
Manuel de survie dans les dîners en ville
La philosophie n'est pas un ingrédient obligé pour se détendre entre amis, mais - allez savoir pourquoi - elle est toujours présente. Reste à l'accommoder au mieux. Et la science est tout aussi difficile à placer entre la poire et le fromage. Plutôt que de plomber l'ambiance avec Aristote, Schopenhauer et le théorème de Gödel, les auteurs de cet indispensable manuel proposent de réhabiliter la métaphysique à l'apéritif, de louer le pornoéthique au moment du gigot et de refuser le dessert au prétexte que vous êtes épicurien. Au passage, vous avez surpris votre voisin de gauche ("Mon chien est situationiste, que faire?") et stupéfait votre voisine de droite: "Êtes-vous carbon neutral, mademoiselle?" Il n'est pas absolument garanti que vous soyez réinvité.
| Nombre de pages | 152 |
|---|---|
| Date de parution | 03/11/2011 |
| Poids | 95g |
| Largeur | 108mm |
| EAN | 9782757825419 |
|---|---|
| Titre | Manuel de survie dans les dîners en ville |
| ISBN | 2757825410 |
| Auteur | Eltchaninoff Michel ; Ortoli Sven ; Yashvili Mc Gr |
| Editeur | POINTS |
| Largeur | 108 |
| Poids | 95 |
| Date de parution | 20111103 |
| Nombre de pages | 152,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Dostoïevski Le roman du corps
Eltchaninoff MichelExtrait Extrait de l'introduction Dostoïevski a été enseveli sous le poids de sa gloire. Durant presque un siècle, des années 1880 à 1970 à peu près, il a passionné les philosophes du monde entier. Une grande partie des penseurs russes, mais également Nietzsche, Freud, Heidegger, Wittgenstein, Bataille, Camus, Levinas, Ricoeur, pour n'en citer que quelques-unes, ont subi son influence. Des écrivains, des théologiens, des théoriciens de la littérature et des sémiologues ont également été inspirés par son oeuvre. Depuis, Crime et châtiment, L'Idiot, Les Démons ou Les Frères Karamazov fascinent toujours les lecteurs. Le succès de la nouvelle traduction en français de son oeuvre par André Markowicz aux éditions Acte Sud (collection Babel) ou les multiples adaptations théâtrales et cinématographiques en témoignent. Mais le romancier a pratiquement disparu du champ de la pensée. Il faut dire que Dostoïevski a presque été trop étudié et surinterprété. On a vu en lui un psychologue des profondeurs, un théoricien du mal radical, un métaphysicien de la liberté, un penseur de l'altérité, un prophète du totalitarisme, le chef de file d'un christianisme revivifié, un rénovateur de la poétique romanesque. Chacun a trouvé dans ses romans la clé ou l'illustration de ses propres théories. Mais peu nombreux sont ceux qui ont respecté la spécificité de son art. Il faut en effet rappeler cette évidence presque oubliée par les philosophes : Dostoïevski est un romancier. Si l'on veut découvrir un sens universel à son oeuvre, il faut aller le chercher dans une certaine manière de raconter des histoires et de faire exister des personnages à travers l'écriture. La plupart de ses interprètes l'ont au contraire abordé par le biais des idées exprimées par ses héros, les abstrayant de leur matériau narratif. Les rares qui, comme Bakhtine, ont compris que confondre des romans et des traités théoriques était une fausse piste, n'ont pas exploré jusqu'au bout le sens philosophique de cette démarche. Or il existe un trait de l'écriture dostoïevskienne qui a rarement été relevé - ou bien pour le reprocher à son auteur. Créateur de certaines des plus grandes figures de notre Panthéon culturel, Dostoïevski ne décrit pas l'aspect physique de ses personnages. Quelques phrases stéréotypées lui suffisent. On ne sait même pas à quoi ressemble Ivan Karamazov, l'une des plus célèbres figures de la littérature mondiale. C'est bien pour laisser toute leur place aux idées, répondront ceux qui voient en lui un philosophe génial - ou un artiste médiocre. Or ce choix est assumé. Et il est fondamental. Il exprime à la fois une originalité littéraire et une conception du corps humain ambitieuse et structurée. C'est en réalité une hypothèse philosophique sur le phénomène humain dans son ensemble que propose Dostoïevski, de manière intégralement romanesque. Le corps, en effet, n'est absent de ses textes que dans son objectivité plastique. Mais chaque lecteur ressent, presque nerveusement, la vie charnelle des personnages. Le corps est donc donné, mais sous une forme que nous appelons inobjective. Les thèmes directeurs de ses romans ne parlent que de ce corps. Il se manifeste dans la violence, dans la maladie et dans la parole, souvent frénétique, des personnages. Même les discours les plus théoriques, ceux, précisément, qu'ont isolés et épurés les interprètes traditionnels de son oeuvre, vibrent d'une vie physique intense. Du coup, c'est la totalité de la vie humaine - affectivité, perception spatio-temporelle, imagination, idées, éthique... - qui se trouve redéfinie par les moyens propres au roman. Dostoïevski en a une telle conscience qu'il prend même soin de déployer, au fil de ses oeuvres, les conceptions du corps, des idées, de la parole qu'il réfute. La philosophie de Dostoïevski se révèle sous la forme d'une quête, souvent difficile, d'une image authentique du corps, donc de l'homme. Ce roman du corps doit être déroulé, tout en demeurant au plus près du texte russe. Les outils conceptuels que nous privilégions sont librement empruntés à la phénoménologie, ce mouvement de renouveau philosophique créé par Husserl au début du XXe siècle. En effet, tant le parti pris descriptif que la richesse des analyses sur le corps perceptif, affectif et langagier chez Husserl ou Merleau-Ponty signalent une réelle proximité. Il ne s'agit pas d'ajouter une lecture phénoménologique de Dostoïevski à celles qui existent déjà, mais de mettre en lumière un voisinage philosophique fécond. Et en redéployant l'interrogation contenue dans ses romans, nous verrons que les questions qu'ils soulèvent se posent encore à nous.EpuiséVOIR PRODUIT29,50 € -

