LA FORET EN JEU. L'extractivisme en Amazonie centrale
Emperaire Laure
IRD
20,10 €
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EAN :9782709913348
Souvent présenté comme une activité archaïque, l'extractivisme, c'est-à-dire l'exploitation de produits forestiers à des fins commerciales, pourrait n'être que le témoignage de l'un des divers cycles économiques que le Brésil a vécus. Mais les mouvements des collecteurs de latex d'hévéa, aux revendications relayées par diverses institutions, et une opinion publique sensibilisée aux problèmes écologiques l'ont propulsé au centre des débats sur la gestion des écosystèmes forestiers. La question de sa place dans le développement régional est posée. Mais que sait-on de sa viabilité écologique ? Comment peut-il s'adapter aux changements écologiques et sociaux qui affectent aujourd'hui l'Amazonie ? Dans un contexte mondial de mise en culture de nombreuses espèces, de fabrication massive de produits de synthèse, pourquoi un tel intérêt autour de cette activité ? Comment l'extractivisme peut-il participer à de nouvelles formes de gestion de la forêt associant conservation et mise en valeur ? Often presented as an archaic activity, extractivism, that is to say the exploitation of the forest products for commercial purposes, might be merely a feature of one of the various economic cycles that Brazil has experienced. However, movements of rubber tree latex collectors, with claims relayed by various institutions, and public opinion aware of ecological problems, have made it a central element of discussions concerning the management of forest ecosystems. The question of its position in regional development is raised. But what is known about its ecological viability? How can it adapt to the ecological and social changes that currently affect Amazonia? Why is so much interest shown in this activity in a global context in which numerous species are cultivated and massive quantities of synthetic products are manufactured? How can extractivism form part of new types of forest management combining conservation and development?
Nombre de pages
231
Date de parution
23/05/2011
Poids
540g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782709913348
Titre
LA FORET EN JEU. L'extractivisme en Amazonie centrale
Auteur
Emperaire Laure
Editeur
IRD
Largeur
200
Poids
540
Date de parution
20110523
Nombre de pages
231,00 €
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En mars 1946, sur les côtes désolées des archipels de Patagonie, un bateau chilien débarquait à terre deux ethnologues français, José Emperaire et Louis Robin. Pendant vingt-deux mois, les deux ethnologues n'eurent d'autre compagnie que celle des Alakaluf, ce petit groupe d'hommes perdu dans la bruine des archipels. Peu à peu, une amitié inaccoutumée s'établit entre les nouveaux venus et les quelques familles Alakaluf qui, de temps à autre, reprenaient la vie nomade de leurs ancêtres et acceptèrent d'être accompagnées par les deux ethnologues pendant leurs fantastiques parcours dans la solitude des canaux. Le récit de cette longue cohabitation et ses résultats ethnographiques donnera Les Nomades de la mer. Mais les Alakaluf, comme les autres Indiens de l'extrême sud du continent américain, étaient depuis le début du XXe siècle en voie d'extinction. Dernier témoignage de ces peuples qui avaient longtemps fasciné les marins, savants et explorateurs, Les Nomades de la mer est un ouvrage passionnant sur un monde nimbé de mystères, et à jamais disparu. Publié initialement en 1953 par les éditions Gallimard, Les Nomades de la mer, est réédité ici pour la première fois. Il est complété par une préface de Dominique Legoupil (CNRS), ainsi que d'un prologue inédit d'Annette Laming-Emperaire.
Emperaire José ; Descola Philippe ; Legoupil Domin
Une poignée d'hommes et de femmes, perdus depuis toujours aux confins des archipels de Patagonie, abandonnés de tous et en voie de disparition : ce sont les derniers Alakaluf appelés aujourd'hui Kawésqar. Isolés dans ce monde hostile, ils avaient obstinément conservé leur habitat maritime et leur mode de vie nomade, quand José Emperaire s'aventura à leur rencontre, dans les années 1946-48, pour partager leur condition. Immergé dans leur quotidien, il participe le matin à une expédition de chasse, puis les regarde le soir tresser un panier, tout en apprenant à les connaître. Il les écoute alors parler de leur passé, de leurs traditions, découvre leurs coutumes et leurs rites, qu'il s'attache à restituer avec une empathie exceptionnelle. C'est de cette expérience singulière qu'il a tiré ce précieux document, qui met en évidence sa fascination pour ce peuple extraordinaire, dont il découvre les secrets et analyse les particularités. Restituant leur vie matérielle, mais aussi leur légendaire, il deviendra l'ultime témoin d'une communauté dont le mode de vie atypique, les souvenirs et les coutumes, risquaient de sombrer dans l'oubli.
