« J'ai désormais dépassé l'âge de mon père. Il n est pas arrivé jusqu à ses soixante-dix ans, il lui a manqué treize jours. Dans cette mesure, moi son fils, j ai été plus performant que lui. (...) Survivre, cela montre-t-il des aptitudes particulières à l'existence? Une rigueur, une plus grande compétence, ou au contraire une habileté, des qualités obscures utilisées à bon escient pour se ménager, pour ne pas trop s'engager et ainsi s'économiser? Je n'ai pas l'impression pourtant de m'être plus qu'un autre dérobé aux évènements ou aux êtres qu'il m'a été donné de rencontrer. Comment le savoir, en réalité? La mémoire n'aime pas retenir les défaites ou les désertions.... »Tel est le ton de ce testament spirituel d'un homme toujours engagé (on l'a vu encore récemment à la TV sur la question du logement des sans-abris), toujours aussi humain, attentif aux plus oubliés, touchant dans l'aveu de ses failles. Evoquant son père médecin de famille, ses débuts dans la médecine d'urgence, les aventures inouïes de MSF et du SAMU Social, mais aussi les dérives médiatiques, l'arrogance du sauveteur, l'inhumanité d'une médecine oublieuse du simple soin de l'être (« l'hôpital qui se moque de la charité »), Xavier Emmanuelli nous livre là le meilleur de lui-même. En même temps que son Confiteor et que son Credo, il nous laisse un message essentiel sur les fondements de notre société.
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Nombre de pages
227
Date de parution
03/03/2010
Poids
236g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782226207388
Titre
Au seuil de l'éternité
Auteur
Emmanuelli Xavier
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
125
Poids
236
Date de parution
20100303
Nombre de pages
227,00 €
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Guerres, canicules, grands froids, tsunamis, tremblements de terre, épidémies, attentats, famines... nous sommes sans cesse sollicités par les crises et sommés de les résoudre par l'urgence. Xavier Emmanuelli a consacré sa carrière à cette discipline. Il porte aujourd'hui un regard critique sur l'obsession de l'urgence dont fait preuve notre société hyper-médiatisée qui, à trop se focaliser sur la crise, oublie de s'interroger sur l'avant et l'après. Passés les hivers rigoureux, qui s'intéresse aux sans-abri? Pourquoi a-t-il fallu attendre l'horrible meurtre de Pau pour s'interroger sur l'état de la psychiatrie française? L'urgence internationale n'est-elle pas la bonne conscience de l'Occident face aux pays pauvres? Et surtout, l'urgence, qui ne devrait être, selon les mots de l'auteur, qu'une "méthode pour sortir de l'urgence", n'est-elle pas devenue une fin en soi? Evoquant sa carrière et de nombreux exemples, récents ou plus anciens, toujours vivants et pertinents, l'auteur, homme de terrain et de réflexion, livre sa vision originale et sans complaisance du monde contemporain, "paradis des urgentistes de toutes sortes".
Co-fondateur de Médecins sans frontières, l'auteur raconte son itinéraire de médecin engagé dans une grande cause humanitaire. Il fait part de son impuissance, sur le terrain, à faire triompher la science.
Deux médecins, un généraliste, un réanimateur. Le premier visitait ses malades. Le second, sûr de sa science, guettait ses cadrans sur les appareils de réanimation. L'un, le père, est un humaniste ; il va mourir. L'autre, le fils, un technicien de l'urgence, attend à son chevet, se souvient et s'interroge. Des camps de réfugiés d'Asie ou d'Afrique, il est revenu plus fragile, avec dans sa trousse deux mythes brisés : celui de la médecine toute puissante et celui de la révolution immédiate. Il a accompli son initiation. Quand le père et le fils pourraient enfin se retrouver, la mort les sépare. Publié en 1980, Ballade pour un père est un livre qui n'a pas quitté son auteur. Dans une préface à cette réédition, il reconnaît avoir "acquis une compréhension plus vaste, plus émerveillée et mystérieuse de ce que pouvait être la vie".
Résumé : Sans détour ni complaisance, le Dr Xavier Emmanuelli nous avertit : nous vivons des temps apocalyptiques. Grâce aux multiples fonctions qu'il a exercées dans les milieux de la santé et de la politique, il est bien placé pour constater que l'exclusion, phénomène ancestral mais qui prend de nos jours des proportions proprement diaboliques, est en train de disloquer silencieusement notre civilisation. L'hôpital moderne refuse d'assumer le social ; la toxicomanie et le sida ravagent toujours la planète sans qu'aucune énergie sérieuse soit investie pour comprendre le sens de ces plaies dignes des récits bibliques ; des millions d'hommes et de femmes font déjà l'expérience de la " géhenne mécanique de l'abandon et de la solitude ". Mais l'Apocalypse de Jean à laquelle se réfère Xavier Emmanuelli, c'est aussi, au sens propre, la révélation d'un combat crucial contre les forces des ténèbres. Ce combat, l'ancien secrétaire d'Etat à l'Action humanitaire d'urgence, qui compte aussi parmi les fondateurs de Médecins sans Frontières et qui fut à l'origine du Samu social à Paris, s'y implique depuis longtemps. Ces mille expériences, ces analyses, ces mises en garde, ponctuées par l'aveu d'une foi chrétienne qui imprègne toute l'action de Xavier Emmanuelli, font de Dernier avis avant la fin du monde un livre engagé et prophétique.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.