Dostoïevski, roman et philosophie
Eltchaninoff MichelDans les romans de Dostoïevski, la philosophie est partout présente. Les personnages ruminent les questions les plus abstraites et en discutent passionnément. Les meurtriers-théoriciens, les suicidaires par conviction, les débauchés lucides s'y côtoient et s'interrogent sur les rapports entre religion et morale, sur notre environnement scientifique et technique ou sur le sens de la beauté. Mais la folle surabondance de ces idées entrave paradoxalement la formulation d'une " philosophie de Dostoïevski ". La multitude des personnages, la violence des situations dramatiques, une écriture étrange, apparemment négligée, altèrent également la clarté conceptuelle. L'?uvre du romancier russe a marqué et fasciné de nombreux philosophes, comme Nietzsche ou Heidegger, mais les raisons de son influence n'ont pas été mises à jour. Nous nous demanderons où apparaît finalement l'unité d'une philosophie dostoïevskienne. Dans les thèmes de la liberté et du mal qui obsèdent ses personnages ? Dans une forme littéraire nouvelle, la polyphonie, entraînant une réflexion sur le double et le rapport à autrui ? Ou bien dans une présentation inédite du corps, de la parole, des idées des personnages, qui bouleverse les modèles traditionnels de compréhension de l'homme ...Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER10,50 € -

Les nouveaux dissidents
Eltchaninoff MichelIl y a quarante ans, on ne parlait que d’eux. Ils faisaient la une des journaux quand on les mettait en prison ou quand on les échangeait au milieu d’un pont. Et puis le camp communiste a basculé. Ils ont presque totalement disparu de la scène, balayés par les peuples et les anciens apparatchiks reconvertis en démocrates.Depuis quelques années, les dissidents réapparaissent un peu partout. Comme leurs aînés, ils refusent la lutte armée et rejettent la violence. Ils n’ont pas d’ambition politique : ce sont des individualistes. Leur démarche est d’abord éthique. Ce qu’ils ont sous leurs yeux les révolte et ils décident de réagir, c’est tout. Comment ? En inventant des formes d’actions, à leurs risques et périls.Michel Eltchaninoff est allé les rencontrer, là où ils vivent. À Téhéran, où une jeune femme qui ne supporte pas l’obligation de porter le voile enregistre un clip sur un toit de la ville et danse tête nue en compagnie de garçons. En Belarus, où des opposants, épuisés d’avoir pris tant de coups, créent des revues et des galeries d’art pour survivre sous la chape de la dictature. En Inde, où le successeur du Dalaï Lama, le 17e karmapa, s’est réfugié et tente de faire espérer le peuple tibétain en voie de disparition.Qu’ils vivent en régime dictatorial ou dans un État corrompu, ils créent ou redécouvrent des moyens d’expression originaux. Loin des faux dissidents de l’extrême-droite complotiste d’aujourd’hui, loin des lassitudes occidentales, ils décident de faire de leur vie quelque chose dont ils puissent être fiers.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,70 € -