On aurait tort d'imaginer que les Grecs de l'Antiquité consacraient tout leur temps à leurs devoirs et qu'ils ignoraient les divertissements individuels ou collectifs. Le matériel archéologique et la littérature grecque - dont nous présentons ici quelques extraits - apportent un démenti formel a cette conception abstraite du passé. Volontiers buveurs, chanteurs, musiciens, les Grecs aimaient jouer et même tricher, flâner sur les marchés ou les places publiques, et poursuivre d'interminables conversations sur tous les sujets possibles. Le sport et le théâtre tenaient aussi une grande place dans leur vie. Ce serait pourtant une erreur, à l'inverse, d'abolir toute différence entre eux et nous. Si les hommes n'ont guère changé, les sociétés sont distinctes : les petites communautés antiques ne connaissaient ni la laïcité, ni l'individualisme modernes, d'où le caractère quasi rituel de leurs loisirs. D'autre part, la philosophie occupait une place éminente dans une société où l'on n'accordait pas la moindre valeur au travail, réservé aux esclaves. L'idéal des philosophes, c'était le loisir consacré à 1'épanouissement de l'esprit et du corps, à la recherche du Souverain Bien.
Les appels à décoloniser les savoirs sur l'Afrique et les sociétés africaines se multiplient de toute part. Qui peut légitimement parler et de quoi ? Peut-on tout dire dans toutes les langues ? Qu'est-ce qu'un savoir juste ? L'universalisme de la science est-il un impérialisme ? Autant de questions complexes auxquelles cet essai tente de répondre, dessinant ainsi des pistes pour décoloniser les savoirs sans abandonner les sciences sociales.
Bien que moins de 10 % seulement de la surface des fonds océaniques de la planète soient actuellement cartographiés par sondages acoustiques à partir de navires, les méthodes géophysiques permettent à présent de calculer une carte globale de la topographie des fonds sous-marins à partir des mesures altimétriques satellitaires de la surface des océans. Elaborée par les équipes des laboratoires LEGOS et Géosciences Azur, la carte présentée ici offre une version détaillée et interactive de la Carte des fonds océaniques par altimétrie spatiale publiée parallèlement sur papier grand format (110 x 80 cm) et sur papier plastifié. La carte est constituée d'une grille de 5760 x 2305 pixels de 7 km de côté environ (au pas de 1/16e de degré), exprimant une profondeur moyenne d'une précision de quelques dizaines à quelques centaines de mètres. Une notice présente la méthode d'élaboration à partir des données altimétriques satellitaires. Les outils d'analyse spatiale proposés sur ce cédérom permettent d'apprécier facilement les plages de profondeurs par tranches de 500 mètres et de visualiser le modèle numérique de terrain (MNT) des fonds océaniques à différentes échelles. Il est également possible de repérer et de nommer les grandes structures géologiques des fonds océaniques : plaques, zones de subduction, fosses, dorsales, fractures. Au total, cette carte interactive propose aux étudiants, enseignants et chercheurs un outil novateur pour accéder à la topographie sous-marine de la planète
Les guérisseurs itinérants kallawaya sont originaires des vallées de Charazani dans les Andes orientales, à mi-chemin du lac Titicaca et de l'Amazonie, sur le territoire d'une ancienne chefferie pré inca. Durant l'époque coloniale et jusqu'à nos jours, ils diffusèrent dans les Andes d'abord, de Quito au Chili, dans tout le continent ensuite, de Panama à Buenos Aires, leur savoir médical né de la rencontre de plusieurs traditions (Pukina, Arawak, Aymara, Quechua) et transmis par initiation. Grâce à une patiente et obstinée enquête menée durant quinze années dans l'amitié de ses informateurs, Louis Girault a pu réunir une collection de plantes médicinales, d'éléments organiques et minéraux, ainsi que des amulettes, utilisés dans les pratiques thérapeutiques et magiques des Kallawaya. Cet inventaire quasi exhaustif de mille éléments, rapportés au vu des classifications locales et confrontés aux anciennes chroniques d'histoire naturelle, permet d'étudier tant les taxonomies indigènes et la pharmacopée traditionnelle que les différents codes, sémantiques et symboliques, employés par ces guérisseurs. Cet ouvrage constitue un instrument de travail irremplaçable pour les hommes de science et de terrain. Botanistes, médecins, ethnologues, archéologues, historiens, ont besoin de tels inventaires systématiques afin d'avancer dans le déchiffrement des cultures américaines, notamment celles qui se trouvent au carrefour des Andes et de l'Amazonie.
La mangrove est un objet de recherche privilégié. C'est aussi l'objet d'enjeux politiques, économiques et sociaux. Cet ouvrage fait la synthèse de nombreux travaux pluridisciplinaires sur cet écosystème riche et complexe.