Lorsqu?il envoie sa première lettre à ses parents en 1911, le jeune Grindel est âgé de seize ans. D?une santé fragile et atteint d?une sévère affection des bronches, il est bientôt envoyé au sanatorium de Clavadel en Suisse où, bien que très amaigri, il ne pense qu?à ses livres restés à Paris et à la publication de sa prochaine plaquette. Car, dans ces lettres destinées à sa famille et à son ami relieur et éditeur A J Gonon, le jeune homme apparaît en plein éveil artistique, littéraire et même amoureux: en cure, il a rencontré une petite Russe, qu?il dit « semblable à lui » et qu?il baptisera bientôt du nom de Gala. Chez lui, quelques soient les conditions d?existence, le désir de découverte et de lecture semble intarissable. Un aigle plane dans le ciel qui surplombe la colline? Il le suit sur des kilomètres pour mieux le photographier. Une revue encore confidentielle lance son premier numéro? Il donne des instructions pour se le procurer sans délai. André Spire publie un nouveau recueil? Il le lit et le fait lire autour de lui, jusqu?au prêtre de l?hôpital militaire dont il ambitionne de faire un « curé futuriste ou cubiste ». Un brin dandy, il a déjà entrepris sa collection de cartes postales et affiche une confiance insolente lorsqu?il adresse ses poèmes à Paul Fort. Plein de vie et d?allant, plein de certitudes aussi, le jeune homme se trouve précipité en 1914 dans la Grande Guerre alors même qu?il commence à signer ses lettres de son futur nom de plume: Paul Eluard. Sa formation d?homme sera donc assurée par les livres autant que par le conflit qui s?enlise pendant plus de quatre années. Car, si l?« on est puceau de l?horreur comme on l?est de la volupté » (Céline), Eluard va être violemment déniaisé par son passage dans différents hôpitaux, en tant que soignant et patient, mais aussi dans le 40e bataillon d?infanterie ou l?administration militaire. La guerre, dans ses lettres, n?apparaît qu?au travers des mesures de survie qu?elle impose, colis de nourriture et de livres, mais imprime son caractère d?urgence dans chacun des choix du jeune homme: le mariage avec Gala et les premiers poèmes antimilitaristes. Au terme de cette période, et malgré les allers-retours constants entre le front et l?arrière, Eluard a déjà rencontré ceux qui deviendront ses amis et avec qui il jouera un si grand rôle: Jean Paulhan, Max Ernst, Louis Aragon, André Breton, Tristan Tzara. La correspondance s?achève sur la fin des combats et le retour à Paris où, en 1920, le mouvement Dada fait ses premiers pas...
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Nombre de pages
222
Date de parution
27/01/2011
Poids
279g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782232123283
Titre
Lettres de jeunesse avec des poèmes inédits
Auteur
Eluard Paul ; Siméon Jean-Pierre
Editeur
SEGHERS
Largeur
131
Poids
279
Date de parution
20110127
Nombre de pages
222,00 €
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Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : - Mouvement littéraire : La révolution surréaliste - Genre et registre : Le lyrisme amoureux - L'écrivain à sa table de travail : De l'écriture du poème à la construction du recueil - Groupement de textes : L'insaisissable objet du désir - Chronologie : Paul Éluard et son temps - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture. Recommandé pour les classes de lycée.
Les expériences auxquelles va se livrer Éluard entre Le devoir et l'inquiétude (1917) et Les dessous d'une vie (1926) n'ont pas pour but d'affirmer l'originalité ou la virtuosité d'un écrivain, d'aiguiser ou de souligner sa singularité, ni de créer "un frisson nouveau" pour les "connaisseurs". Éluard n'est pas non plus à cette époque "à la recherche de lui-même", comme on dit. Tout se passe au contraire comme s'il s'était trouvé d'emblée, en même temps qu'il prend congé de Grindel pour adopter le nom de sa grand-mère. La voix la plus éluardienne se fait entendre dès le début, inimitable comme eau de source, effervescente de limpidité, volubiles et lisses vocalises de bulles d'oxygène naissant.
