La musique est-elle un langage ? Et en quoi se distingue-t-elle du langage verbal ? Ces termes, dans lesquels on posait naguère, à l'ombre de la linguistique, la question de l'analyse musicale, sont aujourd'hui bien dépassés. On parle plus volontiers de fait musical. Une oeuvre n'est pas un objet clos, fini, et destiné à être respectueusement et indéfiniment restauré, interprété, dans un circuit distinguant nettement les rôles : l'auteur (créateur), l'interprète (neutre) et l'auditeur (passif). Elle est au contraire abordée comme une productivité, le lieu d'une production qui implique en un même mouvement ces trois rôles. L'oeuvre musicale entretient en outre des rapports de type dialectique avec l'environnement historique et social dans lequel elle s'inscrit et qui lui donne une partie de son sens, de sa vie. Elle procède des contraintes économiques, esthétiques et idéologiques de son temps. A la croisée de ces propositions, de ce faisceau analytique, Espaces sociaux, espaces musicaux approche donc le fait musical de ce champ historique et social dont il tire son sens profond.
Nombre de pages
250
Date de parution
28/01/2009
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296073975
Titre
Espaces sociaux espaces musicaux
Auteur
Escal Françoise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20090128
Nombre de pages
250,00 €
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Cet ouvrage décrit les pratiques et les messages qui accompagnent l'oeuvre musicale, de sa conception puis de sa naissance jusqu'à sa présence sonore et ses avatars ultérieurs. Mots, images, graphismes, sons, lieux, décors interviennent tour à tour, de la partition à l'exécution. Ces données accompagnent l'élaboration et l'écriture, puis les lectures et les interprétations successives. D'une édition à l'autre, d'une gravure à la suivante, selon l'esthétique ambiante et l'accueil, la perception de l'oeuvre se renouvelle ou diffère entièrement. Les indications qui décrivent l'oeuvre, les affiches de concert, les annonces, les programmes, voire la présentation orale par le compositeur ou les disques, tous ces signes constituent une zone de transaction entre l'oeuvre et ses destinataires. Ils l'insèrent dans une situation de communication qui influe sur l'acquiescement des récepteurs, qu'ils guident et renforcent. Les oeuvres d'art n'ont en effet pas de sens univoque, définitif, et les oeuvres musicales encore moins que les autres, puisque la musique, mot à mot, c'est-à-dire note à note, n'a pas de signification attestable avérée. L'ensemble de ces messages constitue, selon Gérard Genette, le paratexte ; informant et persuadant, celui-ci plaide pour l'oeuvre et la transmet ; c'est lui qui, chez Boulez, indique même la nature de l'oeuvre, prolongement et approfondissement d'oeuvres antérieures. Nietzsche signalait le pouvoir et le danger de cette abondance de mots autour de l'oeuvre musicale et, bien avant lui, Carl Philipp Emanuel Bach préconisait le recours aux mots afin d'assurer une meilleure compréhension de la musique.
Ce livre est une enquête sur l'histoire des femmes musiciennes dans les sociétés européennes, où la carrière des compositrices notamment a été entravée parce qu'elles étaient femmes, et leur production souvent confinée dans des genres mineurs dévolus à leurs sexes. La première partie décrit les conditions historiques générales. Dans la seconde sont analysés les parcours de Clara Schuman, Fanny Mendelssohn, Alma Mahler-Schindler...
L'ouvrage de Françoise ESCAL La musique et le romantisme interroge aussi bien des représentations du musicien romantique, compositeur (Chopin) ou interprète virtuose (Liszt), que des marques et des aspects proprement musicaux : le nocturne, la pièce brève (all. Stück), le recueil (all. Sammlung) ; ou encore un traité d'esthétique musicale fameux en son époque, celui d'Eduard Hanslick.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...