Revue Française de Psychanalyse Tome 70 N° 4, Septembre 2006 : Psychanalyse et institutions
Enriquez Eugène ; Kernberg Otto ; Chasseguet-Smirg
PUF
31,01 €
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EAN :9782130555872
L??uvre de Freud est traversée par cette dualité rationnel/irrationnel, peut-être en partie en raison de sa formation initiale. S'il s'attache à donner un sens aux passions (amour, haine, fanatisme), il le fait, contre toute tentation « mystique », en les rattachant à la nature biologique de l'homme. Plus encore, l'irrationalité apparente des pulsions s'éclaire par leur trajet et leur fonction dans la survie de l'individu et de l'espèce. Dans la deuxième partie de l??uvre de Freud, le concept de pulsion de mort pourrait s'entendre comme l'aboutissement de la tentative de Freud d'aborder scientifiquement la partie la plus irrationnelle du fonctionnement psychique, comme le souligne André Green à ce sujet : « Son intervention la plus énigmatique [Freud] concerne ses effets dans la sphère mentale. Ici s'ouvrent des questions obscures relatives au masochisme, au narcissisme, dans le cadre de ce que j'ai appelé le travail du négatif ». Green trace une nouvelle allée de recherche, et nous invite à poursuivre pour donner sens à ce qui reste encore dans l'obscurité métapsychologique. La psychanalyse interroge, remet en question et dérange l'évolution de la psychiatrie et la psychologie, gagnées par une idéologie de l'objectivité « scientifique » et d'une rationalité qui n'intègre plus la référence psychanalytique et s'intéresse au symptôme de façon athéorique sans chercher à lui donner un sens. Nous pouvons suivre cette ligne de tension dans l'investigation freudienne.
Nombre de pages
314
Date de parution
15/09/2006
Poids
545g
Largeur
176mm
Plus d'informations
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EAN
9782130555872
Titre
Revue Française de Psychanalyse Tome 70 N° 4, Septembre 2006 : Psychanalyse et institutions
Auteur
Enriquez Eugène ; Kernberg Otto ; Chasseguet-Smirg
Editeur
PUF
Largeur
176
Poids
545
Date de parution
20060915
Nombre de pages
314,00 €
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Oeuvre d'un sociologue, cet ouvrage, foisonnant d'idées, élabore, en prenant appui sur les textes sociologiques de Freud, une analyse des formes du pouvoir dans les sociétés modernes. Car on trouve dans la pensée psychanalytique de quoi comprendre le paradoxe de la servitude volontaire : pourquoi les hommes qui se veulent libres et désirent être heureux s'en remettent-ils à des tyrans, chefs ou Etats, au point que la démocratie apparaît comme une idée toujours neuve ? Comprendre le lien social, c'est saisir la part que prennent la domination, les conflits, la violence sourde ou visible. C'est envisager les rapports entre sexes, entre générations, avec ces nouveaux emblèmes du sacré que sont le travail et l'argent, c'est mettre en relation les mécanismes du pouvoir avec ceux de la paranoïa et de la perversion. Les sociétés contemporaines, où paraissent prédominer l'économie et la rationalité, sont en fait traversées par Eros et Thanatos. Les grandes notions freudiennes ne sauraient donc être circonscrites dans les limites de la psyché individuelle : pulsions, fantasmes, projections ne cessent d'agir dans le champ social.
?uvre d'un sociologue, cet ouvrage, foisonnant d'idées, élabore, en prenant appui sur les textes sociologiques de Freud, une analyse des formes du pouvoir dans les sociétés modernes. Car on trouve dans la pensée psychanalytique de quoi comprendre le paradoxe de la servitude volontaire pourquoi les hommes qui se veulent libres et désirent être heureux s'en remettent-ils à des tyrans, chefs ou Etats, au point que la démocratie apparaît comme une idée toujours neuve ? Comprendre le lien social, c'est saisir la part que prennent la domination, les conflits, la violence sourde ou visible. C'est envisager les rapports entre sexes, entre générations, avec ces nouveaux emblèmes du sacré que sont le travail et l'argent, c'est mettre en relation les mécanismes du pouvoir avec ceux de la paranoïa et de la perversion. Les sociétés contemporaines, où paraissent prédominer l'économie et la rationalité, sont en fait traversées par Eros et Thanatos. Les grandes notions freudiennes ne sauraient donc être circonscrites dans les limites de la psyché individuelle pulsions, fantasmes, projections ne cessent d'agir dans le champ social.
Les organisations ont longtemps été envisagées comme deensembles opératoires ayant pour but la production de biens ou de services. Plus tard, sous l'impulsion de la psychosociologie et de la sociologie des organisations, elles ont été considérées comme des systèmes sociaux et humains posant des problèmes de liaison, de décision, de pouvoir et de contrôle des activités. Depuis quelques années, une autre approche a vu le jour: celle qui appréhende l'organisation comme un système culturel, symbolique et imaginaire, lieu où s'entrecroisent phantasmes, désirs individuels et collectifs, projets conscients. Une telle vision de l'organisation, qui ne peut faire l'économie d'une référence à la théorie analytique, et qui implique que l'organisation soit perçue comme un tissu vivant en transformation constante, comporte comme corollaire une évolution des méthodes de consultation et d'intervention visant à favoriser le changement. Cet ouvrage poursuit un double objectif. Préciser les différents niveaux (ou instances) d'analyse des organisations, soit: les instances mythique, sociale-historique, institutionnelle, organisationnelle (stricto sensu), groupale, individuelle, pulsionnelle. Les modalités d'interaction entre ces instances sont explorées. Présenter trois recherches-interventions dans des milieux différentune communauté religieuse, une entreprise de grande distribution, un centre d'hébergement de femmes en difficulté, trois recherches qui permettent de "tester" l'approche proposée. Ce texte a pour ambition de contribuer à l'édification d'une sociologie clinique
Les entreprises modernes désirent provoquer l'adhésion et le dévouement sans failles de leurs collaborateurs. Aussi adoptent-elles des types de structures et des styles de direction aptes à surveiller, chez leurs membres, l'identification aux idéaux de l'organisation et à son "éthique". Aussi tentent-elles de les prendre au piège de leurs propres désirs en leur proposant un imaginaire qui s'avère bien souvent un leurre. Le pouvoir qu'elles exercent révèle aussi ses caractéristiques de contrainte malgré les aspects séducteurs sous lesquels il se donne à voir. La formation, la consultation et l'intervention psychosociologique a pour rôle de lever les illusions dont l'entreprise est friande, de démystifier les pouvoirs mis en oeuvre, de favoriser l'émergence de processus de sublimation, de reconnaître les individus comme des sujets dotés d'une vie intérieure, capables d'assumer leurs désirs, de se transformer, de prendre en main leur propre destin et de devenir des "créateurs d'histoire". Les entreprises modernes savent-elles accepter que les hommes, individuellement et collectivement, accèdent progressivement à l'autonomie? Telle est la question posée.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
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