Quelle est l'aptitude du Cameroun à faire face aux enjeux de l'ordre global ? Il s'agit d'un ordre multipolaire marqué par la percée de puissances émergentes, la remise en cause des équilibres stratégiques qui s'étaient construits à partir de la chute du bloc soviétique et jusqu'en 1991. La Chine conteste le leadership américain. Frustrée par l'effondrement du système soviétique et marginalisée sur plusieurs enjeux globaux, la Russie reformule sa politique internationale. Des puissances mises au ban de la communauté internationale se montrent menaçantes, notamment en matière de prolifération nucléaire. Des enjeux de puissance jusque-là discrets prennent une ampleur inégalée : le cyberespace, la 5G, la domination d'Internet, l'intelligence artificielle et les nanosciences, ou la défense dite du futur. Le réchauffement climatique conduit à s'interroger sur la pertinence d'une stratégie du développement durable. Le terrorisme et l'extrémisme violent menacent la stabilité des Etats. L'Afrique elle-même est devenue un enjeu de la compétition hégémonique entre les super puissances, et ces affrontements impactent le Cameroun. Construire un Etat développementaliste capable implique une mise en ordre des enjeux domestiques. Cela suppose aussi de définir une posture face au monde, avant de mettre en forme la stratégie la mieux indiquée pour faire face aux enjeux de l'ordre global multipolaire.
Nombre de pages
296
Date de parution
15/01/2020
Poids
443g
Largeur
155mm
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EAN
9782343191805
Titre
Le Cameroun et l'ordre global
Auteur
Enguéléguélé Stéphane
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
443
Date de parution
20200115
Nombre de pages
296,00 €
Disponibilité
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En une dizaine d'années, les cadres de la pensée et de l'action en matière de sécurité et de répression pénale se sont transformés. Les stratégies pénales sont marquées par la défense sociale. Un nouvel environnement intellectuel s'est fait jour, un paradigme pénal se substituant à celui qui avait été consacré au lendemain de la seconde guerre mondiale, puis progressivement institutionnalisé entre 1945 et 1995. Le présent ouvrage a pour objectif de rendre compte de ce changement, et de s'interroger sur l'émergence de la nouvelle politique pénale. Il veut rendre compte de l'apparition d'une nouvelle " élite pénale ", qui, maîtrisant la production de la problématique légitime en matière sécuritaire, va assurer la promotion d'une " tolérance zéro " à la française. C'est cependant au plus près de la réalité sociale que la politique pénale se décline : cet ouvrage propose ainsi une analyse du changement de la justice pénale au concret.
La science politique ne s'est pas encore intéressée aux politiques pénales. Ces politiques publiques singulières qui ont pour objet le maintien de l'ordre et la répression pénale sont cependant de véritables révélateurs de l'Etat. Elles permettent d'appréhender le monopole étatique de la violence physique "en actes", et révèlent que les acteurs publics opérant à différents niveaux de l'instance étatique peuvent avoir des intérêts propres et poursuivre des stratégies spécifiques. On voit cependant à travers ces politiques publiques que les acteurs étatiques sont en relations permanentes avec des intervenants divers émanant de l'université, des syndicats, du Barreau ou du monde associatif Ce livre prétend saisir comment sous la Ve République la stratégie pénale formelle s'élabore, au fil des interactions entre les acteurs publics et une constellation d'acteurs privés. L'objectif est d'appréhender la construction des politiques pénales au croisement des rivalités et des arrangements entre les membres du système décisionnel pénal.
La Cinquième République a repris à son compte une conception centralisée de l'institution judiciaire. Ce système de représentation qui approfondissait l'œuvre de l'Empire en matière d'organisation judiciaire préconisait l'institution d'un parquet fort, dans l'orbite du gouvernement dont il avait pour mission de mettre en œuvre la politique pénale. Cet agencement institutionnel a donné naissance à une règle non écrite du jeu politique : toute réforme de l'institution n'est légitime que dans la mesure où elle préserve cette configuration vécue comme nécessaire et consubstantielle à la République. Du même coup, la répression pénale de la délinquance imputable aux élites politiques était rendue difficile, puisque ces dernières avaient théoriquement le contrôle de l'action publique par l'intermédiaire des parquets. C'est en raison d'une transformation profonde du rapport entre la Justice et le politique que cette règle du jeu va progressivement changer. Malgré l'interruption du processus de réforme du Conseil supérieur de la magistrature en janvier 2000, on se trouve en présence de transformations inédites qui voient la montée en puissance d'un acteur, avec lequel le politique devra à l'avenir composer : le Juge. Le présent ouvrage prétend examiner cette transformation en analysant principalement le statut de la Justice dans le jeu politique.
Le Cameroun est en panne. L'Etat est en crise depuis l'indépendance, du fait du sous-développement institutionnel et de l'absence de politiques publiques inclusives. Le Cameroun est à la croisée des chemins, étant confronté à un redoutable enjeu de légitimation. Ce livre ambitionne de dégager des principes à même d'inspirer l'action et d'amener une modernisation des politiques publiques, en renforçant les moyens permettant de gouverner l'urgence politique camerounaise.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...