La renarde dit ne reviens jamais sur tes traces si tu reviens tu t'es déjà perdue Dans cet ouvrage entre gravure et poésie un fil se noue à chaque fois autour d'une pointe-sèche de Chris Delville. Silhouettes ondulantes, personnages et animaux énigmatiques y mènent le bal. La graveuse convoque hommes et bêtes pour les placer en suspension dans la page. Une architecture est esquissée, une cartographie incertaine de traits et de signes, qui semblent remontés du plus profond de la nuit... François Emmanuel répond en poèmes. Depuis l'espace silencieux de l'image, à distance d'elle, il fait naître des voix, intimes ou lointaines, déliées, musicales. Sur le rêve sidéré de l'oeuvre graphique, surgissent des aveux, des appels, des murmures... comme bribes de paroles saisies en son sommeil sur les lèvres de la rêveuse... Chris Delville a toujours gravé dans l'inspiration des poètes (Han Shan, Anna Akhmatova...) François Emmanuel est resté longtemps fasciné par son oeuvre jusqu'à tenter aujourd'hui cette suite de poèmes en bord de gravure. C'est l'aventure de ce recueil qui témoigne de leur complicité et leur profond respect mutuel. Le lecteur se laisse envoûter par l'enchaînement des pages, l'étrange alliance des images et des textes, sur une vibration, dans un intervalle où l'écriture tremble et ose. Sous le signe de la renarde un dialogue s'ouvre. Une danse peut-être.
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Nombre de pages
140
Date de parution
01/03/2024
Poids
196g
Largeur
113mm
Plus d'informations
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EAN
9782359841770
Titre
Le dit de la renarde
Auteur
Emmanuel François ; Delville Chris
Editeur
ESPERLUETE
Largeur
113
Poids
196
Date de parution
20240301
Nombre de pages
140,00 €
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Résumé : Dans les Andes péruviennes, un accident interrompt le voyage d'Ana Satkine, jeune archéologue française qui vient de mettre au jour des sépultures de la civilisation chachapoyas. Sujette à d'importants vertiges, recueillie par des villageois, soignée par un guérisseur andin, elle demeure quelques semaines dans une zone létale, proche des limbes. Telle l'âme de ces princesses momifiées qu'elle accompagnait vers le musée de Lima, Ana flotte désormais entre les mondes. De retour en France, quelques années plus tard, elle va tenter de conjurer les effets de cette dérive andine auprès d'un ami de son père. Dans la confidence son passé resurgit et avec lui l'ombre de ceux qu'elle a aimés et perdus. Portrait sensible et hypnotique d'une femme à la grâce fragile, partition virtuose à double portée, Ana et les ombres inscrit son voyage aux marges du réel dans une culture séculaire qui a intégré au vivant "la douce charge des morts".
Tout au long des 32 tableaux qui composent ce recueil, François Emmanuel évoque la figure maternelle dans ce qu'elle représente de plus sacré et de plus fragile: celle de chacun - sans laquelle nous ne serions pas et dont la perte nous confronte à notre propre finitude - et celle d'un seul, lui, le fils, qui assiste à l'agonie de celle qui l'a porté. Jouant, dès le titre, sur l'image de la Piéta, François Emmanuel renverse les rôles et accomplit à son tour le portement de sa mère, à la seule force de l'écriture et de la parole du souvenir.
A l'occasion de son mariage, Olivier, l'aîné des Fougeray, a réuni ses frères et soeurs dans la maison familiale. Les cinq enfants ne se sont pas revus depuis la mystérieuse disparition de leur père, un an plus tôt. Tous sont heureux de se retrouver. Mais au fil des heures, les faux-semblants s'évanouissent et font place aux rancoeurs inavouées.
Né en Belgique, François Emmanuel est l?auteur d?une quinzaine de romans parmi lesquels La Passion Savinsen. Il partage aujourd?hui son temps entre l'écriture et son métier de psychothérapeute. Il est membre depuis 2004 de l?Académie de langue et de littérature françaises de Belgique.
Faire ses blancs pains, au Pays des Collines, c'est pétrir le drap du lit comme pour préparer une offrande pour l'au-delà. Ce geste annonce alors que la mort est proche et que le mourant, doucement, se prépare. En trois textes qui s'enchaînent, Françoise Lison-Leroy interroge la place prise par chacun dans sa famille, les présents comme les absents, ceux à la longue vie ou les enfants partis trop tôt. Comme cette tante de deux ans, emportée par la fièvre dans un temps où la vie des enfants était plus fragile. Au cimetière du village, sa tombe côtoie celles d'autres enfants ; un respect sacré, partagé, inné, entoure ce petit coin du cimetière. Sa présence habite les pensées et les promenades de l'auteur. Evocations légères, souvenirs, bribes glanées au fil des pérégrinations, mémoire de la famille... ce qui reste de vie pour ceux qui grandissent. Précédée par cet enfant, l'auteure se sent aussi portée par celle qui lui offre alors une bienveillante attention. Elle tisse un monde où les sentiments se transmettent par delà les mots. Diane Delafontaine accompagne ce texte d'images qui, elles aussi, s'ancrent au passé comme au présent. Une manière de faire le lien et de donner au texte une tonalité faite de photos anciennes et de retouches à l'encre.
Tout le monde connaît le Petit Chaperon Rouge, et son histoire. Ce que l'on connaît, en réalité, c'est la version de Charles Perrault, celle qui se termine en substance par : "? Gardez vos ? lles chez vous, surtout si elles sont jeunes et jolies. Le monde est plein de loups. ? " Mais comment les ? lles pourraient-elles apprendre à vivre selon ce qu'elles savent de leurs propres forces, si "? on ? " élimine autour d'elles toute occasion de désir et de peur ?? C'est cette interrogation qui soutient la réécriture du conte par Myriam Mallié. Comment les limites nous apprennent à vivre et comment leur transgression nous font, souvent, grandir. C'est avant tout une histoire de femmes : grand-mère, mère, fille font et défont les liens qui les unissent. Seul le loup est seulement le loup dira l'auteur qui nous livre son analyse au départ d'une ancienne version nivernaise du conte. Car il ne s'agit pas de donner la nième version de l'histoire, mais bien de planter le décor, de décrire les protagonistes pour que, une fois chacun et chacunes à sa place, le fil du récit se dévide d'une manière naturelle et surprenante. C'est tout l'art du conteur qui est alors dévoilé lorsque qu'il nous entraîne hors des sentiers battus. Et l'on saura ainsi comment Chaperon Rouge s'est sentie devenir grande...
Je marche lentement au bord de la mer dans l'air chaud presque tangible. Languide je regarde vers le large, lève aussi la tête vers le ciel. On pourrait penser... vous pourriez penser que j'observe le vol plané d'une mouette ou la métamorphose d'un nuage. Quatre portraits s'enchevêtrent dans l'écriture et le récit, comme autant de chapitres dans lesquels les personnages se répondent de paragraphes en paragraphes. En se complétant, les Portraits composent alors une histoire où chacun est en quête d'absolu. Chaque personnage fut un jour à la marge - de sa vie, de la vie des autres -, chaque personnage cherche l'amour ou la reconnaissance pour se construire. Et l'écriture de Laurent Georjin pose chaque décor et chaque caractère, par petites touches, pour que le tout se compose dans l'imaginaire du lecteur. Les dessins au crayon d'Anne Marie Finné le rejoignent dans cette démarche. A l'image du nuage du titre, dont la fixité n'est jamais acquise, Evangéline, Carmen, Balssen et Ismaël, se mettent en mouvement dans le récit nous laissant quelques traces de leurs histoires.