Je vois le bien, je l'approuve, et je fais le mal". dit Médée sous la plume d'Ovide. "Je ne fais pas le bien que je veux, tandis que je fais le mal que je ne veux pas", déplore saint Paul dans l'Epître aux Romains. Deux expressions célèbres de ce qu'on peut appeler la "faiblesse de volonté". Pourquoi, malgré tout ce que je sais des méfaits du tabac, continuer à fumer? Pourquoi, malgré leur effet sur la criminalité, certains pays autorisent-ils toujours les ventes d'armes? Voilà des exemples modernes de cette akrasie. Comment est-elle possible? Que suppose-t-elle? Et surtout, comment la surmonter? Sur un problème classique - la possibilité du mal en connaissance de cause -, Jon Elster déploie toute la finesse et la puissance des outils philosophiques contemporains pour proposer un tableau complet des facteurs expliquant cette "faiblesse de volonté", ainsi que des stratégies que mettent en oeuvre les individus et les institutions pour y remédier. Ulysse s'attachait au mât de son bateau pour résister à la tentation; les institutions le peuvent-elles? Biographie de l'auteur Jon Elster a enseigné la sociologie à l'université Paris-VIII, puis la philosophie et l'histoire à celle d'Oslo, avant de devenir professeur à l'Université de Chicago, puis à Columbia University. Il est aujourd'hui professeur au Collège de France. Il a notamment publié Le Laboureur et ses enfants, Karl Marx: une interprétation analytique et Psychologie politique.
Nombre de pages
149
Date de parution
07/06/2007
Poids
222g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782738119650
Titre
AGIR CONTRE SOI - LA FAIBLESSE DE VOLONTE
Auteur
Elster Jon
Editeur
JACOB
Largeur
145
Poids
222
Date de parution
20070607
Nombre de pages
149,00 €
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Pouvons-nous réduire les comportements sociaux à des calculs d'intérêt ? Non. Nous devons prendre en compte les émotions. Mais on ne peut pas prédire l'effet des émotions, on peut seulement retrouver après coup ce que pourrait être le " mécanisme ", parmi d'autres possibles, qu'elles ont mis en branle. Les proverbes nous fournissent des résumés de tels mécanismes, moins sophistiqués que des lois, mais plus variés qu'elles. Il est ainsi possible de donner un sens à bien des comportements qui sont des énigmes pour les économistes. Il faut pour cela relire non seulement les proverbes, mais aussi les réflexions des philosophes et moralistes Aristote, Montaigne, Pascal, La Bruyère et La Rochefoucauld.
La science économique n'a de cesse de nous montrer l'homme comme un agent dont les choix traduiraient la poursuite rationnelle de son intérêt. C'est à ce postulat fondamental que s'attaque le présent traité, dont Le Désintéressement est le premier volume. L'ambition de ce livre est de démontrer que les motivations désintéressées sont plus importantes dans la vie sociale que ne le conçoivent les modèles économiques aujourd'hui dominants. Théoriquement séduisants, ceux-ci s'avèrent en effet empiriquement faibles pour expliquer les comportements réels. Mais Jon Elster ne se contente pas de souligner la distance de la théorie à l'expérience observée. Dissipant les soupçons qui pèsent souvent sur elles, il distingue aussi positivement les différentes formes de désintéressement qui façonnent nos choix, aussi bien dans la vie quotidienne ou dans les urnes que dans des situations extrêmes. Il emprunte, pour ce faire, autant aux moralistes français du XVIIe siècle et à la philosophie politique du XVIIIe qu'à la littérature, à la psychologie expérimentale ou à la théorie des jeux. Biographie de l'auteur Jon Elster occupe la chaire "Rationalité et Sciences sociales" au Collège de France. Il a enseigné à l'université de Paris-13, à l'université d'Oslo, à Chicago University et à Columbia university. Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, dont Le Laboureur et ses enfants (Ed. de Minuit, 1987) et Agir contre soi (O. Jacob, 2007). Son ouvrage le plus récent est Alexis de Tocqueville: The First Social Scientist (Cambridge University Press, 2009).
