Je traverse à vélo le pont de Garigliano, une bourrasque s'invite sur mon parcours. Arrivé devant l'Hôpital Européen George Pompidou, je gravis la rampe qui me conduit au parking des urgences, et y range soigneusement ma monture. La porte vitrée s'ouvre, sous la commande de mon badge, dans un bruit feutré. Dans la grande salle d'attente, près d'une vingtaine de malades patientent? Je m'assois à mon poste de travail non sans avoir dit bonjour à tout le monde. L'infirmière d'accueil et d'orientation vient glisser une pochette jaune dans le présentoir du bureau médical :? C'est une petite dame de 82 ans qui nous est envoyée par son médecin traitant pour dyspnée avec une fièvre à 38 °C. Elle désature à 92 % sous air ambiant. Je l'ai installée dans le box 9. J'enfile ma blouse blanche. C'est parti pour dix heures... À travers son parcours personnel, enrichi de plusieurs situations réelles vécues aux urgences de l'Hôpital George Pompidou à Paris, le docteur Patrick Errard nous raconte le quotidien de cette relation singulière entre patients et soignants, et tente d'analyser la portée sociologique et structurelle d'un système de soins parfois à bout de souffle. Un livre pour réfléchir à l'avenir de notre santé.
Nombre de pages
242
Date de parution
15/01/2026
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336583648
Auteur
Errard Patrick
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260115
Nombre de pages
242,00 €
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Dans cette réflexion profonde et accessible, le docteur Patrick Errard, à la croisée de la médecine et de la philosophie, nous invite à explorer le rôle du travail dans notre quête de bonheur et de sens. Est-il une simple nécessité ou un vecteur d'épanouissement personnel ? A travers les époques, de la Grèce antique à nos jours, l'auteur analyse les pensées des grands philosophes pour éclairer nos choix professionnels et notre contribution à l'oeuvre collective. Un livre essentiel pour quiconque s'interroge sur sa place dans le monde du travail et son impact sur les générations futures. Patrick Errard est un médecin gastro-entérologue devenu acteur majeur de l'industrie pharmaceutique, ayant fondé la filiale française d'Astellas. Il a présidé le Leem de 2013 à 2018 et a créé EBS, une entreprise axée sur les innovations en santé. Parallèlement, il enseigne la philosophie appliquée au management et exerce en tant qu'urgentiste. Le Dr Errard est également auteur de deux essais et quatre romans, dont Tahô, le petit prince du Mékong.
Apprend-on à manager ? Existe-t-il des techniques ou des savoirs qu'il faut connaître pour gérer des équipes ? En quoi la philosophie peut-elle nous y aider ? Ce livre part d'une idée simple : pour devenir un bon manager, il faut avoir fait le deuil d'une certaine forme d'ego. Ce passage du "je" au "nous" collectif de l'entreprise est ambitieux car il s'oppose à la nature profonde de l'homme. Il suppose de faire un chemin initiatique qui passe par l'incontournable "connais-toi toi-même" de la philosophie. Patrick Errard aborde ici toutes les thématiques du management en les éclairant à la lumière des grands philosophes - la place de chacun dans l'entreprise, les questions du pouvoir et de la reconnaissance, le courage managérial, la valeur du travail, etc. Au terme de ce parcours, le manager aura mieux cerné ses motivations propres et développé ses "savoir-être" : autant d'atouts pour se lancer dans cette aventure humaine qu'est le management.
L'univers de la santé est un monde à la fois extraordinaire et complexe. A l'instar d'une galaxie, il y gravite toute une série d'étoiles et de planètes : l'innovation, le progrès numérique, l'intelligence artificielle, un modèle économique très spécifique, l'appareil d'Etat, le politique, les médias, sans oublier les soignants, les médecins et surtout les patients que nous serons tous un jour. Se passionner pour la santé, c'est se passionner pour la vie. L'auteur vous propose donc "une belle promenade de santé" dans cet univers, pour mieux en comprendre les enjeux d'aujourd'hui et de demain.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...