La musique comme parole des corps. Boris de Schloezer, André Souris et André Boucourechliev
Esclapez Christine ; Charles Daniel
L'HARMATTAN
24,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296040373
Au départ et à rebours, la figure incontournable d'André Boucourechliev (1925-1997), l'écrivain de musique dont les ouvrages sur Beethoven ont formé toute une génération d'analystes qui y ont puisé une liberté d'expression et une musicalité à fleur de page. André Souris (1899-1970), ensuite, compositeur surréaliste belge, chef d'orchestre, musicologue et pédagogue dont la pensée libre a profondément marqué nombre de jeunes compositeurs et de jeunes musicologues. Enfin, Boris de Schl?zer (1881-1969), critique littéraire, traducteur, esthéticien et philosophe dont le principal ouvrage Introduction à Jean-Sébastien Bach (1947) a été décisif pour toute la jeune génération de compositeurs après la Seconde Guerre mondiale. Ces trois personnalités atypiques ont recherché une autre musicologie et une forte cohérence traverse de part en part leur pensée, telle qu'elle ne peut être simplement le fruit de rencontres ou d'influences mutuelles. Cette cohérence est indissociable du terreau profondément européen dont ils sont issus. Ce russe, ce belge et ce bulgare sont les garants d'une mémoire et d'un regard : ceux que les Lumières et le Romantisme allemands ou les avant-gardes du début du XXe siècle portèrent sur la notion de forme en art. Des personnages intermédiaires qui ont proclamé haut et fort la parole des créateurs et ont défendu la possibilité d'une lecture toujours ouverte des ?uvres du passé. Christine ESCLAPEZ est maître de conférences et Directrice du Département de Musique de l'Université d'Aix-Marseille I. Ses recherches et publications concernent principalement les questions relatives à la temporalité musicale, à l'esthétique et à l'interprétation ainsi qu'aux relations entre la musique et le langage, et plus généralement à l'exploration de la relation entre la théorie et la pratique de la musique.
Nombre de pages
256
Date de parution
31/10/2007
Poids
450g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296040373
Titre
La musique comme parole des corps. Boris de Schloezer, André Souris et André Boucourechliev
Auteur
Esclapez Christine ; Charles Daniel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
450
Date de parution
20071031
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce premier volume des Ontologies de la création en musique tente d'isoler quelques modes d'existence de l'acte en musique, sans prétention à l'exhaustivité. Envisagée tour à tour comme un acte politique, un acte compositionnel, un acte ou une action improvisée, une action physique sur l'instrument, la musique nous révèle l'une de ses précieuses facettes : elle est, en empruntant les mots à Bergson, un art qui permet d'agir en Homme de pensée et de penser en Homme d'action.
Nous sommes prompts à concevoir l'instant comme synonyme exact du présent et à le tenir pour pure abstraction. Mais en musique, l'instant devient étrangement palpable, tangible, sensible. Outre son aspect sensible, l'instant musical revet un aspect pratique : celui de la création musicale, où l'homme doit oeuvrer avec le temps, le dompter, le subir. C'est donc sous ses éclairages conceptuel, sensible et pratique que l'instant sera décliné dans ce second volume.
La musique n'est pas étrangère à la notion de lieu. Comme pour toute activité, des lieux spécifiques lui sont dédiés : salle de concert, opéra, conservatoire. Mais c'est lorsqu'on le conçoit dans ses acceptions secondaires que le lieu en musique devient plus énigmatique : les lieux corporels du jeu ou de l'écoute, les lieux du sens, les lieux figurés en oeuvre, l'instrument de musique comme lieu, les lieux physiques ou mentaux de la création musicale, ceux de sa réception, etc.
Technique musicale fascinante, jeu d'adresse captivant, l'improvisation ne cesse de percuter nos sens et d'éveiller notre curiosité. Ce livre prétend montrer le rôle essentiel de l'improvisation dans la constitution de l'art et de la civilisation. Il se focalise sur sa description, ses caractéristiques, sa pratique, et son importance dans la création.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...