André Christophe ; Légeron Patrick ; Pelissolo Ant
Trac, timidité, phobie sociale, obsession du rougissement : nos peurs des autres sont aujourd'hui plus fréquentes et plus douloureuses que jamais. Le télétravail et les rencontres virtuelles ont poussé les plus fragiles à privilégier les écrans et à réduire les échanges réels ; les réseaux sociaux ont facilité le harcèlement ; le culte de l'image de soi a renforcé les doutes et les complexes qui poussent à fuir les regards des autres.Vous trouverez dans cet ouvrage tout ce qu'il faut pour comprendre les mécanismes des peurs sociales, et surtout tous les moyens (travail sur soi, médicaments ou psychothérapies) pour réussir peu à peu à vous en libérer.Un livre majeur, écrit par trois experts reconnus, pour comprendre et surmonter toutes les peurs des autres.Notes Biographiques : Christophe André, psychiatre, ancien praticien à l'hôpital Sainte-Anne à Paris, est un auteur lu et reconnu dans le monde entier, notamment pour Imparfaits, libres et heureux et L'Estime de soi, qui sont des best-sellers. Antoine Pelissolo est psychiatre, chef de service au CHU Henri-Mondor à Créteil et professeur de médecine à l'université Paris-Est Créteil. Il a notamment écrit Ne plus rougir et Accepter le regard des autres, un livre important. Patrick Légeron, psychiatre, fondateur du cabinet Stimulus, expert de la santé psychologique au travail, enseignant à Sciences Po Paris, est l'auteur d'un grand succès : Le Stress au travail. Un enjeu de santé.
Ce livre parle de l'homme de Néandertal, mais il est d'une portée plus vaste, car c'est de l'homme qu'il est question. Depuis la découverte initiale, en 1856 dans la vallée de Neander (près de Düsseldorf en Allemagne), puis la reconnaissance de l'existence d'humains d'une autre espèce que la nôtre, l'étonnement a cédé la place à l'envie de connaître. Ludovic Slimak, sur la base d'un savoir déjà élargi, se livre à une enquête essentiellement archéologique sur une humanité autre. Son ambition est de comprendre qui était vraiment l'homme de Néandertal. En effet, si Sapiens est aujourd'hui unique en son genre, il n'en a pas toujours été ainsi : il y a eu d'autres espèces du genre Homo (apparu il y a plus de 2 millions d'années - bien avant sapiens), et certaines ont coexisté avec nous pendant des millénaires. Si proches que nous nous sommes hybridés, et les populations actuelles portent encore une part des gènes de ces espèces disparues. Qu'avaient-elles de commun avec nous ? Néandertal, qui a vécu jusqu'à une période d'il y a environ 30 000 ans est sans doute la plus connue d'entre elles. Il pourrait sembler familier, du fait de représentations anciennes devenues des stéréotypes : Ludovic Slimak s'efforce de les démystifier et d'écarter anachronismes et anthropocentrisme pour en revenir aux faits. Ainsi l'essentiel du livre est une enquête passionnante qui emmène le lecteur sur les traces de Néandertal, dans les entrailles de la terre et du temps, aux côtés du chercheur qui lui fait partager ses expéditions dans les immensités polaires, mais aussi ses explorations fécondes des collections de musées, ses questionnements, ses doutes, ses hypothèses, et la fièvre passionnée qui l'habite. Néandertal n'est pas la brute préhistorique mal dégrossie qu'on a cru déceler derrière son épaisse arcade sourcilière et son crâne jugé simien. Est-il pour autant un frère en humanité ? Si oui, c'est d'une fraternité peut-être mortelle, car il se pourrait que Sapiens n'ait pas été pour rien dans la disparition de Néandertal... Un livre remarquable, où le récit des voyages et du travail du chercheur est mis au service du propos scientifique et déroule une quête archéo-anthropologique à la fois savante et palpitante, qui ne laissera personne indifférent.