Le monde du Talmud, ce monument de la littérature juive, est, à une écrasante majorité, un monde d'hommes, celui des Rabbins et des Sages qui questionnent inlassablement le texte biblique afin de fixer la loi et qui, par-dessus les siècles, discutent et polémiquent, faisant émerger une pluralité de significations qui jamais n'épuisent le sens du texte. Au coeur de ce monde d'hommes, apparaissent cependant, évoquées au fil des textes, une galerie de figures féminines variées, souvent hautes en couleur, passionnantes, qui ouvrent des pistes de lectures et d'interprétation inédites et inattendues. Dans les Chroniques talmudiques au féminin, Janine Elkouby choisit d'engager le dialogue avec des femmes issues d'un lointain passé. A partir des textes talmudiques, qu'elle traduit au début de chaque chapitre, elle tente de reconstituer le monde de ces femmes, les idées et les moeurs qui avaient cours à leur époque, leurs sentiments, leurs réactions, leurs peines et leurs joies, leur relation avec leur mari et leurs enfants, leur place dans la famille et dans la société, leur vie religieuse et spirituelle, leur rapport au monde des hommes et à la maison d'étude. Les vingt femmes avec lesquelles elle a choisi de dialoguer ont vécu les unes en Galilée, les autres à Babel, entre le premier et le quatrième siècle de l'ère chrétienne. Tentant de s'identifier à chacune d'entre elles, elle fait appel aux ressources combinées de la documentation historique et de l'imagination.
Nombre de pages
170
Date de parution
07/04/2017
Poids
219g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343119908
Titre
Chroniques talmudiques au féminin
Auteur
Elkouby Janine ; Malka Victor
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
219
Date de parution
20170407
Nombre de pages
170,00 €
Disponibilité
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Janine Elkouby, agrégée de Lettres classiques, donne depuis de nombreuses années, à Strasbourg et ailleurs en France, en Belgique, en Suisse, des cours et des conférences sur le thème des femmes dans le judaïsme. Elle contribue au mensuel Information Juive, dans lequel elle publie régulièrement des « Chroniques bibliques au féminin » dont ce livre est la reprise. Elle est l'auteur d'un roman, Passés composés (Société des écrivains, 2003).
D'Eve à Myriam en passant par Sarah, Rebécca ou Ruth, c'est aux héroïnes bibliques que Janine Elkouby donne la parole dans ces chroniques aussi érudites que poétiques. Mariant subtilement tradition et modernité, exégèse et sensibilité, elle offre une relecture passionnante des grands épisodes de la Bible. Les variations apportées au récit ne sont pas le fruit d'une imagination romanesque mais trouvent au contraire leur origine dans les commentaires du Midrach ou du Talmud. A la croisée de la littérature et de l'interprétation, ces Chroniques bibliques au féminin nous invitent à découvrir sous un jour nouveau toute une tradition de lecture d'une infinie richesse.
Traditionnellement, dans le judaïsme, la lecture et le commentaire de la Bible reviennent, de fait, aux hommes. Depuis trois décennies, les femmes, elles aussi, ont entrepris de lire, relire, commenter les textes fondateurs du judaïsme. Cet ouvrage réunit pour la première fois en France sur ce thème les contributions de femmes juives, intellectuelles d horizons et d ancrages divers. Elles passent les textes au crible de leurs lectures plurielles et de leurs questionnements propres, en exprimant leurs enthousiasmes ou leurs indignations. Le lecteur est ainsi invité à redécouvrir sous un jour nouveau les grandes figures féminines de la Bible et les femmes érudites dans l exégèse au cours des siècles, ou encore à réfléchir sur le féminin dans la Kabbale. Des thèmes contemporains sont aussi abordés: le divorce juif religieux, l évolution de la participation des femmes aux rites et aux prières, l influence du féminisme dans le judaïsme, les femmes rabbins... Un regard neuf et stimulant sur le texte biblique.
Ce volume contient les actes du colloque qui fut organisé à Strasbourg les 25 et 26 novembre 2024 pour célébrer le 150e anniversaire de la naissance d'Edmond Fleg.Ce colloque entendait faire redécouvrir la personnalité et l??uvre si riche de ce grand écrivain juif, qui fut l'un des principaux artisans du renouveau du judaïsme français dès l'entre-deux guerres et participa à la fondation, en 1948, de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France.Intitulé « Nous de l'Espérance » : le lumineux message d'Edmond Fleg aujourd'hui, il souhaitait aussi faire entendre, un peu plus d'un an après le pogrom du 7 octobre, la voix de celui qui, malgré la guerre et la Shoah, qui lui ravirent tant d'êtres chers, sut transmettre aux jeunes générations un message d'espérance, capable de nous relancer sur le chemin de la Vie.Car, comme le rappelle le Grand rabbin de France, Haïm Korsia, qui ouvrit ce colloque : « Toute nuit noire est une aube qui vient. »
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...