Ce volume rassemble des poèmes de Paul Eluard (1895-1952) publiés pendant la Seconde Guerre mondiale, le plus souvent dans la clandestinité sous des pseudonymes tels que Jean du Haut ou Maurice Hervent, dans divers recueils, revues et brochures (dont L'Honneur des poètes, Minuit, juillet 1943 et Europe, Minuit, mai 1944). Ainsi le recueil Poésie et vérité 1942, publié en mai 1942 aux Editions de la Main à la Plume, et dans lequel figurent "La Dernière Nuit et quelques autres poèmes dont le sens ne peut guère laisser de doutes sur le but poursuivi: retrouver, pour nuire à l'occupant, la liberté d'expression". L'un de ces "quelques autres poèmes" est Liberté. "Et partout en France, écrit Paul Eluard dans la bibliographie du recueil, des voix se répondent, qui chantent pour couvrir le lourd murmure de la bête, pour que les vivants triomphent, pour que la honte disparaisse". Ces poèmes d'Eluard furent recueillis en un volume publié aux Editions de Minuit en 1945, avec trois autres poèmes inspirés entre 1936 et 1938 par la guerre d'Espagne. C'est cette édition qui est reprise ici.
Contrairement à l'habitude qui veut qu'une anthologie soit le fait d'un homme de lettres, seul, qui impose ses choix au public, ce recueil de poèmes de Paul éluard, grand poète de l'amour et de la liberté, a été établi collectivement par le poète Jacques Gaucheron et par des personnalités connues à des titres diverses: Lucien Bonnafé, Roger Bordier, Fanny Cottençon, Antoine Duhamel, Cécile Éluard, Pierre Gibert, Eugène Guillevic, Jean Hugues, Albert Jacquard, Henri Krasucki, Roland Leroy, LN, Boris Taslitzky, Michel Tourlière, Christian Viguié, Claude Vinci.
Qui a mis un A dans août ? A quoi rêve la girafe, perdue dans son zoo ? Le Père Noël va-t-il rater la maison de René, qui n'a pas de cheminée ? Pourquoi est-il malpoli de montrer quelqu'un du doigt, mais pas un rat ou un arc-en-ciel ? Autant de questions sur les contradictions du monde adulte que pose la célèbre romancière et nouvelliste Carson McCullers dans ces adorables comptines et poèmes. Espiègle comme l'enfance, tendre comme l'innocence, ce recueil publié en 1964 paraît pour la première fois en France.
De Paris à Londres, de Kingston à New York, entrez en studio avec Serge Gainsbourg. Les secrets de fabrication de ses chansons enfin dévoilés, grâce aux témoignages de ceux qui l'ont accompagné dans l'élaboration de chacun de ses albums. Une odyssée musicale qui réserve de nombreux scoops, illustrée de plus de 250 photos rares ou inédites. Gainsbourg comme vous ne l'avez jamais vu, lu (et entendu).
Taillac Victoire de ; Touhami Ramdane ; Benque Isa
Rien n'est plus simple, plus agréable et plus précieux que de prendre soin de soi au naturel. " Telle est la philosophie de L'Officine Universelle Buly, créée en 1803 et relancée avec succès en 2014 par Victoire de Taillac et Ramdane Touhami. Ensemble, ils ont imaginé cet atlas pour partager leur conception de soins de beauté alliant efficacité, éthique et respect de l'environnement. Ce livre vous propose de revenir à l'essentiel en découvrant l'histoire, les propriétés et les utilisations modernes de plus de quatre-vingts produits naturels - huiles, poudres, argiles... - du monde entier. Aussi précis que ludique, il vous guidera au quotidien dans vos rituels de beauté et de bien-être, pour vous aider à vivre en accord avec vous-même et avec le meilleur de la nature.
En 1964, Jean Clouzet écrivit ce qui fut le tout premier livre sur Jacques Brel. L'auteur était cardiologue le jour, critique de jazz la nuit et passionné de musique à toute heure. L'artiste et le " toubib ", comme le surnommait le " Grand Jacques ", étaient liés par une curiosité et une estime mutuelles. De cette rencontre est né un ouvrage de référence, réédité pendant plus de vingt ans. Pour cette nouvelle édition, Angela Clouzet, journaliste et fille de l'auteur, a recueilli les témoignages des musiciens de Brel - Gérard Jouannet, François Rauber ou encore Jean Corti -, qui reviennent sur leur collaboration musicale et leur amitié pour " Jacques ". Avec un regard tendre et pertinent, celui d'une autre génération, elle évoque les grands thèmes bréliens ainsi que ses adieux à la scène. Enfin, trois jeunes auteurs-compositeurs-interprètes, Yann Tiersen, Dominique A et Christian Olivier, chanteur des Têtes Raides, réunis lors d'une interview croisée, analysent la place et l'influence de Brel dans leur parcours musical.