Ce volume contient les actes du colloque qui fut organisé à Strasbourg les 25 et 26 novembre 2024 pour célébrer le 150e anniversaire de la naissance d'Edmond Fleg.Ce colloque entendait faire redécouvrir la personnalité et l??uvre si riche de ce grand écrivain juif, qui fut l'un des principaux artisans du renouveau du judaïsme français dès l'entre-deux guerres et participa à la fondation, en 1948, de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France.Intitulé « Nous de l'Espérance » : le lumineux message d'Edmond Fleg aujourd'hui, il souhaitait aussi faire entendre, un peu plus d'un an après le pogrom du 7 octobre, la voix de celui qui, malgré la guerre et la Shoah, qui lui ravirent tant d'êtres chers, sut transmettre aux jeunes générations un message d'espérance, capable de nous relancer sur le chemin de la Vie.Car, comme le rappelle le Grand rabbin de France, Haïm Korsia, qui ouvrit ce colloque : « Toute nuit noire est une aube qui vient. »
Essai sur les nouvelles que l'écrivain a publiées au tout début de sa carrière. Le public francophone n'a pas accès à ces textes, environ une centaine dont cinq ont été traduits en français à travers deux revues et anthologies. Il s'agit donc de présenter la variété des thèmes qui vont fournir à l'écrivain le socle de toute son oeuvre romanesque future : les personnages et motifs de la vie juive en Europe orientale entre le XIXe et le XXe siècle, les langues à travers lesquelles évolue Appelfeld lui-même et dans lesquelles s'expriment ses personnages et enfin son Ars Poetica, son langage poétique qu'il développe à travers divers éléments de la nature. La langue hébraïque qu'Appelfeld a forgée d'une façon très personnelle est au centre de cette étude : il s'attache à sculpter la langue dans ses pleins mais surtout dans ses manques. Son admiration pour la langue de la Bible le mène à forger une langue tout en retenue et en même temps imprégnée d'une musique intérieure et de couleurs inédites dans la littérature hébraïque. D'autre part la quête de la mémoire qui occupe une place centrale dans l'oeuvre romanesque jusqu'aujourd'hui est présente dès les premières nouvelles. Les langages de la mémoire se reflètent métaphoriquement dans les langages de la nature ciselés par l'écrivain : l'eau, la forêt, le gel représentent autant de langages différents et dans le même temps entrelacés les uns aux autres. L'essai s'achève avec un chapitre sur les influences littéraires qui on marqué Appelfeld (la Bible et Kafk a) suivi d'une ouverture sur les romans à partir des motifs analysés dans les nouvelles.
Alex, onze ans, petit garçon juif de Pologne, voit le monde s'écrouler autour de lui: sa mère est arrêtée, ses amis ont disparu. Et voilà que les Allemands emmènent son père avec tous les habitants de la rue. Alex se retrouve seul dans le ghetto vide. Il s'aménage une cachette où il tente d'organiser son attente. Les mois passent, les espoirs s'amenuisent. Soudain, une voix, venue d'un monde oublié...
On pourrait y faire tenir un petit avion et on y a fait tenir un petit avion. Mais aussi un train, une montgolfière, une fusée-obus et d'autres véhicules plus extravagants encore. Le lieu est submergé d'images fantasmagoriques. Elles viennent frapper Monsieur Méliès les unes après les autres, se succédant plus vite que sur une pellicule de cinématographe. "