Les funérailles chrétiennes en Afrique. Etudes pluridisciplinaires sur la mort dans les sociétés afr
Elengabeka Elvis ; Tabard René
KARTHALA
24,99 €
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EAN :9782811111908
Le titre de l'ouvrage énonce clairement le sens de ces quinze contributions réunies par Elvis Elengabeka, originaire du Congo-Brazzaville, qui a travaillé au Cameroun, voyagé dans de nombreux pays d'Afrique et s'intéresse depuis longtemps à la théologie africaine. De même que le christianisme s'est confronté jadis aux cultures juives, grecques, romaines, arabes, il rencontre aujourd'hui les cultures d'Afrique noire tout comme les cultures asiatiques. Et s'il a fallu des siècles pour que ces confrontations aboutissent à un discours théologique structuré, en Afrique nous en sommes encore aux premières décennies d'élaboration de théologies pour faire entrer la foi dans les cultures. Cet effort s'étend aussi à la manière de vivre la mort dans les sociétés africaines contemporaines. En explorant cette trajectoire éditoriale et épistémologique, on aboutit au questionnement de la rencontre entre la souffrance africaine et le mystère pascal aujourd'hui. Dans cette perspective, ce livre fournit la matière d'une réflexion profonde sur la manière dont s'allient les conceptions de la mort et les comportements pendant les funérailles en Afrique d'une part, et la foi chrétienne d'autre part. Il ne s'agit pas d'un parallélisme, - les cultures africaines disent ceci, le dogme catholique dit cela -, mais d'une véritable confrontation entre les deux. Cette dernière permettra, au terme, de découvrir ce qui est intéressant dans la culture africaine pour rendre la foi chrétienne plus facile à comprendre, à vivre et à exprimer. Elle offrira aussi aux traditions africaines l'occasion de se départir de certaines pratiques déshumanisantes.
Nombre de pages
281
Date de parution
08/06/2014
Poids
460g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811111908
Auteur
Elengabeka Elvis ; Tabard René
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20140608
Nombre de pages
281,00 €
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La pratique de la religion fait l'objet d'un ensemble de critiques formulées de l'intérieur. Ces réflexions négatives portent, entre autres, sur la manière de prêcher. Elles expriment clairement un désir populaire quasiment général de voir les homélies gagner en qualité en devenant plus captivantes, plus profondes et plus brèves. La réalisation de ce rêve passe par une solide connaissance de la réalité à améliorer. C'est justement ce que propose ce livre. De l'Antiquité à nos jours, il analyse les textes fondateurs de l'homélie, explore la tradition de l'Église sur ce thème, recueille les enseignements des cultures africaines et occidentales d'hier et d'aujourd'hui sur la prise de parole en public. Dans un style qui marie recherche scientifique et expérience de terrain, ces pages permettent de saisir la complicité et la distance entre les théories produites officiellement sur la prédication et les comportements qui en caractérisent les pratiques.
Comme bien d'autres textes, les lettres à Timothée et à Tite sont redevables du patrimoine culturel commun à leurs auteurs et destinataires. Elles l'exploitent au moyen d'une stratégie littéraire, qui pratique diverses formes d'intertextualité. Ce phénomène constitue le principal objet de cet ouvrage, dont la problématique se résume dans l'interrogation suivante : Pourquoi et comment les Epîtres Pastorales exploitent-elles l'Ecriture ? La réponse à cette question commence par une clarification des notions fondamentales de la recherche, à savoir les concepts d'intertextualité et d'Ecriture. Elle se poursuit par une étude des textes où se rencontrent les deux réalités préalablement décrites. En articulant les techniques en cours dans la pratique actuelle de l'exégèse biblique sur les acquis de la critique littéraire contemporaine, l'auteur met au jour la complexité du mécanisme intertextuel présent dans les écrits bibliques et parvient aux conclusions qui ouvrent des perspectives nouvelles sur la difficile datation du corpus étudié.
Elengabeka Elvis ; Nzinzi Pierre ; Tsala Tsala jac
En Afrique, il existe un irréductible échange d'influence avéré et perceptible entre la religion et la politique. Cette complicité vient au jour de plusieurs manières. A la fin du siècle dernier, elle a été remarquablement incarnée par Paul Mba Abessole, prêtre spiritain, de nationalité gabonaise, figure emblématique d'une opposition radicale puis mitigée au Président Omar Bongo. Au-delà de l'euphorie des espoirs qu'il a soulevés ou de l'amertume des promesses non tenues, sans vouloir entreprendre un bilan, cet ouvrage rebondit sur l'expérience de la personnalité ecclésiastique et de l'homme de science pour construire une solide réflexion sur ce qui se produit lorsqu'une figure religieuse descend dans l'arène politique au point de viser la gouvernance suprême d'un Etat. Pour ce faire, il réunit près d'une vingtaine d'enseignants-chercheurs de sexes, d'âges, d'origines, de conditions et de compétences multiples.
Qu'est-ce que l'Homme ? Qu'est-ce que vivre ou être en vie ? Quel est le destin de la personne humaine dans le monde ?" Ce livre soulève l'épineuse question de la vie et du destin de l'homme dans un monde en pleine mutation et incertain, naviguant à vue dans l'obscurité et la confusion, sans foi ni loi : un monde qui s'écroule... Allemande d'origine juive, athée devenue chrétienne, Edith Stein, philosophe et théologienne, mystique et martyre, a légué à l'humanité une oeuvre ayant pour toile de fond la recherche et la contemplation d'une Vérité tendue vers l'accomplissement de l'Etre de la personne. Ainsi, la problématique de l'être de la personne, sa vie et son destin dans la pensée d'Edith Stein, atteint son point culminant dans la quête de la "Vérité Infinie". Le monde apparaissait malade au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Cette conception a-t-elle changé de nos jours ? Que pouvons-nous dire du destin humain dans le monde actuel, dès lors que l'on tue, l'on se tue et l'on s'entretue ? Comment peut-on, au nom d'une liberté "erronée" et de certaines idéologies absurdes, bafouer la dignité d'une personne humaine, à cause de la couleur de sa peau, de son appartenance religieuse et de ses convictions politiques ? Qu'est-ce l'humain en réalité ...
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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