite par la révolte de Saint-Domingue au début de la révolution puis par le blocus continental qui condamne la cité à l'assouplissement. Il durera une grande partie du XIXème siècle, jusqu'à la construction du port en eau profonde de La Pallice à la fin du siècle. La base sous-marine que les Allemands y construisent entraîne pour La Rochelle une nouvelle épreuve lors de la seconde guerre mondiale : de nouveau un long siège qui lui vaudra d'être la dernière ville de France libérée.
Le mémoire sur la généralité de La Rochelle a été rédigé en 1698 dans le cadre de l'enquête destinée à l'instruction du duc de Bourgogne, héritier du royaume. Il constitue un document de première importance pour l'histoire des deux anciennes provinces d'Aunis et Saintonge, réunies en 1694. Son auteur, Michel Bégon, intendant de la nouvelle généralité, met l'accent sur les particularités de la circonscription administrative, dont le port arsenal de Rochefort qui fait l'objet d'une description enthousiaste. Il aborde la question religieuse, qui a profondément marqué l'histoire des deux provinces et qui reste d'actualité avec la politique de l'administration royale à l'égard des nouveaux convertis. Il mentionne les marais salants, générateurs de profits. Il donne également une description détaillée du phare de Cordouan, qui relève aujourd'hui de la Gironde.
La Rochelle bâtit sa fortune à l'époque médiévale sur le commerce du sel et du vin et devient rapidement l'une des places économiques les plus dynamiques du royaume. Avec l'adhésion de ses habitants à la Réforme, la ville se transforme en bastion du protestantisme. La soumission de la cité, à l'issue dramatique du Grand Siège de 1627-1628 marque la ruine du parti protestant dans le pays. Mais les Rochelais relèvent leurs ruines et font du port dans la seconde moitié du XVIIe siècle, l'un des plus actifs du royaume. La prospérité de La Rochelle repose désormais sur le commerce avec la Nouvelle-France et surtout les Antilles. Cette prospérité est détruite par la révolte de Saint-Domingue au début de la Révolution puis par le blocus continental qui condamne la cité à l'assoupissement. Il durera une grande partie du XIXe siècle jusqu'à la construction du port en eau profonde de La Pallice à la fin du siècle. La base sous-marine que les Allemands y construisent entraîne pour La Rochelle une nouvelle épreuve lors de la seconde guerre mondiale : de nouveau un long siège qui lui vaudra d'être la dernière ville de France libérée.
Ce bouquet de vingt-sept articles sur les Kanaks et l'histoire de cette collectivité territoriale des antipodes nous permet de renouveler l'état de la question tout en montrant la grande richesse de cette thématique, trop souvent traitée en creux par les précédentes générations d'historiens. Si les Kanaks ont longtemps été les spectateurs passifs de leur histoire, ils en sont devenus les acteurs à travers les révoltes contre le fait colonial (1878, 1917) puis lors des "événements politiques" (1984-1989), qui permirent l'expression de revendications tout autant économiques qu'identitaires. Aujourd'hui encore, la pensée kanake est essentiellement transmise et véhiculée oralement. Aussi nous avons pallié - partiellement - à cette situation en publiant des paroles kanakes d'hier et d'aujourd'hui extraites de lettres, de discours ou d'interventions dans des réunions publiques. Cet ouvrage collectif devrait permettre de mieux appréhender "les ombres et les lumières" du préambule de l'Accord de Nouméa (1998) et faciliter l'application des programmes scolaires adaptés aux réalités locales mis en place en 2005 par la direction de l'enseignement de la Nouvelle-Calédonie.
Ce livre regroupe une centaine des articles les plus fondamentaux écrits par le professeur Nguyen The Anh au long d'un parcours personnel et intellectuel qui l'a conduit au premier rang de la recherche historique sur le Vietnam et la péninsule indochinoise. Ces articles, rédigés en français, anglais et vietnamien, ont été publiés dans des revues diverses, parfois difficiles à trouver ou qui n'existent plus, et c'est pourquoi leur réunion dans cet épais volume est apparue comme une nécessité. Mais le plaisir de la découverte, le souci bibliographique et la commodité d'accès sont peu de chose comparés à l'intérêt scientifique et la richesse inouïe des thèmes qui sont abordés par l'auteur. Chaque article est une étude. Chaque étude est une avancée. Et chacune de ces avancées construit encore un peu plus la cohérence d'un tableau qui, touche après touche, nous offre finalement une vision saisissante de la longue histoire du Vietnam et ses voisins.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.