Lénine a marché sur la lune
Eltchaninoff MichelIl y a un peu plus de cent ans, en Russie, des penseurs mystiques ou anarchistes voulaient ressusciter les morts et les envoyer dans l'espace. Contrôler les processus physiologiques, cosmiques et mentaux devint un objectif majeur du régime communiste.Ce projet ne disparaitra pas avec l'Union soviétique. Cette histoire, quasiment inconnue, annonce notre époque qui rêve à nouveau d' immortalité et de conquête spatiale.4e de couverture : CosmismeLes origines russes du transhumanismeColoniser l'espace. Repousser la mort et faire renaître les défunts. Créer le vivant. Mettre en place un réseau mondial. Libérer la puissance de l'esprit. Comprendre et contrôler les processus cosmiques. Manipuler les phénomènes atmosphériques. Sauver la terre. Ces projets, dont certains ont été réalisés et d'autres le seront peut- être bientôt, ont une histoire russe. Dans un mélange de recherche scientifique approfondie, de métaphysique pure et de mysticisme, le mouvement appelé cosmisme a modelé le siècle soviétique. Il est l'une des sources d'inspiration des transhumanistes californiens d'aujourd'hui. Le laboratoire secret de Google en reprend toutes les idées. Les cosmistes ont écrit notre futur.Cet ouvrage se propose de tirer les fils de cette histoire, du milieu du 19e siècle à nos jours. Le premier cosmiste était un philosophe farfelu, Nicolas Fedorov, correspondant de Dostoïevski. Il avait le projet de ressusciter concrètement les morts. Certains de ses disciples, comme le grand rival bolchévique de Lénine Alexandre Bogdanov, étaient convaincus que la transfusion sanguine en était le moyen. Le corps de Lénine n'a-t-il pas été momifié à cette fin ? D'autres ont théorisé la conquête spatiale dès les années 1920, afin de peupler une terre devenue trop exigüe. Des savants soviétiques ont tenté de calculer l'effet du soleil sur la vie et l'histoire humaine. Ou, comme Guéorgui Vernadski, ont créé le concept de biosphère et de noosphère, ouvrant le champ d'une physique de la pensée. Délires poétiques ou carrément totalitaires, destinés à créer l'Homme nouveau ? Sans doute. Mais ces hommes ont donné naissance au programme spatial de l'Union soviétique, à ses progrès en cybernétique, à la fascination de ses services secrets pour la par apsychologie. Aujourd'hui Vladimir Poutine cite Vernadski. Le tout nouveau chef de l'administration présidentielle, Anton Vaïno, est le concepteur d'un nooscope, « réseau de scanners spatiaux » destinés à sonder la pensée humaine... Ce pan de la culture russe est soviétique, presque totalement inconnu en dehors de la Russie, paraîtra un peu fou à un esprit cartésien. Il est néanmoins très présent et explique de nombreux traits de la Russie actuelle, et même de sa politique. Depuis quelques décennies, le cosmisme a d'ailleurs une seconde patrie. La Silicon Valley a été massivement investie par des informaticiens et des savants d'origine russe, dont le plus célèbre est Sergueï Brin, cofondateur de Google, et qui rêve... de ce dont rêvaient les penseurs du cosmisme : transhumanisme, nouvelle manière de vivre et de se déplacer sur terre, conquête spatiale.Les vies et les idées de ces savants géniaux et inquiétants dessinent notre futur. Racontons leur histoire, redécouvrons leurs textes (non traduits) et leurs projets. Afin de souligner le lien entre le passé et le présent, le livre comportera également des entretiens avec des personnalités ? savants, ingénieurs, intellectuels ? en Russie et en Californie. Finalement, nous essaierons de comprendre comment le rêve de progrès, que l'Europe a abandonné, est passé de l'Eurasie vers la Côte Ouest des Etats-Unis.Notes Biographiques : Michel Eltchaninoff, agrégé et docteur en philosophie, spécialiste de philosophie russe, est rédacteur en chef adjoint de Philosophie Magazine.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,00 €
Du même éditeur
-

Pour la vie ? Court traité du mariage et des séparations
Moreau DenisCouples fracassés, divorces, séparations : les histoires d'amour finissent mal en général. En quelques décennies, une ritournelle amusée des années 1980 est devenu une loi de la conjugalité ordinaire. Denis Moreau, philosophe, marié, amateur éclairé de rock'n'roll et lecteur intime de l'Evangile, se demande comment préserver nos amours des forces de destruction qui les menacent. Tour à tour tragique, corrosif et tendre, il analyse le mariage non comme un devoir ou une institution dépassée, mais dans ce qu'il considère être son sens et sa valeur : une réponse convaincante à la question "comment réussir sa vie ?". On connaissait les romans et les lettres d'amour. Voici un essai d'amour, écrit avec la conviction qu'il peut y avoir de grandes et belles choses dans nos histoires d'amour conjugal, en général.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,50 € -

Qu'il emporte mon secret
Le Bihan SylvieGrenoble, une chambre d'hôtel, décembre 2015. Hélène n'arrive pas à trouver le sommeil. Dans deux jours, elle sera appelée à comparaître, et des souvenirs occultés depuis trente ans resurgissent : cette nuit du 14 juillet 1984, la nuit de "l'accident", elle avait 16 ans. On l'a retrouvée, laissée pour morte, au fond d'un ravin. Sa vie défile avec les blancs et les mensonges. Alors Hélène écrit...EpuiséVOIR PRODUIT6,50 € -

Trois essais sur le comportement animal. Les leçons de l'évolution de la théorie du comportement
Lorenz KonradLes trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,90 € -

Le Langage silencieux
Hall Edward-TEdward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.EpuiséVOIR PRODUIT9,90 €
De la même catégorie
-

La communauté qui vient. Théorie de la singularité quelconque
Agamben Giorgio ; Raiola Marilène118pages. 18x11x1cm. Broché.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,00 € -

Homo Sacer. L'intégrale 1997-2015
Agamben Giorgio ; Raiola MarilèneCe n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER39,00 € -

L'idée du communisme. Volume 2, conférence de Berlin 2010
Badiou Alain ; Zizek SlavojLa deuxième conférence internationale sur le sens et l'usage du mot " communisme ", organisée à l'initiative d'Alain Badiou et de Slavoj Zizek, s'est tenue à la Volksbühne de Berlin au mois de mars 2010.Après le succès de la conférence inaugurale de Londres, l'année précédente, il s'agissait cette fois d'ouvrir les débats à l'expérience et à la réflexion de philosophes venus d'autres régions du monde, et en particulier des pays de l'ancien bloc soviétique. Leur apport à la définition d'une idée renouvelée du communisme contribue ici de façon déterminante à ce que ce mot retrouve sa place et son aura dans les débats philosophiques qui touchent au problème de l'émancipation. " On le verra, toutes les interventions sont tendues entre deux périls. Le premier est qu'au nom de ce qu'a comporté de Terreur la figure des Etats qui s'en sont réclamé au XXe siècle, on finisse par ne réhabiliter le mot "communisme" qu'au prix d'une idéalisation totale de sa signification, éloignée de tout principe de réalité [ ... ]. Le second est qu'au nom des réalités politiques et économiques contemporaines [...], on finisse par faire du mot "communisme" l'index noble d'un opportunisme activiste ".Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

L'héritage des Lumières. Ambivalences de la modernité
Lilti AntoineLes Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 €
